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Bonjour '

  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 00:00
¯ Allons z'enfants de la patrie, hi, heu, le jour de gloiré état rivé, …
Repos.
Mais, au fait, tu sais ce qu'on célèbre le 14 juillet ?
La fête des pétards ?
Vouai, mais encore, en ce jour férié, moyennement respecté comme la moitié caduque des jours fériés de notre valeureux calendrier ?
Un jour, à force de faire travailler la moitié des gens, on va récolter une raffarineuse idée pour aider [c'est pas le bon mot !] pour aider à la dépollution, ou pour contribuer à la construction de prisons, voire rembourser le gouffre sécuritaire social.
 
Le 14 juillet, mais qui s'en souvient comme étant le jour de naissance de Lino Ventura, ou de la disparition de Luis Mariano ? Dégun, hein ? Je m'en doutais.

Bon, y a controverse, mais, moi ça m'arrange, alors, la première ascension, en 1786 du Mont Maudit, 2450 toises sous la toise, plus connu depuis sous le nom de Mont-Blanc, par la crème des piolets alpins de l'époque, Jacques Balmat et Michel Paccard. Mais ça, on le sait peu, c'est sûr !
 
On se souvient pas mieux, non plus, de la proclamation au titre de général de la nation Corse, en 1755, de Pasquale Paoli, dit "le babu" [prononce bââbou]. Il donna à la Corse, une république, la paix civile, un état souverain, une armée, une économie, une autonomie. Ses troupes feront reculer celles du Roi de France lors de la bataille de Borgo, mais il fut déchu 6 mois plus tard, par les même troupes du Roi qui, renforcées, n'ont pas lâché le morceau. Contraint à l'exil, à Londres, il choisit un autre 14 juillet, 35 ans plus tard, pour son retour à Maccinaggio. Mais çui-là non plus, dégun s'en rappelle.
 
Mais enfin, de quoi se rappelle-t-on ? Retour en arrière.
 
Le peuple a faim. Ça gronde dans nos campagnes. Un petit comploteur de la rue Thubaneau, a décidé d'aller casser les couilles au Roi alors que celui-ci s'affaire à tripoter une serrure. Pas le Roi de pique, ni le Roi de trèfle, non, non, le Roi de La France, le vrai, avec sa perruque à ponpon et son mobilier. Celui-là même qui a fait virer le babu [t'as bien prononcé ?]
Notre comploteur convainc quelques acolytes anonymes, de nécessité la ce déplacement à l'extérieur. Et les voilà en marche vers le Parc des Princes, pour la séance des tirs au but. Oh putain, ça va barder pour la croupe de France ! Les supporters sont déchaînés.
¯ Un kilomètre à pied, ça use, ça use, un kilomètre à pied, ça use les souliers ...
Vouaï sauf que là, y en avait 800 à se farcir, hein, et pas en TGV ! Imagine un peu : les chemins caillouteux, la poussière, la chaleur, la faim, la soif, la fatigue, … décidément on a toujours été de solides rebelles. Déjà que l'autre Roi d'avant, celui qui était resté un peu trop longtemps au Soleil, avait fait bâtir les 2 forts autour du port de Marseille pour surveiller non pas l'arrivée des envahisseurs mais maîtriser la vindicte de la population marseillaise ! Ça nous était resté en travers, ça ! Mais rien ne suffit à décourager nos braves [et pas d'interprétation sur notre sens du mot braves, hein ! On connait !].
En route, nos grandonneurs en convertissent d'autres qui viennent grossir le rang pour descendre triomphants les Champs-Elysées.
Le peuple rallié à cette juste cause, s'en donnât à cœur joie, et cognât fermement sur l'autorité. Un gros mai 68 avant l'heure, et en plus eunuques [sanglants, oh ça va !].
 
Commémorateur de la journée insurrectionnelle, Benjamin Raspail a gagné sa station de métro. Grâce à sa loi, la fête nationale française, instituée en souvenir de la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, jour où le roi de France, contraint, prêta serment devant la constitution : l'ancien régime et la monarchie absolue étaient abolis. La France devenait un régime parlementaire, avec l'abolition des privilèges et la déclaration des droits de l'homme, proclamée l'année précédente par René Cassin, le frère de Marc, Marc Cassin, grand éleveur de sangliers en forêt de Fontainebleau (marcassin ! Hi hi, quelle truffe !) ...
 
Question [vouaï, même pendant les vacances !] : Quels sont les autres emblèmes nationaux officiels ?
 
Ahrrrrrrrrrrrrrr ! Tu les connais pas ?
Ahrrrrrrrrrrrrrr !
Y en a six autres !

Je te les donne, c'est mon jour de grâce. Comme toujours, tu pourras les replacer discrétos dans des discussions qui n'ont rien à voir :
- la devise "liberté, égalité, fraternité",
- le drapé tricolore,
- l'hymne,
- Marie-Anne [en ces temps là, la contraction n'était pas encore de mise] et son benêt frigide,
- le sceau,
- et, le coq.

Répète !
 
 
Nous fêtons aujourd'hui les Camille, saint patron des infirmiers et des infirmières.
 
Maintenant, tu peux faire péter les pétards de Maître Ruggieri.
Ooooooooh, la belle bleue ...
 

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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