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  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 16:34

Bon, comme on savait pas, rapport à la carte famille nombreuse, on a optés pour la voiture nombreuse. Toujours la même. Oh, pas la peine d'en faire un Scenic, hein ! Toutes manières, comme on a pas fait les photos pour la carte, alors c'était mieux en voiture.

On avait fait le voyage aller le vendredi de fin des vacances de printemps première zone, tranquilles au milieu des camions, pour aller chercher les filles dans leur grand-parenterie francilienne. T'y as remarqué, on dit plus "vacances de Pâques". Normal, à Pâques plus personne n'est encore en vacances.

Vouai, c'est vrai qu'on était pas seul sur le grand ruban. On vivait nos derniers instant de plaques d'immatriculations localisables, pasqu'en 2009 : basta. On changera les départements des plaques en codes. Adieu les voyages dans les départements français à la seule vue d'une plaque minéralogique. Déjà que les minots savent plus les départements,  on pouvait encore un peu réviser. Donc, là on voyageait à la vitesse supersonique. Tu doubles une 45 puis un 60, un 51, une 76, un 59, ... putain, t'y a mal au cœur, dis ! Sur 400 mètres tu t'es fait Orléans, Beauvais, Reims, Rouen et le Nôôôrd.

Remarque un dimanche en fin de matinée, c'est pas l'heure où tu joues à cache-cache sur l'A7, non plus, hein ! Alors quelques voitures par-ci, puis quelques gouttes par-là, nous traversâmes la fôret Fontainebloise un peu relâchés, et encore innocents des 700 bornes qui nous restait à avaler. Bon, on venait de vivre un instant de tension intense de sortie des paddocks, pour la pôle position à la prise du ticket de péage, où t'y a des bourricots qui zig-zaguent jusqu'au dernier moment pour gagner une place sur la grille ! Pasque là, c'était digne du grand juillet, on avait bien 150 mètres de bagnoles à l'enfilade devant nous, et dans chaque ligne. Y désertent ou quoi ? T'y en a y zig-zzaguent jusqu'à l'auto-start. Moi je suis pas entraîné, j'ai lassé faire. Je serrais quand même la 106 blanche devant moi, je matais les snipers. Regardes-moi les, ces cons ! Non, mais regarde-moi ce troupeau de lobotomisés.

Au début, on s'en est pas rendu compte de suite. Mais fatche de, qu'est-ce qu'y avait comme électronique embarquée dans les bagnoles qu'on doublait ! Euh, même celles qui nous doublaient. Elles étaient plus grosses, c'est vrai, mais on se faissait doubler aussi, faut pas croire. Tu sais quand t'y es à 131 là où c'est limité à 130 et que t'y a un 4x4 noir sombre qui fonce dans ton rétroviseur, avant qu'y fasse jouer ses 4 roues motrices, tu le laisses gentiment passer. On a commencé à remarquer ce petit boîtier éclairé à regarder la tête de cons qu'avaient les gens qu'on doublait ! T'y en veut toi du GPS ? Je sais pas à quoi ils leur servaient présentement, mais presque une bagnole sur deux en était pourvu, bien en vue collé à la grosse ventouse en plein milieu du pare brise pour l'avoir à l'œil, dès fois que tu te trompes d'aire à pipi ! Si c'est pour les boîtes à images, elles sont annoncées sur tout le chemin, et celles qui sont dans les pouches, elles sont tellement soudaines que même connectées directement à internet en wifi satellitaire, tu les aurais pas. Pas tant que dégun les balance à la banque de données. Mais non, ils ont leurs boîtes collées pour leur dire qu'ils sont bien sur l'autoroute. Ça les rassure. Dès fois t'y en doubles un qui se le caresse !  Le GPS ! Peut-être pour savoir si le global positionnement du satellite le repère toujours. Tu imagines si y s'égare dans l'aire de repos ?

Jamais vu un tel concentré de cons ! On dirait un échantillon de zoïdes azimutant dans l'éprouvette.  Et pas des zoïdes du sud, hein (merci les plaques minéralogiques) ! Y voudraient être arrivés en vacances avant d'être partis.
Puis t'y as les emmerdeurs, aussi. Putain, cela y sont un moulon. Y roulent un peu moins vite que toi. Tu les doubles. Hop, y se mettent dans ta roue, te collent un peu dès fois. La couleur de ta voiture doit pas leur plaire. Tu te rabats toujours à 131, là y te doublent péniblement ou bien d'un trait bien appuyé, tu vois, puis y se calent devant toi et redescendent à 120. Pas besoin d'être un grand théoricien pour affirmer que dans ces circonstances, dans peu de temps, soit tu vas devoir les pousser, soit devoir encore les doubler. Y jouent sur tes nerfs ces pingouins. Qu'ils soient seuls ou à 4 dans une Audi, ou 806 dans un 806, c'est du même calibre. Le nœud cérébral doit être le même. Et eux comme je te disais, y manquent pas !
Moi, je les redouble, j'ai ma vitesse moyenne à soigner aussi, et je les regarde en souriant gentiment, limite aguichant. Mais tu verrais les têtes qu'y z'ont ! Oh con, des cancrelats. En général ce manège dure pas trop longtemps. Le problème, c'est qu'y se répète trop souvent. Les mecs y roulent à 130 pendant ¼ d'heure, puis y se repose le pied droit de peur de risquer la crampe ! Mais prends donc le train, saltimbanque des voies rapides.

Déjà on était pas aidé par les précipitations atmosphériques de météorologie. Un déluge diluvien que même celui de la création, c'est de la rigolade. Et tu peux pas en parler puisque t'y étais pas, toi. Alors écoute. On a joué au passe muraille pendant 350 kilomètres. Et pas les premiers de 350 kilomètres, non pense-toi. Les nôtres, ceux de l'Autoroute du Soleil. Attends, attends, ça veut pas dire qu'avant on n'a pas manqué d'eau. Je te rassure, quand on a passé Fourvière, la voiture était euh, neuve !

On a transpercé un mur blanc. Un mur d'eau où tu vois que dalle à 50 mètres. Oh, un mur de 350 kilomètres d'épaisseur, faut le vivre ça, hein. Et même à 110 kilomètres/heure, 50 mètres ça arrive vite ! Un vrai déluge de l'apocalypse. Heureusement qu'on descendait, ... on descendait à Marseille et on a profité de cette déclivité ! Pasque si on avait été sur du plat, avec le vent qu'y avait, on se serait pris des vagues dans la gueule, et alors là le mal de mer, je te dis pas ! J'avais prévu cette ondée, ..., le pare brise était frotté à l'ail. Je te donne un bon conseil : quand tu sais que tu dois rouler sous la pluie, hors agglomération, frotte ton pare-brise avec des gousses d'ail. Ça a pour effet de ne pas utiliser les essuies-glace. Pas qu'y servent à rien, mais qu'on y voit mieux tout simplement. T'y as la route en 16/9e.La réaction chimique de l'eau sur le pare-brise aillé, répulse l'eau et tu y vois quasiment comme s'il ne pleuvait pas. Bon au début ça fait déguelasse, mais c'est très efficace. Si tu n'a pas d'ail, tu peux utiliser du rain-x, comme les formules 1. Viens me voir je te dirai quoi.

Alors t'y est là, tu vois, toi tu roules à 111 kilomètres/heure, pasque je te rappelle comme la signalisation autoroutière et qu'un vague souvenir de tes cours de code de la route te l'ont certainement appris, par temps pluvieux ou sur route mouillée, on réduit sa vitesse. Mais t'y as toujours des zozos qui sont plus malins que les autres et qui préfèrent pas ralentir leur rythmes de croisière, et te doublent à 130 voire 150. des malades. Des inCONScients. Tant qu'y viennent pas me faire la toupie devant le capot, je les laisse passer sagement.
T'y es dans le tunnel d'eau depuis des plombes, mais t'y as des distraits qui z'ont même pas pensé allumer leurs feux de positionnement. Eux, tu les vois au dernier moment bien sûr. Et eux, y sont pas inCONScients, non plus ? Là t'y enrages. Mais y sont sur une autre planète, y doit pas pleuvoir sur la leur !

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Published by la Brigade Geffroy - dans 2008
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