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  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 00:01

Le 25 avril, c'est la journée de la lessive. On va en profiter pour se faire mousser. Tu l'as vu, La Grande Lessive, avec Grégory Peck ? « Oh mais t'y as mis les lunettes d'actrices ? » « Vouai, mais ne regarde pas les mains ... ». Mr Propre va tout nettoyer du sol au plafond, d'accord ? La qualité industrielle au service de vos sols. Sol carlus, tu vas finir aux lions !

Prélavage, lavage, avec le mec citron, aussitôt la vaisselle étincelle.

La Mère Denis, elle, lave son linge sale en famille. Ah voui c'est vlai ça ! Pas comme le faisait nos grands-mères ou nos arrière-grands-mères, à bouillir pendant des heures dans la lessiveuse. J'ai dit tout le linge. Même le petit linge, puis les serviettes, les housses de couettes, les frusques d'hiver à ranger, celles d'été à rafraîchir. On lave tout, profitons-en, c'est seulement aujourd'hui. Et en profondeur aussi, en faisant des nœuds à la Coluche pour vérifier si les enzymes vont bien au cœur de la saleté grâce au grand vizir et sa vizirette.

Bain, douche, bains-douches, lavabo, et autre bidet, on se lave de la tête au pied et pâs que le dimanche de Pâques, hein ! « Ah ce qu'on est bien, quand on est dans son bain. On fait des grosses bulles, on joue au sous-marin, ... » Des cheveux secs et cassants aux cheveux gras et colorés, puisque nous le valons bien, avec l'après shampooing qui pique pas les yeux. Mon savon à l'eau de mon sein miche hèle à la palme d'olive du petit marseillais intime. Rien de tel pour retrouver une peau de bébé cadum. Un tu pousses, deux ça mousse. En poudre, en liquide, en paillettes, en copeaux, au savon de Marseille, 100% naturel, à la boule révolutionnaire, à la cendre écologique, aux agents tensio-actifs, au lavoir, sans phosphate, au ph neutre, à l'huile d'olive ou d'amande douce, au muguet, à la lavande, aux senteurs marines, à la chlorophylle, à la verveine, à la saponaire, sans odeur, au karcher, au lavo'jet, en paquet, en baril, en bidon, en emballage familial, en cuve, en tube, à la brosse, au gant, en échantillon, avec le cadeau, pour les crados ...  

C'est le jour où les sept nains de Blanche Neige se lavaient au baquet. Crapoto cradinga biscoto. Hygiène à tous les étages, le 25 avril, c'est bien la journée de la lessive, c'est la Saint-Marc !

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 10:22

C'est ENCORE les soldes.

ENCORE ?

Vouai, mais là, c'est pour dégager les stocks des frusques d'été. Tu remarqueras que l'été y vient à peine de commencer, hein ! Que c'est maintenant qu'ils les vendent les débardeurs, pantacourts, sandales et autres chapeaux. Et bien, pour le plus grand bonheur de notre porte-monnaie, la donne a encore changé. Maintenant il y a les soldes d'hiver au milieu de l'hiver, les soldes d'été en tout début d'été, + 2 semaines joker que le marchand peut utiliser à son bon vouloir n'importe quand dans l'année. Bon, maintenant sur internet, t'y en as toute l'année des soldes. Alors d'été ou d'hiver, on sent bien l'exercice de déstockage des commerçants physiques, mais joker ça sert à déstocker quoi ? On va pas philosopher sur les soldes à proprement parler, mais à part savoir exactement ce qu'on veut, on aime bien voir, fouiller, toucher, sentir, payer.

Y a un truc que je saisis pas bien : Si toi tu avais une boutique, oui toi, les affaires d'été, tu commencerais quand à les vendre un peu moins chères quand, fin juin ?

Non, en septembre comme moi ! Ah, tu me rassures. Mais alors qu'est-ce y nous emboucanes avec les soldes d'été à peine après la fin du printemps ?

 

Moi, j'ai besoin de rien. De toute façon j'ai plus de ronds. Je me suis tellement fait plumer sur l'internet avec les ventes privées exprès pour moi et 60 millions d'autres couillons privilégiés !

Bon. On sait jamais. Une bonne affaire, une opportunité, je réfléchirais peut-être. Mais une trrès bonne affaire, alors. Sinon R-I-E-N, hein ! D'ailleurs, ça se banalise. Y a moins de demeurés qui dorment depuis la veille au soir devant le rideau des boutiques visées pour être les premiers à chopper les bonnes affaires immanquables.

 

On est trop sollicités et la plupart du temps pour pas grand chose. Y en a de partout des pubs commerciales. Sur la mess@gerie, tu reçois 30 merdes publicitaires par jour, spam ou pas spam. Dans la boite-aux-lettres, le facteur y peut plus te mettre le courrier timbré, tellement elle est bourrée d'offres avantageuses. À la radio tu peux plus rien écouté sans la coupure publicitaire, même France Inter s'y est mis. À la télé n'en parlons pas, cette putain de réclame te fais durer les émissions 2 fois plus longtemps, maintenant, ils ont droit à 2 coupures pub ! Y a qu'au cinéma où t'y es content d'avoir les pubs, parce que ça rallonge ton crédit temps dans la salle froidement climatisée, et en plus tu peux te manger un pivolo, un chocolat glacé, un polo, un mégagnum aux écailles de pépites de vrais morceaux des amandes sur le chocolat froid aux 3 chocolats. Une bonne glace, quoi ! Mais ça c'est jamais en solde ! Même quand ça fond, c'est plein pot !

Allez, fais de bonnes affaires ...

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 22:29

On a voulu un dimanche revitalisant, vivifiant. Les enfants n'étant pas là, l'organisation et la mise en action s'en trouvaient grandement simplifiées. D'abord, on s'est arrêtés à l'Estaque pour faire le plein de panisses et de chichis frégis. On s'improvisait un pique-nique à la Calogéro. face à la mer.

 

On s'est donc garés sur l'ancienne route, tout là-bas derrière le tunnel du Rove. Tenue de baroudeurs et sac à dos sur le dos, le top est donné devant le panneau du Conservatoire du Littoral, histoire de partir par la garrigue vers La Vesse – Niolon par le sentier des douaniers. Ce qu'y a de bien dans ce genre de balades dans la cuvette marseillaise, c'est que de suite ça monte, histoire de te mettre bien en jambes. Une fois en haut, tu t'aperçois qu'il faut descendre dans le vallon pour remonter là-bas en face ! Parce que là, y a rien d'autre à faire. Bon bé nous, on va installer le camp de base près d'un éperon rocheux abrupt et à l'aplomb de la voie ferrée de la Côte Bleue, entre deux tunnels, sur ce sommet de la première colline. On était bien, un peu risqué mais là, au moins, on était tranquille pour se sustenter chichement les jambes dans le vide, entre les senteurs d'iode, de gros marins et de thymus vulgaris.

 

Putain, d'un coup on entend un brouhaha de minots. On se serait cru à la récré de la maternelle à l'heure du goûter ! On a des Visiteurs ! Nous, on s'était sagement assis, on demandait rien à personne, on s'envoyait des panisses dans le buffet, et surtout on n'avait pas les nôtres de minots, tu vois ! D'un coup, on se sentait donc moins enclin à supporter ceux des autres. Mais ils étaient sortis du sentier battu et s'avançaient vers nous, avec la ferme intention de se poser pour se ravitailler aussi. Tu sais, du style "jeunes cadres d'entreprises à l'accent pointu fraichement débarqués dans la région", avec toute leur marmaille, le guide des balades familiales du coin à la main, histoire de s'engager sur le bon chemin. Ça piaillait sans discontinuer. Plein d'aventuriers de 4 ans en conquête d'espace. Normal, ils doivent avoir faim, ces morveux. Leurs guides se mettent d'accord pour se ravitailler sur place. 3 ou 4 couples avec presque autant d'enfants chacun et un tir groupé sur l'âge!

 

Mortecouille, ne voilà t-il pas que Valérie Lemercier, toute ébouriffée, faisait également partie de l'équipe des Visiteurs ! Arsène par-ci, Gabin par-là, elle est sous tension, avec sa faconde inaltérable et son ton monocorde, la Béa de Montmirail. Un vrai moulin qui commence à nous les briser menues.

 

C'est là que tu te demandes ce que t'y es venu foutre ici, putain ! Pourquoi y aurait pas pu y avoir des places au Thalacap ? On aurait été bien aussi dans la boue d'algue !

 

Après délibération, ils s'installèrent un peu plus bas. Ouf ! On a encore un peu de bruit de fond, mais on n'est plus dans la récré. Frédégonde doit distribuer les sandwichs. J'ai pas vu beaucoup de sacs pour tout ce peuple ! 'vont pas manger bézef les minots !

Nous, ça nous a pas empêché de s'enfiler les 2 baguettes avec le plateau de charcutaille et le bloc de grouillère. Puis, place dessert : le chichi-frégi. On a les mains qui pèguent. Rinçouille et en route bonne troupe. On n'est pas encore arrivés ! Mais souviens-toi de ce proverbe chinois : "quand tu arrives au sommet de la colline, continue de grimper".  Médite un peu.

 

Nous nous apprêtâmes à descendre tout en bas du vallon pour remonter tout là-haut sur la colline. Une route plane à l'air de s'y dégager, elle devrait nous amener vers le Fort de Figuerolle. On se fait doubler en pleine ascension par une joggeuse des montagnes. Elle nous a laissés littéralement sur place !


Figuerolle, fort de son Fort, et encore un endroit où l'occupation teutonne nous laisse imaginer ce que pouvait être la vie pendant la guerre. 2 baraquements, 3 emplacements de grosse bertha. Tant c'est de là qu'ils ont dézingué le Lightning P38
parti de Borgo, celui de St-Ex. Une vue stratégique sur la baie de Marseille, face aux îles du Frioul. Quelle était la vie, ici ? Quelle était la vie dans tous ces blockhaus tout autour de la mer ? Humilité.

Puis, au détour des contours du contrefort, un flash, une image me revient dans la gueule. Je connais cet angle. Une ciste est cachée ici ! Je cherche au pied du mur à la recherche d'un indice de reconnaissance, et ça manque pas. Je soulève 3 caillasses et met au jour une ex-boîte de stéroïdes en plastique contenant un trésor. Je fais rapidement l'échange avec ce que j'ai sous la main, tiens une cartouche. Comme j'avais pas prévu, j'ai rien pris. Et je redépose la boîte de stimulants à sa place originelle. Encore une autre ciste découverte alors que je ne la cherchais pas !

 

Après avoir apprécié ce lieu, on décide de se remettre en retour, voire de rebrousser chemin. C'est-à-dire un peu de plat, une grande descente, une méchante montée, et la descente olympique vers le carrosse. A peine partis, on recroise la joggeuse ! Elle a cavalé pendant 2 plombes dans la colline, comme Manon ! Putain, elle est affutée la gazelle ! On n'a pas revu les Visiteurs ! Un peu trop ardu pour des enfants. C'était le style de cons à qui rien n'arrive et qui montent au Mont Blanc en tongs, ça !!

 

On s'est pris un bon coup de soleil plein badin, on a empli les poumons de bon air, et rempli le sac de gros marins et de thym pour la tisane salvatrice.

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 21:37

Ce super week-end de 3 jours dans un gîte, à Brignoles haut lieu du haut Var, est le bien venu. Les filles sont contentes. Et bon, nous aussi. Ça s'annonce bien ...

Pense un peu, depuis la sortie de l'école, toutes s'affairent à ne rien oublier. Elles s'émoustillent de ces furtives vacances. Tout le monde est prêt, les maillots dans le sac (parait qu'y a une grande piscine), le sac dans la malle de la voiture, la voiture ronronne et les ceintures sont bouclées. T'y as remarqué le singulier à sac ? Y'en a qu'un, et encore il est pas plein ! Allez, roulez jeunesse.

19h00, on peut décarrer. Le Jarret est comme à son habitude, embouteillé. Je prends deux trois ruelles pour éviter le merdier et rattraper la passerelle de Plombières. L'A7 est, elle aussi bondée, alors on prend dessous pour aller récupérer l'A55 par derrière. Rond point d'Arenc, feu rouge, on passe sous l'A55, au pas, elle aussi. Le Cisco de 24h Chrono retenti. On a emmené la télé ? Non, c'est la sonnerie de mon portable. J'ai un message de Jack Bauer (pour ceux qui connaissent pas la série, c'est le héros de 24h Chrono) : il descend à la Joliette. Un coup de volant à droite dans le rond-point et on arrive aux portes du Port Autonome de Marseille (il a changé de nom, mais c'est toujours le Port de Marseille, pour l'autonomie, on verra plus tard !). Je signale à mon assistance que je dois déposer un colis à celui qui vient de m'appeler. Un coup d'œil dans mon rétro et je le vois 3 voitures derrière, dans son cabriolet, le coude à la portière. Lui, c'est Benoît, un collègue du boulot qui a décidé d'aller se faire une virée insulaire. Je dois montrer patte blanche à la guérite d'entrée. Je sors en catastrophe le sésame pour pénétrer sur la zone internationale du port. Plus un bruit dans la voiture ! Les filles scrutent les moindres détails, mes moindres gestes. Elles s'interrogent du regard, jusqu'au moment où je m'engage sous le panneau lumineux indiquant des destinations de vacances. Là, je ressens, dans la voiture, une incompréhension, une interrogation mêlée de surprise qui se transforme en une fraction de seconde en joie collective, convulsive, expansive, et communicative. On se faufile dans le dédale de conduits conduisant vers le Danielle Casanova, et je monte avec autorisation à bord de ce ferry. Je t'ai pas mis dans la confidence, mais tu l'as peut-être compris ? On va plus à Brignoles, on part en Corse ! À la paillote, notre petit gîte secondaire, insulaire, salutaire et pied à terre. Mon ami Ben s'est décidé dans l'aprèm et a convaincu ses complices d'aller passer quelques jours chez un ami, et on se retrouve sur le même bateau.

Cabine 7907, c'est au pont 7. On est garé au pont 3, ça c'est pour les repères pour demain matin au réveil en catastrophe quand ta bagnole gène toutes les autres ! Vite, on laisse les frusques dans la cabine pour assister à la levée de l'ancre. Bien sûr, on a embarqué quelques minutes avant le départ.
1, pour mieux sortir demain.
2, pour pas passer 2 plombes dans la file d'attente à l'embarquement.
3, pour l'effet de surprise aux minotes.
4, parce qu'on a envie !
Pont 10, au-dessus de la proue, vue imprenable sur le phare Sainte Marie, le Palais du Pharo en réfection de façades, et la Bonne Mère qui va nous assister techniquement à distance pendant cette traversée. Et sur notre archipel des îles d'If, Pomègue et Ratonneau. C'est parti. On contourne le fief de Fabio Montale à bâbord, qu'il fait déjà nuit. La mer est calme, la lune est pleine et éclaire l'horizon. Miam-miam, un tour du pont 9, dodo, et ... « bonjour, il est 6h30, la température extérieure est de 16°. Pour les amateurs de baignade l'eau est à 18°. Nous accosterons à Bastiha à 7h30. Pour les personnes désirant prendre un petit déjeuner, le restaurant Le Girolata vous servira ».

Débarquement à l'heure prévue. Notre position sur la grille de départ nous permet de sortir des stands dans les premiers. Les douaniers sont là. Benoit se fait pesquer. Normal, y débarque en Corse avec une bagnole immatriculée 33. Mèfi aux radars, direction Furiani pour prendre les miches de la boulangère, quelques croissants et le journal. Contour du Lido de la Marana, et après le second décroché, c'est à gauche, puis à droite. Voilà, maintenant tout le monde sait où c'est ! Soleil, grillades, plage, sieste, jeux sur la plage, baignades (l'eau est à 25°, faut que je le dise au commandant de bord pour pas qu'y dise de conneries au micro), coups de soleil, apéro, photos, miam-miam, limaces, fou rire, balade dans les dunes, achat de charcutaille locale, apéro, grillades, rien faire, entretien des coups de soleil, balade dans le maquis, farniente, plage, photos, ranger, fermer, rembarquer, se garer au pont 4, cabine 7903 toujours au pont 7 mais sur le Napoléon Bonaparte, un autre ferry reliant la Corse au continent. Départ, au revoir à la Corse, miam-miam, dodo, réveil, Marseille, débarquement, tournée des écoles, dépose du sac à la maison, retour au boulot, c'est lundi matin, on est plein d'entrain ...

 

Pace salute. (prononce pàtchéé sàloùté)

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 22:37

Déjà, je me suis fait enregistrer le dernier. Quand t'y arrives le dernier, d'un autre côté, t'y as pas trop le choix ! Pardon, je pars en déplacement professionnel et je m'apprête à embarquer sur un vol privé, en classe affaire, pour aller faire des affaires de grande classe. Maintenant, dans les aéroports, je sais pas si tu prends un peu l'avion, dès fois, mais il faut presque te déshabiller pour pénétrer dans la salle d'embarquement. Dessaisi de mon cartable, délesté de ma veste, détroussé de ma petite monnaie, On dirait que tu rentres en prison ! Même la ceinture, ils te font enlever ! Tout est passé aux rayons X. Bon, t'y es là, devant le portique et tu attends que l'officier des douanes de la surveillance t'intime l'ordre de passer. Je m'exécute. Au deuxième pas, je sors de l'autre côté et au même instant l'alarme alarme tout le monde. Halte. On va se la refaire. Deux pas en arrière et re deux pas en avant. On a droit au son strident pour la seconde fois. L'officier s'avance vers moi, parce que c'est moi qui sonne, hein, tout le monde est déjà en salle d'embarquement et bien sûr à 6h30 du matin, y a pas grand-chose à faire alors je fais un peu l'attraction. Et donc il s'avance et commence une palpation corporelle complète, enfin presque, comme c'est bientôt Pâques, il a pas touché aux œufs ! Mais, j'ai eu droit à la vérif des vraies frisettes. Je pressentais bien que ça me jouerait des tours, je te l'avais dit, non ?

Bon, je me rembraille et je vais vite filer ma carte d'embarquement à l'hôtesse d'embarquement, parce qu'on est à H décollage - 10 minutes. Allez, bon vol.

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 00:01

Tu vois, tu fais le choix d'habiter un immeuble pour être à l'abri des nuisances et intrusions animalières coutumières des maisons seules, et putain, y faut que ratatouille s'invite quand même chez toi, ... au premier étage ! Oh !

 

ÔÔh, mais moi je suis atteint de raphobie aigue,  et même de souriphobie ou plus généralement de rongeurophobie maladive tendance psycrochepatte nécrosée ! Sauf pour les écureuils, que je respecte en tant qu'animal mais qui, par ces temps de crise, je néglige avec complaisance quand ils ont une cravate tant ils conservent encore quelques noisettes d'épargne dont je suis prisonnier.

On a par ce temps de crise, un plan marché noir pour s'approvisionner en patates charnues. De la bonne patate des Alpes encore pleine de terre. Des patates, plein champs, ramassées à la main par Raymonde et Germaine, dont on entend encore les échanges amusés :

- On dirait les couilles de Lucien !

- Aussi grosses ?

- Non, aussi sales !

 

Fraîchement livrées en milieu de semaine, le sac de 20 kg est resté tanqué là où il a été posé, le temps de faire beaucoup de place dans la zone de stockage. Entre temps, on en a pris 4 pour se les goûter. Et en ouvrant les volets, à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je constate que 3 des germes importés de Antoine-Augustin Parmentier avaient subi des dommages collatéraux. Des impacts de morsures. On n'a pas de chat, pas de chien. Les seuls animaux qu'on pourrait avoir sont des poux sur la tête d'Elise, mais en ce moment on est bons.

 

En y regardant bien je dois me rendre à l'évidence que les preuves relevées s'apparentent à des traces d'incisives affûtées. Du style gàri, tu vois ?

J'ai placé l'état d'alerte en phase 3. On ne laisse plus les portes-fenêtres ouvertes sans présence dans la pièce. Le soir, Karine lui prépare le souper, pendant que je monte la garde. De bonnes graines de blé diaboliques. Un puissant raticide canadien que j'avais acheté l'an passé lorsqu'un de ses congénères avait abusé illicitement de mon véhicule en ne s'acquittant pas du titre de transport.

 

On est à Marseille, ville propre par excellence s'il en est, où prolifèrent le rattus dévillus. Cette saloperie de bestiole était montée à bord, dans l'habitacle moteur, quand la voiture était garée dans la rue. Et le soir en allant ranger le carrosse au garage, j'ai innocemment accompagné la bête passer la nuit au chaud. Cet affamé a attaqué un pack de lait ½ écrémé, une bouteille d'eau minérale de Vals, et quelques papiers inconvenables à son goût, des rats-go [on se rendra compte le week-end suivant, en montant à Fontaine de Vaucluse qu'il nous avait aussi bouffé les Durit du circuit de refroidissement !]. Ni une, ni deux. A la vue des flaques de lait et d'eau minérale, l'opération nettoyage venait de commencer. Il avait dû sentir des gargouillis et avait dû venir se tapir dans mon bloc moteur. J'ai dû le perdre sur la route, car j'ai rien retrouvé. Il avait adoré mon repas canadien.

 

Comme le mariole qui nous hante le balcon. Lui aussi, il a tellement dû mal dormir qu'ils viennent à deux maintenant. La guerre bactériochimique est déclanchée à nouveau. Reste à dégommer les snipers, mais surtout repérer comment les monte-en-l'air réussissent à s'infiltrer jusque dans le caleçon de Lucien !

 

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 16:43

Ça devait être une partie de plaisir le temps d'une sieste simulée après un shoot de xylo, ça a été un carnage, que dis-je, une boucherie pendant la moitié de l'aprèm. Pour en arriver à quoi ? A me laisser repartir comme j'étais venu.

 

Que je t'explique :

Pour satisfaire à quelques gracieuses séances de bricolage à l'école d'Éva. Mais ne voilà t-il pas qu'en ouvrant le rideau métallique, mon meilleur doigt de ma meilleure main s'est retrouvé écrasé entre le bas du rideau remonté, et son coffre de logement, sous l'influence d'un ressort plein de stéroïdes anabolisant de testostérone. Là, bien sûr, j'ai tiré parce que ça m'a un peu pincé. Une goutte de raisiné croisa mon regard et lorsque mes yeux regardèrent ma main, la guillotine avait partiellement fonctionné en dégoupillant la partie haute de mon majeur, à la base de l'ongle. Oh putain, le bout du bout pendouille à un brin de chair ! Un bout de Knaki plein de ketchup !

Je l'ai recapuchonné avec le pouce, enrobé dans la glace que je destinais à mon Ricard dominical, et en route vers les Urgences.  What else ?

Infirmières, radio, Docteur House me fait recoudre. Et pour que ça repousse droit, Nicolas le jardinier de l'Hôpital, propose la pose d'un tuteur. Une broche, quoi ! Mais avec la particularité quelle affleure le bout du doigt. Plus facile le jour où il faudra la retirer, on aura qu'à tirer ! Une bonne séance de manucure savamment organiser dans un hôpital de campagne ouvert aux 4 vents et la conclusion sidérante mais reflétant de réalité, j'avais bien été amputé, putain ! Un mois d'arrêt de travail ! Bon, en attendant, j'ai toute une batterie de soins un jour sur 2 à la maison et hebdomadaire au dispensaire de l'hôpital du service du centre de la main.

 

Va tenir, toi, avec un bout de ferraille inoxydable sans te taper le doigt, le plus long ! Même avec le gros tampon, et même en faisant attention, obligé tu te le tapes. En ouvrant un tiroir, un placard, une porte, en filant une calbote aux minotes, en ouvrant une fenêtre, en sortant de la douche, en essuyant la table, en cliquant sur le mulot, enfin les occasions n'ont pas manqué. Donc la broche s'est enfoncée, et quand ils ont voulu la retirer, elle était bien tapie au chaud et à montrer de la résistance. Mais rien ne rebute un interne, même l'éventuelle douleur que je pourrais ressentir. Ni une ni deux, une seringue un litre d'anesthésiant, et 2 piquouzes à la base de chaque côté du doigt, là sur la table de soins de l'infirmerie du dispensaire du centre de la main de l'hôpital public plein de courants d'air de la Conception. Il fait un peu chaud, je dégrafe le haut de ma chemise, et, ... je me retrouve assis sur ma chaise basculée sur le dos avec 2 infirmières qui me tiennent chacune une jambes en l'air, 1 autre qui m'a placé son gonfleur sur le bras pour me prendre l'attention, l'interne accroupie à droite et une autre infirmière venue en renfort légèrement vêtue sous sa blouse, derrière ma tête, sous mes yeux. J'avais sombré !! Évanouissement dans les pommes. Plus de risque. On se file rencard pour la radio puis pour le retrait dans un lieu officiellement conforme : le bloc opératoire.

Le jour venu, en chirurgie ambulatoire, je me dépouille de mes frusques pour me mettre en conformité avec la tenue exigée pour le repaire du bistouri, tout nu sous le chasuble. A poil pour me retirer 1,5 cm d'une aiguille de seringue dans le doigt rentrée sous 0,5 cm. Un contraste avec le bloc des urgences où tu arrives en lambeaux crasseux et où on prend aucun égard pour la nosocomialité, bon on n'a pas trop le temps. Les urgences, c'est quand c'est urgent !

Pendant l'intervention une infirmière échangea un tir de seringues sur un interne de passage à découvert. La guérilla dura bien 5 minutes. Je me trouvais allongé au bloc avec tout le bordel dessus (couverture, champs, tensiomètre, ...) en plein séance de tirs de seringues de compétition. J'étais rentré pour 1/4 d'heure, je suis resté 1h1/4 sans que le chirurgien en devenir n'ai pu extraire la broche récalcitrante. Au bout d'un moment de tripotage,  j'entends Damien, mon urgentiste que je retrouve pour la phase finale me dire : " Sois je tire et la phalange vient avec, soit on incise partout, soit on la laisse au chaud car elle s'est prise le cartilage et au bout d'un moment, l'os la rejettera, et elle remontera vers le bout du doigt. A ce moment là on ré-incisera pour la sortir ".

J'ai pas osé soumettre l'idée du tire-clou ! Il a même usé d'un aimant pour l'appâter. Quand ils ont commencé à parler d'aller chercher un marabout, j'ai jeté l'éponge. Tu vas voir qu'avec cet émetteur à la con dans le doigt, ça va carillonner aux portiques de sécurité dans tous les bons aéroports.

Heureusement que je suis allé au centre de la main et pas en chirurgie générale !

 

L'instant de sieste simulée a donc été plus long que prévu. L'histoire d'un dimanche où pour vouloir verrouiller, j'ai un peu dérouillé !

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