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Bonjour '

  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 09:23
On le sait, le résultat du 2nd tour ne reflète pas la tendance de l'opinion générale !
Depuis le 22 au soir, à une heure arnaudement avancée des résultats du 1er tour, j'ai sorti mon arsenal mathématique pour la résolution de l'équation à un(e) inconnu(e), et voici mes modestes conclusions :
  • ·      LE VOTE BLANC : souvent on s'obstine pour se faire du bien. Il sert à être en paix avec son âme, pour avoir fait le déplacement jusqu'au bureau de votes. Aucun des candidats en lice ne t'a convaincu, loin s'en faut, et tu ne veux pas les voir au pouvoir. Tu ne sers à rien avec ce bulletin blanc, c'est pas toi qui décide. Alors, tu peux voter exprimer un vote sanction.
  • ·      LE VOTE SANCTION : aucun des candidats en présence ne t'inspire, toutefois un est pire que l'autre. Alors, tu donneras ta voix à Marie-Ségolène.

·      LE VOTE AFFECTION : tu es un converti de la première heure, un bon mouton qui boit les paroles de ton prédicateur. Bien sûr dans ce cas, tout est déjà arrêté, et tu ne trouveras aucune (bonnes) raisons de donner ton vote à une personne pugnace qui se dit ambitieuse pour son pays. C'est donc sans ambiguïté, pour que tout devienne possible, que tu voteras Marie-Ségolène.

Voilà, c'est toi qui nous embarque.
Dimanche prochain, sur le quai de la gare, il y aura deux trains dépourvus de signaux d'alarme, avec le plein de carburant, prêt pour un aller simple vers une demi-décennie.
Composte le bon billet.
 
 
BON VOYAGE
 
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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 19:31
On nous prend pour des cons, non ?
C'est un casting pour le cirque Zavatta ou quoi ? Non, on n'est bien calés pour les élections présidentielles, phase II.
Quand tu vois comment ils s'égratignent par micros interposés, enfin en toute objectivité, les griffes sont quand même plus d'un côté que de l'autre, et là c'est pas catwoman, c'est plutôt tendance scatman. On va élire celui ou celle qui va organiser le pays pour les 5 années qui viennent. Autant dire que les 2 représentants qui ont répondu favorablement à l'appel d'offre du peuple et qui ont été retenus, ne s'épargnent pas vertement et ouvertement.
Qu'est ce qu'on en a à foutre que l'immaculée Marie-Ségolène s'affiche à table avec le Père François, si elle y prend son pied ? Pas son François à elle, non, le François du nouveau parti, le PD (le parti démocrate). "Pour mettre les partis dans l'union, et pour élargir au centre, elle appelle à droite et à gauche". Puisque le petit Nicolas ne veut pas en être, qu'il n'en dissuade pas les autres ! Le François, sur la 3e marche du podium, a quand même fait autant, en pourcentage, que le Jacquot de 2002 première mouture ! Alors delà à dire, à faire dire, à colporter qu'il n'a plus rien à faire au second tour, c'est faire peu d'égard aux 7 millions d'électeurs qui ne sont tout de même pas des jambons.
Rassembler, rassurer, s'exprimer, sur ce qu'ils veulent faire de notre pays, c'est tout ce qu'on leur demande ! J'ai du mal à rester insensible devant cette mascarade. Quand j'écoute et je déchiffre tout ce que j'entends et que je lis, je me dis que les dés sont pipés. Un, mène une campagne Napoléonienne, pharaoniquement démesurée, qui a su depuis des mois, voire des années, préparer ce moment et user de sa position officielle, qui prône le respect, et ne respecte rien et l'Autre, "authentique challenger" ambitieuse, organisée mais un peu décalée. On ne peut laisser un tel décalage s'installer. Lui qui est allé piocher les voix pourtant impénétrables du fion national, sans demander l'autorisation, et il s'insurge que sa concurrente emprunte clairement des voix à son ex-collègue ministériel qui s'est ressaisi et souhaite désormais élargir le cercle de ses amis centristes, tout ça parce que lui ne s'est pas entendu avec le François.
Décidément, mauvais petit joueur le Nico !
A moins qu'il ne craigne de ne pas pouvoir accéder au baisodrome de la République, parce qu'il en a vu défiler ce Palais des effusions sous le signe d'éros, Deloir & Dubois le nomme "la maison de rendez-vous" dans leur best-seller SexusPoliticus -un ouvrage que je vous conseille, pas pour le regard voyeur mais pour savoir ce que font dans notre dos les gens pour qui l'on vote-, n'oublions pas Félix Faure et sa madame Steinheil. Mais avant lui, La Pompadour, Murat puis Napoléon et ses Joséphines, Napoléon III et ses milles aventures… Lorsque De Gaulle veut lui donner un usage présidentiel, le passé de l'établissement le perturbe au point qu'il pense s'installer ailleurs. Il y restera et ses successeurs raviveront les anciennes habitudes, ... jusqu'au dernier ?
C'est ça qui lui importe le plus à Nico, plus que la réelle histoire politique. Faire panpan la ripette sur les ressorts de la Présidence, débusquer le maraudeur dans le salon bleu-argent, se faire faire tripette, … hummm un phantasme !
Cette fonction nécessite certainement plus d'importance à la nation qu'à sa propre préoccupation matelassière. Parce que le Nico, y s'y prend vite aux sentiments à ce qu'on raconte, ce chaud lapin …
Allez, un peu de bromure ou de vaseline pour se laisser dominer par ces ultimes ébats électaureaux, … c'est solon.

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 12:37
IM-PLA-CA-BLE !
10 candidats à la trappe, et pour eux, comme l'a titré Le Canard Enchaîné, c'est un "tour niqué" !
31% des électeurs ont préféré Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, contre 26 % à Marie-Ségolène Royal.
Ça veut dire aussi que 43% des électeurs ne les ont pas choisis !
Simplement parce qu'ils n'adhéraient pas à leurs idées, à leurs attentes, à leurs espoirs. Ce qui veut dire aussi que Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa ou que Marie-Ségolène Royal va gouverner la patrie comme il l'entend, avec 69 % ou 74% de prime opinions défavorables, c'est aussi ça la politique. C'est déjà mieux que les 81% de Jacques Chirac au 1er tour de 2002 (le taux de l'opinion défavorable, est inversement proportionnel au taux de l'opinion favorable, bien sûr). Mais Jacques Chirac n'a pas osé gouverner, il a maintenu en un état végétatif les cinq années qui lui manquaient pour  avoir sa retraite.
Est-ce une raison suffisante pour laisser les clefs de la maison France, la destiné de 65 millions d'habitants et le bouton nucléaire à quelqu'un(e) qui ne parle et n'est écouté que d'un tiers des français ?
Réfléchissons, affinons (bien) encore quelques jours pour autoriser le locataire à venir s'installer ...
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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 18:04
QUOI ?
TU SAIS PAS POUR QUI VOTER ?

Qu'on soit bien clair, je ne plaide pour aucune cause. Loin de moi l'idée de convaincre, mais plutôt d'aider à la décision. Parce que de toutes manières, il va falloir oser y aller, se faufiler dans l'isoloir, mettre le bulletin dans l'enveloppe, puis devant le président du bureau de vote, au son de ton nom, glisser l'enveloppe dans l'urne.
Et en plus, il va falloir y aller 2 fois.
Ceux sont les élections qui conditionnent ta vie ! Que tu le veuilles ou non ! Si tu laisses mettre les mauvaises gens aux bons endroits, tu prendras in facto leurs mauvaises décisions ou les moins pires.
Alors, que tu t'en préoccupes, est légitime.

Et pour parodier une parodie en béton :

-          Alors qu'est ce qu'il faut que je fasse ? 

-          Eh bien, moi je me lave régulièrement les mains avec koncianstrankil.
Tu vois, là, il y a les grands candidats et leurs grands programmes et là il y a les petits électeurs et leurs petites enveloppes

 
Les candidats envoûtent de recettes miracles les petits électeurs qui croient encore au Père Noël, tentent de les endormir, de les conditionner, de les manipuler. Eh oui, c'est lâcher. Dans le discours d'un homme ou d'une femme politique, aujourd'hui, rien n'est laissé au hasard. La manipulation est sous-jacente, elle est là, elle rôde. Pour harponner les indécis, pour t'harponner. Alors, si tu n'es pas béat à l'écoute d'un programme, tu ne te laisseras pas endormir, surtout par les recettes miracles de dernières minutes des uns et des autres. Mais, si ton idée n'est pas définie, tu peux trouver une sensibilité, un axe, et tu t'y accrocheras de plus en plus. Même si ce n'est pas ton bord politique.
 
On va se retrouver face à douze candidats, à ne plus savoir que, quoi et qui choisir. De la multinationale à l'artisanale. Mais on ne choisit pas, on s'o-ri-ente. Les 2 meilleurs scores du premier tour se retrouvent en finale, et celui qui dépassera les 50% (même 50,01%), il rafle la mise pour 5 ans. Pas de prolongations, pas de match à rejouer. Pas de réclamations. Parce que là, on parle des présidentielles. Alors de deux choses l'une : soit tu as déjà ton idée bien affirmée, et je t'en félicite, soit tu dois affiner tes idées. Dans le premier cas, on en a terminé sur ce sujet, tu peux lire la suite si ça t'amuse, mais on n'a plus rien à se dire là-dessus. Dans le second, on va réfléchir ensemble.
 
Voilà mon plan : tu n'es donc pas un(e) autonomiste, un(e) fidèle averti(e), un(e) partisan(e) invétéré(e), un(e) convaincu(e) pour une cause, le choix du candidat s'annonce important. Tu n'as pas trouvé celle ou celui qui colle à tes idées, à tes pensées, à tes envies pour ton pays, pour ta vie. Alors, on va procéder par élimination et essayer de découvrir ceux qui pourraient être présents au second tour. Parce que, que tu aies des idées extrémistes, révolutionnaires ou idéalistes, tu sais déjà à qui les donner. Posons-nous.
Aux présidentielles, tu élis le chef de l'état.
Aux législatives, tu éliras le poids qu'aura sa majorité dans l'espace politique.
Revenons à l'élection présidentielle. On va éviter de se retrouver dans la situation de 2002 où il n'y avait qu'un seul candidat à choisir au second tour. On peut rester sur l'idée, que les petits partis ne pèse pas lourd, ici. Ils ont des idées, entendent les défendre, mais ils dispersent l'électorat. Pour certains, le score obtenu pourra servir à discuter d'un report des voix vers un des deux candidats finalistes, avec des rétrocessions gouvernementales (?), … de la pure politique politicienne. Ça nous dépasse. Mais comme tu n'as toujours pas défini quel nom tu allais mettre dans l'enveloppe, on retire de notre liste les "petites idées". Non pas par sectarisme, mais pour être le plus près possible dans le carré final, parce qu'au départ tu ne savais pas quoi mettre, hein ? Donc, pas d'exotisme. Nous, on va rester avec les 4 candidats "poids lourds". Le Pen, Sarkozy de Nagy-Bocsa (c'est son vrai nom), Bayrou et Royal. Ben, c'est là-dedans qu'il faut que tu trouves ton atout. Tu lis toujours, parce que tu n'as toujours pas d'avis défini, donc tu peux encore jeter une carte, celle du roi borgne, vieillot pour un mandat de 5 ans, et si tu optais pour ses idées tu n'aurais pas été indécis(e). La démocratie se doit de respecter sa candidature car il représente un mouvement d'idées, mais la déontologie doit y mettre un frein. J'élimine.
Je pose 4 et je retiens 1, reste 3. Gauche, centre, droite. On se garde les "a, o, r, y" communs. Voilà ce qui représentera +/- 75% des votes du premier tour.
Maintenant, c'est stratégique. Qui des trois ne sera pas en finale ? Ségo ? Bayrou ? Sarko ?
Sachant que pour gouverner ce candidat devra avoir le soutien de l'Assemblée Nationale (ça sert à ça les législatives du mois de juin).
Il te faut maintenant trouver celui (le candidat) pour lequel tu éprouves le moins de considération. Tu le dégages et il t'en reste 2. On va éviter les formules : "le plus souriant", "pile ou face", "il a l'air bien", " pour ce qu'il dit vouloir faire". Procède par élimination. As-tu lu les professions de foi des candidats, leur programme ? Malheureusement ça peut t'aider, mais y a à boire et à manger. Regarde, le bilan de Chirac, le candidat-président sortant,! Qu'en a-t-il fait ? Voilà, ça peut être ça aussi un président pendant 5 ans, rien de ce qu'il avait inscrit dans son programme, n'aura été fait. "63% des français se disent déçus par son bilan. Aussi sur les vingt points abordés, deux seulement sont positifs. Son bilan vaut 2/20. Chirac n'est ni de Gaulle, ni Thatcher, on le sait. Mais cette ombre de président va laisser la France et le moral des Français plus bas qu'il ne les a trouvés. La faute revient à toutes ces occasions ratées de refaire décoller le pays, et à ce qui est finalement la principale caractéristique de Chirac, le manque de courage politique." (dixit Le Figaro !)
 
Que les choses soient claires, s'ils sont là, c'est qu'ils ont les dents longues. Tous. Tu n'y peux rien. Donc, tu n'as pas le choix. Maintenant, comme ces trois noms ne représentent pas le fondement parfait de tes idées, rassure toi, ils ne représentent pas non plus les miennes, mais il faut quand même que tu penches pour celui pour qui, le projet t'est le moins antinomique, le moins antagonique, le moins antithétique, le plus favorable, quoi. Ou alors que tu te positionnes contre celui que tu n'as pas envie de voir aller plus loin. En NE votant pas pour lui, bien sûr !Tu ne trouveras pas quelqu'un qui supporte 100% de tes convictions.
Ne t'inquiète pas, un très grand nombre est, et sera, dans le même cas que toi, indécis jusqu'au dernier moment.
Juste un dernier truc : pas de vote blanc, nul ou autre, car comme on le contrepète si bien : "Aux élections, les non ne seront pas cotés".
Quoi qu'il en soit, tu auras bien fait de voter. En ton âme et conscience et à ce moment très précis tu auras été responsable de ton acte civique. C'est normal, l'enjeu est important. Il faut redonner du courage à la France, comme ont su le faire l'Angleterre et l'Espagne récemment.
 
Allez, courage.
 
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 16:45

 

Qui tu vas nous mettre dans l'enveloppe, toi ?

 

Le démarrage est assez frileux.
T'inquiète, c'est anonyme.
Et en plus tu peux voter plusieurs fois, suivant l'humeur des jours
 !

Allez, viens.

 


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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 00:00
Au fait, tu as ta carte, toi ?
Les élections, c'est important. Il ne faut pas les prendre à la légère !
Nous sommes détenteurs de la Souveraineté Nationale.
 
A ce propos : 6 français sur 10 ne savent pas pour qui ils vont voter ! Normal, on ne sait pas encore qui se présente. Car il ne suffit pas de le dire à la télé, encore faut-il recueillir les 500 signatures ! Et là, les candidats ont jusqu'au 16 mars pour les adresser au Conseil Constitutionnel. La campagne officielle débutera le 9 avril, avant, on fait du bourrage de crâne !!
 
Toi, tu as l'intention de te rendre aux urnes, mais tu n'as pas encore fait ton choix. Pire, tu ne sais pas quoi faire sans risquer de faire une bêtise ?
Ne t'inquiète pas, la bêtise, ce n'est pas toi qui la fera, mais ceux qui n'iront pas voter. Il ne faut quand même pas inverser les rôles.
 
Regarde, lorsque les Etats-Unis d'Amérique ont décidé de se positionner sur la langue qu'ils allaient adopter, bien après que Napoléon leur ait cédé la Louisiane, ils avaient à choisir entre l'anglais et le français. On le sait, ils ont choisi l'anglais. Mais ce choix s'est fait à 1 voix près. Une seule voix qui a fait pencher la balance. Imagine un peu ce qu'on n'a pas gagné !
Regarde, en 2002, Chirac est en finale. Chirac a été élu avec 82% des voix. Mais, si tout le monde s'était senti concerné lors du premier tour, il en aurait certainement été autrement. Chirac n'aurait peut-être pas été élu, peut-être pas non plus au second tour !
Regarde, Georges Dabeuliou Bouche - grande gueule s'il en est - pour sa seconde investiture, il a failli rester dans le Wisconsin à écrire ses mémoires. Hein, à quelques voix près ! Pourtant c'est un grand pays !
Des exemples on peut en trouver tant est plus.
 
De nos jours, il y a encore des gens qui ne vont pas voter, en France, dans le Pays des Droits de l'Homme. Impensable de ne pas profiter de cette aubaine, que de pouvoir s'exprimer sur la politique du pays, sur ce qui nous ait soumis à opinion, surtout quand on sait comment le peuple a souffert pour obtenir le droit de vote. Mais combien le savent ?  Mathilde (CM2) me rappelle que le droit de vote au suffrage universel rentre dans la Constitution Française, en 1848 pour l'élection du 1er président de la République de la IIe république. A cette époque seuls les hommes y avaient accès. Les femmes n'ont eut ce droit que bien plus tard, en 1944. Combien y pensent ? Il est inconscient, irresponsable, voire suicidaire de ne pas utiliser de droit.
Dans un pays co-fondateur de la CEE, il y a une amende pour les non-votants.
 
Mais qui sont ces gens qui ne votent pas ?
Qui ne se sentent pas concernés, pas intéressés par le droit de vote ?
Je mets de côtés les personnes âgées, les personnes invalides, les personnes malades, les excusés de dernières minutes. J'en connais toujours, certains se reconnaîtront !
·                Il y a ceux qui s'en foutent. De toutes manières ils se foutent de tout, alors, on s'en fout !
·                Il y a ceux qui pensent qu'à eux seuls, ils ne pourront rien changer, que ce n'est pas une voix de plus qui va changer les choses. On a vu que ce raisonnement nous a conduit à apprendre l'anglais. Sauf que quelques millions de gens qui pensent comme ça, ça fait des millions de voix qui ne s'expriment pas et qui chamboulent gravement un résultat. On l'a vu en 2002.
·                Il y a les mouligas, les culs de plomb, les qui ont la flemme, les pour qui "c'est pas grave", les qui sont mieux devant la télé, la XboX ou sur un tchat, les pour qui le déplacement au bureau de vote est un tel marathon que l'idée n'est même pas venue perturber leur cerveau. C'est ceux du bas de la pyramide.
 
Quelle est la vie d'un non-votant ? Fade, insipide, monotone, en sépia … Qu'est-ce qui le préoccupe ? C'est paradoxal que l'être humain attende le temps qui passe. Qui passera sans lui, et dans sa léthargie ne s'en aperçoit pas. C'est comme ça, aussi, qu'on s'est retrouvé avec l'Autre au second tour. Une fois que le résultat est là : il s'applique ! C'est la sanction des votants et des non-votants irresponsables.
Si on regarde les taux de participation aux élections, on est généralement entre 40 et 60 %, soit +/- 1 sur 2. Mais 1 sur 2 quoi ? 1 sur 2 inscrits sur les listes électorales. Et il y en a 1 qui, à priori, a fait la démarche de s'inscrire sur les listes électorales et qui ne va pas voter ! Un comble. Mais que dire de ceux qui ne sont même pas allés s'inscrire sur ces listes ? Ceux-là, ils doutent du bénéfice et ils bénéficient du doute, sans participer !
Rien ne les intéresse ?
Le prix du carburant ? La délinquance ? Le chômage ? Les taux de remboursements de la Sécurité Sociale ? Le réchauffement de la planète ? La baisse des impôts ? Les 35 heures ? L'insécurité ? L'interdiction de fumer ? Les OGM ? La grippe aviaire ? L'âge de la retraite ? Les services publics ? La justice ? Le pouvoir d'achat ? …
Ils n'ont pas d'avis ?
Ils préfèrent laisser faire.
Comment peut-on n'être pas concerné ?
 
Un truc de bien aussi : les élections des Représentants des Parents d'Élèves. L'école est gratuite, mais n'a que peu de moyens, il faut alors en trouver. Il faut aussi être force de discutions avec les acteurs de l'Education Nationale et de la Mairie, Conseil Général ou Conseil Régional, pour mettre la pression afin d'avoir un remplaçant par exemple (et non, ce n'est pas automatique !), refaire la toiture, car dès qu'il pleut, il pleut dans les classes … (et non, ça ne se fait pas tout seul, il faut aller pleurer !)
Tu les vois les parents, à la maternelle, ils ont tous des surdoués, des ingénieurs, des docteurs, des avocats. Tu les entends, devant la porte, ils sont Conseils en Communication, ils ont des idées sur tout, ils ont surtout l'esprit critique, mais tu ne les vois jamais venir les mettre en place. Les "il faut que", les "y'a qu'à", les "de toutes manières, ils font rien dans cette école" !
En primaire, l'enfant leur casse moins les pieds, certains sont déjà passés ingénieurs. Et bien 35-40% de moyenne nationale suivant les années, soit au mieux 4 parents sur 10, votent pour les élections des Représentants des Parents d'Elèves. Donc 4 sur 10 peuvent s'intéresser à la vie de son enfant dans l'école, à ce moment de l'année. Les enfants passent plus de temps à l'école qu'avec leurs propres parents, et ceux-ci ne se sentent pas intéressés par ce qu'il fait quand ils n'en ont pas la charge ? C'est une garderie alors, non ? Hallucinant.
Au collège, l'enfant est devenu une charge fixe avec des constantes variables, là, on a complètement baissé les bras. Je connais un collège de 800 gamins, où, à la réunion de rentrée, celle de présentation, il y avait 28 parents dont certains étaient venus en couple ! Certains enfants ont déjà dépassés leurs parents (et je ne parle pas de la taille !) et là, les élections ne recueillent que 25-28% de votants, moins de 3 parents sur 10 (plus de 7 parents sur 10 ne sont pas intéressés, concernés par la vie de leur enfant dans le collège !).
Après, c'est le lycée. Professionnel ou pas, on n'attend plus que l'enfant nous lâche un peu les baskets, alors, c'est pas maintenant qu'on va s'accrocher aux siennes, et encore moins s'intéresser à ce qui se passe au bahut ! Et ici, on chute à 18-20%. Pour comprendre là encore, dans une classe de 40 élèves, seuls 7 parents votent. 33/40 s'en caguent !
Pour voter à l'école, on n'a même pas besoin de se déplacer ! C'est donc pire.
Mais comment en arrive-t-on à ça ?
Il ne sera pas ingénieur, mais on n'y pense plus à ce temps là. Il fera n'importe quoi, comme son père. De toutes manières, il n'y a pas de boulot !
Fatalité.
T'as voté pour les parents d'élèves, toi ?
 
Par contre pour les élections dans l'Entreprise, là, tout le monde y va, voter ! Ils ne savent pas pourquoi, mais ils y vont. Et plutôt deux fois qu'une. Comme ça, pendant ¼ d'heure, ils ne travaillent pas ! Puis on va en parler pendant 2 heures avant, et 2 heures après. On commente, on ringardise celui qui n'a pas voté pareil que les autres, celui qui a fait qu'une liste en prive une autre d'une ou plusieurs places.
C'est toute la représentation morale que ça impose ?
 
Tiens, y'en a d'autres d'élections où il n'y a pas ballottage, c'est l'élection de Miss Tee-Shirt Mouillé, hein, t'es d'accord avec moi ? 
Puis pour Miss Camping, ... là aussi y'a du monde !
 
Sérieusement.
Nous sommes détenteurs de la Souveraineté Nationale (article 2 de la Constitution Française). Le droit de vote est un des Droits Civiques de base dans notre démocratie. Il permet aux citoyens de l'État (nous, simples couillons) d'exprimer notre volonté, par le biais d'un scrutin, et ainsi d'élire nos représentants et nos gouvernants.
 
C'est clair, il ne permet pas de ne pas le faire !
Le vote est un droit. Nous avons le devoir de voter.
 
 
 
A suivre …
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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 11:23

Pour ceux qui ont fait l'armée, le Père Cent c'est le Père Cent.
Pour les autres, fallait faire l'armée !

Tu te rappelles, quand tu rentrais dans le foyer, là tu pouvais bomber le torse, on te regardait, ça allait venir à toi ... Il y avait encore les libérables qui étaient là, mais tu devenais l'enviable. Tu t'en rappelles de ça ? Moi, ouais. Je l'aimais bien cette période, comme toute mon année militaire en somme. A partir du Père Cent, tu "choisis" tes gardes, normalement tu as tous tes week-ends, tu décomptes les jours …

Eh bien pour jacquot, c'est pareil ! Sauf que lui, on lui a déjà rechargé les batteries une fois et que ça dure depuis 12 ans ! 12 ans d'enfermement dans une résidence fortifiée de l'Etat et gardée jour et nuit par un service spécial de la gendarmerie nationale.  Une prison au budget qui a augmenté de plus de 745 % pendant son incarcération, tu as bien lu : sept cent quarante cinq pour cent. De quoi se poser des questions. Mais qui s'en pose ? 90 millions d'euros par an, soit 246 575 € par jour. Combien tu gagnes par an, toi ? Lui, il les dépense par jour. Ces coûts ont été multipliés par 9 depuis qu'il a été condamné à présider. On retiendra quand même 2 choses de son passage :
1- il ne s'est pas engagé dans la Guerre en Irak.
2- il est sorti de la salle du Conseil Européen à Bruxelles lorsque l'ex-pomme de terre du Medef, le patron des patrons européens, s'est exprimé en anglais.
Sinon, what else ?
Rien. Il va pouvoir remettre ses belles lunettes "écaille", son short, ses chaussettes et constater qu'il a oublié de s'occuper de la fracture sociale (je parle pas pour moi). Il a oublié aussi s'occuper du déficit public (la dette publique a plus que doublée), de baisser l'impôt sur le revenu de 30% avant 2007, il était contre puis pour le quinquennat …et n'a fait aucune réforme, ni sur les retraites, ni sur la fonction publique, ni sur la sécurité sociale. L'économie française n'est plus compétitive. Il a raté sa mission de réélection à 82%. Mais il n'a pas oublié de faire classer son château, racheté une bouchée de pain, Monument Historique.
Il est temps d'aller se reposer avec mémère aux "Camoins" (Mèfi au brushing, y a du vent à la Treille). Son cirque s'en va.

Qui va monter son chapiteau ? 

Bon, pour ceux qui n'ont toujours pas compris le père cent ! Eh bien, ce sont les 100 jours qui te séparent de ta libération.

On est à 100 jours de l'élection présidentielle.
Le compte à rebours a commencé … la traque plutôt.

 


 

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