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  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 15:17

... suite et fin :

 

Dans l'année 354, période antémoyennageuse où le calendar des postes n'existait pas encore, Libère-le-Pape dit ouf et inscrit Noël au mercato du 25 décembre de son calendrier officiel gravé dans la pierre des Tables de la Loi céleste. Pasqu'avant, on savait pas quand il était né, le divin enfant. Certains disaient qu'il avait naquit pendant une partie de pétanque acharnée entre la drim tim des Trois Mages, invaincue et championne de Galilée, contre l'équipe locale des Best-L'Ohème de Judée. Les locaux se sont fait étriller 13 à 0, mais au moment du 13ème point lorsque Balthazar soigna un carreau sur place, acclamé par un public en délire, Marie, assise en tribune sud, perdit les eaux et fut emmenée dans un lieu calme le plus proche, à savoir : la cave de la buvette. Malgré les tergiversations et les tentatives de diversion du tavernier, on y découvrit des animaux utilisés pour la contrebande de lait d'ânesse organisée. Aussitôt un scandale éclata. Dans un même temps on envoyait chercher la sage-femme, mais quand tu perds 13 à 0, y a pas de miracle, tu euh et puis Fanny (Epiphanie). Il en fallait pas plus et c'est resté ce jour là le repère de la naissance de Djèèzù. En tous cas, c'est ce con croyait jusqu'à ce que Libère libère la date. En fait, pour des raisons d'organisation d'agenda début janvier ça l'orangeais pas, il devait tirer les Rois sur le pont d'Avignon puis partait en séminaire annuel de Papes en Papouasie.

 

Mais c’est au 19ème siècle, que la fête de Noël a pris tout son sens de vraie fête de la famille. Un pasteur américain écrivit en 1821, un conte de Noël pour ses enfants (pasque lui en tant que pasteur, il était pas lyophilisé, il pouvait avoir des minots). Un conte dans lequel un personnage bedonnant et sympathique, habillé de vert par el gran' coutourier Vert Satché, apparaît dans un traîneau tiré par huit rennes : le Père Noël.  Il (le pasteur, tu suis ?) venait de remplacer la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, la crosse par un sucre d'orge, l'âne par les rennes et le débarrassa du père Fouettard.

 

En 1860, c'est le caricaturiste du journal Harper's Illustrated Weekly de Nouille Orque, qui affuble le père Noël d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir. Mais c'est 70 ans plus tard, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Cola-Cola. La compagnie cherchait une nouvelle mascotte pour inciter les consommateurs à boire du Cola en plein hiver. Il est encore plus sympathique, paré de rouge et de blanc, aux couleurs de la bouteille, buvant cette boisson énergisante afin de se requinquer pour sa longue nuit de distribution de cadeaux aux enfants. Le mythe était né.

 

Selon une récente et néanmoins sérieuse étude suédoise, le traîneau du Père Noël filerait à une vitesse de 5.800 kilomètres par seconde pour apporter à temps, des cadeaux aux enfants du monde entier. La nuit du 24 décembre, le Père Noël fait pas moins de 2,5 milliards d’arrêts pour livrer des présents à tous les enfants. Sachant qu’il y a, en moyenne, 48 habitants par kilomètre carré sur la planète, que 20 mètres séparent chaque domicile du suivant et que le vieux barbu à houppelande dispose de 34 microsecondes pour chaque arrêt (et pas une de plus, pour glisser par la cheminée, déposer ses paquets et repartir aussitôt en lançant son célèbre "Ho ho ho !"). Quelle est la longueur du traineau ?

 

Les consultants en ingénierie qui ont réalisé cette étude sont partis du postulat que le Père Noël débutait sa tournée au Kirghizstan et non au pôle Nord ou en Finlande, comme le veut la tradition. Ils expliquent très sérieusement que c’est en étant basé en Asie centrale que Papa Noël réaliserait tous ses déplacements de façon optimale et perdrait le moins de temps. En effet, si le traîneau part bel et bien du Kirghizstan et voyage dans le sens inverse de la rotation de la terre, il aura 48 heures pour livrer tous ses cadeaux. Selon une autre étude complémentaire, l’attelage, chargé de tonnes de cadeaux et voyageant à une telle vitesse, serait condamné à se désintégrer en 4,26 millièmes de secondes, en raison de la résistance de l’air. De quoi faire tourner en bourrique tous les radars fixes !

 

De nombreux détails rappellent encore aujourd’hui les rites païens : le sapin, la bûche, les cadeaux ... cependant, un débat subsiste sur l’étymologie même du mot "Noël". Proviendrait-il en effet du gaulois, par la contraction de noio (nouveau) et de hel (soleil), ou du latin natalis (la natalité) ?

 

On attend vos avis. Les plus sérieux recevrons un cadeau remis par le Père Noël lui-même lors de sa prochaine campagne.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 15:10
Etape 3 :
 
Alors, maintenant on a la mousse, mais aussi, du papier ciel qui servira de fond, un long papier alu qui rappellera la rivière, quelques bouts de branchouilles du sapin ou du romarin représenteront les arbres, quelques graviers les rochers, … Si tu as le temps, tu te confectionneras un pont, un puits, une étable, un moulin (eh voui, on est en Provence …) sinon, tu peux te fendre de quelques petits billets pour les acquérir, puis tu peux planter les santons.
 
Les santons de La Crèche, c'est pas les restes des sujets des Gâteaux des Rois des années passées, hein ! C'est les vraies figurines en argile "made in Provence" de petites et moyennes tailles qu'on veut voir. Les grands modèles, tu les laisses pour les étagères des grands-mères, les vitrines des associations de tricotage et les musées de la terre cuite.
 
La coutume de la crèche familiale a été, bien sûr, exportée de Marseille au XIXème siècle. L'action qui s'y déroule, est un arrêt sur l'image autour de la représentation qu'en fit Antoine Maurel, l'inventeur de la Pastorale, sur une idée originale de Nicolas Saboly, avec des décors de Roger Arte et des costumes de Donald Cardouel. Une pièce parlée et chantée en langue Provençale par les habitants des villages. C'est l'histoire de la naissance d'un roi plus puissant qu'Hérode, ce héros. Tout un monde non biblique apparaît autour du minot, et, à l'exception des estra-terrestres, tout le petit peuple porte le costume provençal.
Y'a rien là ?
La Pastorale est jouée sans interruption tous les ans depuis 1844.
 
Avec toutes les particularités qui la composent, on a des bergers qui entendent un ange leur annoncer cette nouvelle au flash info de minuit. Faut dire qu'en plein hiver, ils ont un peu abusés de fermentations raisinées ou autres macérations végétales pour tenir le coup, là-haut dans les nuits froides des collines. Ils redescendirent au village, réveillant tout le monde sur leur passage. Tous étaient du voyage : Bartoumieù, la femme à la brousse, le garde-champêtre, la femme au fagot, le tambourinaïre, la femme aux limaçons, l'homme à la lanterne, le rémouleur qui était encore plus bourré que les pastrés, le meunier, la femme à l'aïoli, le couple de novi, le marchand de marrons, l'Arlésienne, le gardian à cheval, la fileuse, le tonnelier, le montreur d'ours, la marchande de poissons, le brigand, Vincent le vannier, les poules, l'aveugle qui a perdu son fiston, la femme au choux et à l'ail, Mireille à la cruche, le boumian qui terrorise la contrée, la femme au châle, les moutons, le chien et les gadjos de service, Pistachié, Jiget et le Ràvi *. Tous se joignèrent au cortège. Même le vieux Jourdan et sa femme Margarido, qui d'ordinaire avaient du mal à sortir de sous les édredons, le vieux Roustido était là aussi. Tous firent une halte à la ferme de Benvengu pour se bourrer une nouvelle fois la gueule pour l'évènement. Le Boumian jeta même Pistachié, dans le puits. Finalement tous se mirent, dehors et dansant, en route vers la maternité sommairement improvisée par le papa Joseph, charpentier, d'un feu de poutre pour la Marie qui avait vu le loup divin. C'est donc là, qu'elle mît bas sur la paille entre Francis Lalanne et Franck Lebœuf.
L'histoire ne dit pas qui coupa le cordon.
 
Bon maintenant que tout ce petit monde est planté dans le décor de cette belle nuit étoilé, on est prêt à l'attendre, … Barbe blanche.
 
* liste non exhaustive, mais on va se limiter à ceux-là pour coller à la tradition.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 10:41
Etape 2 : 
 
Maintenant que t'y as planté ton blé, et qu'y pousse (j'ai toujours pas la photo du tien, hein ! non, mais je te le dis comme ça), on enchaîne avec la déco. Oh, qu'est-ce tu crois ? Que ça va se faire tout seul ?
 
L'arbre de Noël. Un beau sapin, roi des forêts, qu'il va falloir décorer du pied à la tête.
Traditionnellement, cet arbre de Noël ne doit se faire tripoter les branchouilles qu'à la veille de Noël, c'est-à-dire le 24 décembre, (on en voit qui sont déjà chargés à la fin novembre ! Bientôt on embrayera à la Toussaint !!) et doit être déplumé douze nuits après, pour le Gâteau des Rois. Une remarque, le Gâteau des Rois, c'est le 6 janvier, pas avant. Non, mais comme j'en vois déjà sur les étals je suppose qu'y en a qui z'en achètent ! Je parlais pas pour toi, bien sûr. Pour Noël, c'est la pompe. Non, pas celle que t'y as commandé pour gonfler ton VTT ! Mais, revenons au sapin. Pour les minots et espécialement pour toi, cette année comme les autres, on va se le faire un peu en avance. Alors d'abord, pas de chichi en plastique, hein ? Le sapin c'est un arbre. Et un arbre c'est de la nature. Et dans la nature, on en replante tellement que tu peux prendre un beau sapin roi des forêts, si tu aimes sa verdure, même coupé. [Alors, y a la combine suédoise. Tu vas dans la grande enseigne  suédoise , qui veut ouvrir le dimanche, celle qui donne les petits crayons et des "mètre" en papier. Là-bas, tu achètes ton arbre (bon y en a plus depuis la lune montante !), tu prends un Nordmann, un qui perd pas ses plumes, et si tu leur ramènes quand les trois mages sont venus, y te donnent un bon d'achat. Y z'ont des accords avec l'ONF, pour la réinsertion des sapins en pré-retraite. Un peu comme une loi Fillon, mais pour les sapins. Et comme y a toujours une connerie que t'y as pas à la maison, je te passe les exemples de miroirs auto-collants en forme de vagues, de bougies chauffe-plats, de housses de couette au format scandinave et là c'est encore toi le navet, ou même de meubles, ... eh bé tu utiliseras le coupon de réduc comme tout le monde …]
 
La tradition du sapin de Noël vient de l'annexion (et là, Georges Bouche, il a pas envoyé ses troupes !) de l'annexion, disais-je, d'une idée païenne par les chrétiens, qui voulait que les arbres à feuilles persistantes représentent le renouveau de la vie. Qu'est ç'y se cache dans ce message ? Sectaire ?
 
Bon, tu l'as ce sapin au feuillage persistant ?
Alors, tu lui fais glisser son bas résille immaculé (comme tu sais si bien le faire), bas, je le signale, tricoté main par la mère Noël au fil nylon en maille de 3. Tu le fais donc glisser sur le pied (pareil), ça resservira au retour. Tu le laisses se dégourdir un peu les branches (toujours pareil), un jour ou deux (non, là c'est moins !). J'espère que tu as sorti le socle qui va bien, sinon, comment y tient ton arbre ?
Ensuite, tu peux le momifier de guirlandes qui clignotent, de qui clignotent pas, de qui s'allument, de qui s'allument même pas, de rouges, de dorées, d'argentées, de quelles couleurs tu veux, un peu, mais pas de vertes, on les verraient pas, puis ça porte malheur aux lutins. A force de l'enrubanner comme ça, tu lui mets les boules. Des grosses, des petites, des monoburnes, des qui brillent … Y'en a qui accrochent des sujets sur les branches. Y en a même qui vont accrocher les cadeaux aux branches, une fois que le Père Noël les a déposé au pied du sapin ! On peut tout faire, mais bon, je te vois venir, faudrait pas que ça devienne, non plus, le musée de la suspension. Faut que ça reste un arbre de Noël !
Recule-toi un peu, de temps en temps, pour regarder ton œuvre. Ô malheureux ! Faut qu'on voie ce sapin, quand même !
Quand t'y as fini, tu lui poses une belle étoile tout en haut, en haut, et tu touches plus à rien pendant 3 semaines ! Tu l'arroses pas non plus, hein, il a plus de racines ! C'est le blé qui faut humecter, t'y as oublié ?
Euh, tu lui balances pas l'instincteur dessus non plus, hein !! On te connait ! La neige, c'est en vrai, pas en poudre !
 
Allez, je descends à la cave.
 
Je suis été allé chercher les santons, pasque maintenant, on va faire la crèche. Quoi, tu croyais que c'était terminé ?
Mais avant de tout déballer, viens, on va se faire une balade hivernale, à la Sainte-Baume, histoire d'excommuniquer nos pêchers, un pèlerinage par zéro degré, en quelque sorte. On va aller chercher de la mousse dans la forêt lointaine, où on entend le hibou. Ça se mérite. Mais tu peux y monter en journée, aussi. Tu te balades dans les bois, tant que le loup n'y est pas, à la recherche une belle mousse (euh de la mousse-lychen, pas de mousse-pression, hein, assoiffé) et qui te servira de scène à la représentation que vont nous faire tous les santons, dans ta crèche (certains osent la vendre 11,90€, la mousse, vouai ! 'y a pas de petits profits !!!) .
 
Allez, cherche.
A t'aleur …

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 10:30

Chez nous en Provence, la période des fêtes Calendales démarre à la sainte Barbichette, le 4 décembre, par les semailles du blé. Parce qu'en Provence authentique, pour avoir de l'oseille, faut planter du blé ! A la mode de qui tu veux, mais si tu veux pas être sur la paille, plante ton blé !

 

Oh là ! Pas sur des hectares. T'inquiète pas, tu fourniras pas les minoteries de Banette. T'auras pas à te servir non plus de la moissonneuse batteuse, non, c'est juste pour mettre du vert sur la table le soir de Noël. Une note d'espérance au milieu du Gargantuesque plateau des 13 desserts ! Pasqu'on sait pas, si y va passer Papa Noël !

C'est quand même une tradition qui, si le blé est porté jusqu'à l'arrivée des trois mages, il pourra être replanté dans notre belle terre provençale et porter prospérité. Alors, tout commence maintenant. Récupère un peu de coton hydrophile pré découpé ou pas dans ton armoire à pharmacie, chope une écuelle dans la cuisine, une dont tu n'auras pas besoin dans les 3 semaines à venir, achète un sachet de blé, pas un kilo, un petit sachet format car-en-sac. Si t'y en trouves pas viens me voir, j'en ai en affaire. Du pur blé de poules élevées aux grains. N'oublie pas l'eau, pour asperger.

 

Bon, quand t'y as tous les ingrédients, tu peux commencer ta cérémonie de magie blanche :

  • Prends ta gamelle, écuelle, assiette, pot, coquille Saint-Jacques, ramequin, cendrier, ou ton plus original récipient, une vieille boîte de conserve, un enjoliveur de roue, un quéron, une chaussure, un tiroir, une pigne, une coquille d'œuf, un piston, une boîte d'efferalgan vide, un vieux soutien-gorge même n'ayant pas appartenu à une grosse poitrine …
  • Tapisse le fond de coton, (non y a pas de contrepèterie !)
  • Dépose le blé afin qu'il couvre le "blanc" du coton,
  • Arrose ton amalgame agricole avec "la meilleure eau de France". Pour les inculturés, la meilleure eau de France, c'est notre bonne Eau de Marseille, bénite par la Bonne Mère. De l'eau de la Durance et du Verdon savamment dosée. Celle avec laquelle on gâche, on trouble habituellement la réputée liqueur de Ste Marthe à l'heure de l'apéro. Arrose, ça veut pas dire nègue, hé ? Je te vois venir avec ton arrosoir de cul-pincé ! Arrose, ça veut dire imbiber d'eau suffisamment pour qu'un bouillon de culture puisse s'y développer et donc voir germer ces échantillons.
  • Place ton espérience paysanne dans un endroit où la chaleur et la lumière du jour pourront aider à la photosynthèse de tes graines.
  • Humecte tous les jours. Humecte ça veut toujours pas dire nègue, hé, qu'on soit toujours d'accord ? Encore une fois ! Humecte c'est, mouille légèrement, un peu plus que humidifie ... T'y as des souvenirs de vacances là ou quoi ?

 

C'est à partir de là qui y a concours.

Attention, ça monte vite, surtout si tu arroses à la bière. Un peu comme pour les montées de lait ! Tu peux lui parler aussi ou lui mettre de la musique, pour qu'il se monte à vue d'oeil !! Vouaï ça arrive ça ... Chacun sa technique, mais c'est à la fin du bal qu'on paye l'orchestre. Bon, y a des variantes, à base de lentilles pour ceux qui ont des lunettes. Pour les musiciens, on peut se le tenter à base de haricots, pour les plus quiches à base de pois chiches. 

 

La tradition veut qu'il y ait 3 plantations bien distinctes. Pour que tu montres bien au fantôme des cieux ton implication de propriétaire terrien, pour forcer ce droit de réserve à la prospérité.

 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 15:34

Souviens-toi de cette date. C'est encore plus facile, parce que y a dégun qui se lève pour aller bosser ses 8 ou 10 heures, ce matin. Le 11 c'est deux uns, et novembre c'est aussi le onzième mois de l'année, donc encore deux uns, ça en fait quatre. Et quatre uns, ça fait un carré. Un Carré d'as, pour les pokéristes ou les belotards. Un carré frais gerbé pour les affamés. Alors, souviens-toi !
 
Attention, peu le savent, mais il ne faut pas passer à côté de l'énorme découverte de Christophe Colomb en l'an de grâce 1502. Christopher Colombus est un modeste aventurier du XVIe siècle qui avait déjà découvert une anse verdoyante du territoire américain 8 ans plus tôt sur son bateau en bois d'arbres, qui avait fait le tour de tous les parcs d'attractions, traversé la Vallée de la mort, qui avait déjeuné à South Fork, qui avait dormi à la belle étoile avec Cochise, qui avait imaginé la plus grosse supercherie jamais réalisée dans les studios du Métro Goldwin Meilleur avec Luis Armstrong, un modeste acteur de films fantastiques pour l'heure habillé d'un scaphandre à paillettes et qui sautait sur un fond noir dans la poussière du décor lunaire du studio B9 … un grand pas pour la nulité. Mais si Christophe Colomb n'avait pas découvert l'Amérique, Obama n'aurait pas été élu Président !
Recollons à ce jour de 1502. Afin de se préparer une digne retraite méritée, il vogue ce jour-là sur la mer des Caraïbes à la recherche de sensations reposantes, voit un diamant poindre à l'horizon, l'accoste sans crocodile, et y découvre … La Matinique.
Si c'est pas un évènement, ça !
Où on irait en vacances ?
Lui, y te découvre des endroits de folie aussi facilement que toi la meilleure file d'attente aux caisses de ton supermarché préféré. Y devait travailler pour un voyagiste, ma parole ! 
 
Le 11 novembre, c'est la saint Martin, patron des piétons et c'est la Fête du foie gras. Mais aussi la fête cérémoniale et commémorative des Poilus de 14-18.
Respect.
Le 11 novembre, c'était un jour comme un autre (hormis pour nos amis des DOM) jusqu'à ce qu'un jour où on se noyait dans une guerre à rallonges. Nos généraux pensèrent qu'il fallait en finir avec cette mauvaise partie de Call of Duty, et signer l'Armistice, sur le coin d'une table pas encore débarrassée, dans le wagon-restaurant, … d'un train !
Un train, ça fait un peu redondance. Remarque un wagon-restaurant sur un paquebot, dans un avion ou un sous-marin, on a du mal à se faire à l'idée. Mais c'est pas moi qui ait choisi de signer là-dedans, hein !!! Ceci dit, aux cagoinces, je te l'aurais signé, moi le papelard ! Aux cagoinces !
C'est ce jour, en tous cas, où on a coupé l'eau qui stagnait dans les tranchées ardennaises. C'est le jour où on a remis des bûches dans les cheminées. C'est le jour où on a redonné du pain, du café, des patates, de la farine, du soulagement à tout le monde. C'est le jour où le peuple est sorti du cauchemar. C'est le jour qui rappellera officiellement à Marcelle que son papa ne reviendra pas. Jusqu'à ce que ce même jour, bien plus tard, la rende grand-mère et apaise peut-être cette rancœur envers le devoir de mobilisation.
Le 11 novembre est devenu férié par loi française du 24 octobre 1922. Il aura quand même fallu attendre 4 ans !
Férié, ça veut dire, pas d'école, pas de boulot. Relâche, comme on dit au théâtre.
Alors, penses-y.
Respecte.
 
Eh oui, c'est aussi le jour où des illustres inconnus comme Luther, Danny de Vito, Demi Moore, Leonardo Di Carpaccio, Fédor Dostoïevski, Jack London, Maurice Leblanc, Louis Antoine de Bougainville, Franz Beckenbauer, Asafa Powell, ... ont décidé d'aller pousser l'expérience de la photosynthèse et de la mutation du têtard, à l'extérieur du monde aqueux coucou, à l'extérieur du monde aqueux de leur maman.
Allez, on va leur faire souffler les bougies, puis on les range. 


L'avantage d'avoir son z'anniversaire pendant un jour férié, c'est que tu mets pas la roteuse au frais au dernier moment, tu vois. La roteuse, si tu te souviens bien, on en avait retracé l'historique pour l'arrivée des Rois, rappelle-toi : " … pour mieux comprendre cette eau moite et sans don. L'eau de roteuse a été mise au point non pas par un pharmacien, ni un alchimiste comme on pourrait le croire mais bien par un moine bénédictin du monastère d'Épernay, dom Père Hinion, qui, en secret se tripoter l'élastique sous le charme d'une fille Ponsardin. Possédé par sa jalousie, il a étranglé au champ Pagne avec un cordon rouge, Lucien Clicquot, le mari, qu'elle venait d'épousailler. Veuve, elle rebaptisa cette boisson : l'eau du champ Pagne, qui devint le Champagne tel qu'on se le siffle aujourd'hui. "


Je te parlerai de l'histoire des coupes un autre jour, si t'y es sage.
Un grand moment, tu verras !
 
Garde à vous, pour les couleurs !

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 22:16

Tout commence il y a un peu plus de 2500 ans …

Si t'y es pas un espert en Histoire, tu sais peut-être faire une soustraction ? Alors sans avoir bougé un poil d'un poil, revenons en 500 avant J-C.

 

Astérix et son petit monde d'irréductibles sont en visite bien méritée chez des amis Celtes à quatre feuilles. L'été a été beau et chaud* et se termine en cette nuit du 31 octobre par un feu de camp magistral, coutumes gauloises sans philtre, pour faire fuir les esprits diaboliques, et remercier le Bon Dieu du Soleil pour les bonnes récoltes, la mousson, et tout le bataclan. Les Celtes restèrent tellement cons devant tant de joie, d'allégresse et d'humanité, qu'ils z'adoptèrent aussi cette troisième mi-temps, et se la convertissirent en célébration de leur divinité Samhain. Ça prit rapidement de l'ampleur, bien plus que notre banquet gaulois, tout le monde voulait participer à cette festance.

 

En ces temps jadis et reculés, les Celtes comptaient les jours en nuit et non en jour comme on le fait aujourd'hui, de sorte que leur célébration commençât le 31 octobre en nocturne. Leur rite voulait que Michael Jackson ressorte des ténèbres pour chanter son "thriller" en boucle toute la nuit. Avec ses co-concessionnaires perpétuels, ils en profitaient pour passer faire un coucou à la famille encore dans le monde des vivants, qui, apeurée, se déguisait et se grimait pour tenter de repousser les esprits maléfigues, mi raisin.

 

Pendant la nuit, nos Gaulois, eux, se rassemblaient en cercle. La Haute Confrérie des Duides, Canal Brocéliande Historique, étouffait cérémonieusement le feu, puis frottait des branches sèches du Grand Chêne Sacré pour en faire naître un nouveau …

Un nouveau quoi d'ailleurs, hein ? Devine ?

Tu sais pas ?

Ohh ! Tu suis ou quoi ?

Un nouveau gland ?

Bourricot, va ! Un nouveau feu !


Les druides remettaient à chaque porteur-de-culottes-à-la-maison, de quoi rallumer le feu de la cheminée familiale jusqu'à l'automne suivant, afin de les protéger tout au long de l'année à venir. La fête de Samhain occupa les esprits pendant des lunes, avant qu'Odilon, au Moyen Âge, sorte la sienne de dessous sa soutane et la francise en "La Toussaint".

 
Nous, notre vraie Toussaint à nous, c'est la fête de tous les autres saints qu'on n'a pas au calendrier des Postes de l'Almanach : les san Antonio, saint Glinglin, saint Frisquin, saint Emilion, saint Agur, sainte Gabelle, saint Traupet, sainte Nitouche, saint Gapour, saint Nomlabretelle, saint Faunie, saint Ptaume, saint Tespri, saint Sulté, saint Ture, saint Foi saint Vinxin, sainte Marydelammère, saint Jèr, saint Cyr, saint Piérémikelon, saint Petersebourre, saint Doidelamin, saint Dernièreminute, saint Colonalahune, saint Dical, saint Crusté, saint Patik, sainte Merlégliz, saint Taule, saint Taxéror, saint Serré, saint Tégrai, saint Plissité, saint Siliconé, saint Kanté-un et consorts ... On les a tous regroupés dans cette journée. Alors, quand tu souhaites les fêter et que tu passes chez ta fleuriste préférée, tu as le choix entre 256 couleurs de chrysanthèmes. Y a que ça en ce moment, ça, et des fleurs en plastique. Vouai, mais du beau plastique, pure imitation des vraies. Le chrysanthème, c'est la seule fleur naturelle de saison qui orne chacunes des constructions mortuaires de nos défunts morts disparus.

 
En tous cas, y en a qui on prit leur sacerdoce bien à cœur. Chaque 1er novembre, ils ont rencard au cimetière pour nettoyer la tombe et mettre le pot. D'un autre côté, y a du boulot ! Ils viennent qu'une fois par an ! Alors que normalement c'est le 2 qu'il faudrait qu'ils y briquent la pierre tombale. Ils dérogent à la règle. Mais tu sais ce que c'est dans les familles, les gens, y sont pas toujours d'accord. Alors plutôt que de rencontrer cette pauvre courge de Nicole, y z'y vont la veille. Comme ça, quand elle arrivera, le lendemain la Nicole, elle aura plus de place pour poser son pot. Et comme ça, elle le mettra dans le gravier, son pot, nah !

Dans le gravier !

 

 
*contrepèterie belge

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 21:36
Ça plombe un peu.
D'abord, faut en avoir envie, et toi, t'y en a une énOrme envie.
Ensuite, il faut bien choisir ta toilette.
Généralement, c'est une opération de camouflage. Tu te lèves pas comme ça pour rien !
 
Droit dans tes bottes, t'y penses depuis un bon bout de temps. Cette idée germe en toi. Ça te tenaille les entrailles, puis tu l'as tellement dans la tête que ça devient une obsession. Y'a pas d'alternatives. Faut y aller. C'est dans les trippes, tu l'as ou tu l'as pas. Et là, tu l'as !
 
Tout est prêt. Prêt à agir spontanément dans une phase, longuement répéter dans ta tête. C'est un moment solitaire que l'on n'a pas envie de partager. Seul face à son ton destin, tu avances à pas feutrés. Pas besoin de rameuter tout le patelin !
Tu progresses sans bruits, car l'effet de surprise a son importance. T'y es parti bien chargé, et l'envie d'alléger la cartouchière va te gagner car plus le temps passe, plus l'envie monte. Tu furettes en maîtrisant le moindre mouvement qui pourrait te faire perdre ta concentration.
Tu transpires.
Tu relèves ta lunette.
Ta respiration se cadence, un peu comme pour un accouchement. Mais c'est toi qui travaille, qui va te libérer
Tu te postes, tu vises. Ça y est, tu ajustes. La cible est en point de mire. Tu souffles lentement et sans bouger tu te remets en place.
- Souffle !
Soudain, Pan ! Pan !
Deux coups supers pausés, …, et manqués.
Des salves à blanc, c'est pour impressionner. Décidément l'âme humaine retrouve sa place dans le monde animal. Il est de nature bestiale de marquer son territoire, d'impressionner. Notre instinct dominant remonte à la surface.
Mais là, c'est le bon moment. Accroupi, tu respires un bon coup et te remets en apnée. Tu fermes un œil, souvent les deux ! Quelques gouttes de sueur perlent sur ton front. Le gibier sort du bois. Tout s'enchaîne. Seul face ton destin, le coup part. Et un bruit sourd te confirme la chute de ta prise. Une odeur d'humus empli la zone et tu te hâtes de vider le chargeur. Tu plies armes et bagages. Ici, t'y es cuit, démasqué, l'endroit est sinistré.
 
(quelques vers pour la pêche …)
En te redressant dans ce lieu aussi respectable,
il faut te tenir ici, comme tu te tiens à table,
et garder le bord de la lunette,
aussi propre que celui de ton assiette.
Si tu viens sans journal, ni paille,
lèche-toi les doigts, au lieu de salir la muraille.
Un courant d'onde pure épanchant l'autel fumant,
rendra à ce lieu solitaire tout son aspect accueillant.
 
Lâche de tes doigts crispés, la détente au bout de la chaîne.
Essaye-toi donc au contrepet, car il est plus facile de sauter de la chasse à la fête.

 

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 02:00
Depuis que suis été minot, c'est le jour où c'est que c'est que j'ai vu l'Ascension d'un bœuf dans le ciel. Un bœuf, un toro, quoi ! Une vache sans mamelle mais avec des cornes, tu vois ? Oh, faut le vivre ça, oh ! Non, j'avais rien mangé d'halogène. Je parle d'un temps que les moins de 2 x 20 (petit devoir de vacances, faut garder le niveau) donc, que les moins de 2 x 20 ans ne peuvent pas connaître, ça m'émeuuuh.
Il était une fois, dans une haute cité médiévale bien avancée de l'arrière pays gardois, que du haut de sa tour citadellée, hé bé, la bête à corne prenait son traditionnel envol. Le volo-bioù de Saint-Ambroix. Vouaï, sur la Cèze. Pas l'autoroute, ni la nationale, non, à la frontière cévenno-vivaroise. La Cèze, c'est la rivière où on se trempe les pieds, tu peux également te tremper le popotin, si tu te trouves une belle beaume.
Mais n'y va pas pour le voir, y saute plus le bioù ! Y l'ont transféré pendant le mercato, dans le club du feu d'artifice. Maintenant tu le sais ; si t'y es dans les parages l'année prochaine viens faire un tour au pied de la citadelle.
 
Mais y a bien plus grave.
Quoi ? Ne me dis pas que t'y es pas au courant ? Le 15 août, c'est ce jour où c'est qu'on fête, qu'on célèbre, qu'on commémore, enfin, qu'on s'en souvient quoi, l'anniversaire du rapt de Marie, par des z'estraterresses. Non, elle avait bien fini sa soupe aux choux, et là, on touche à la religion, c'est du sérieux.
Je crois que, depuis, sa famille s'est fait une raison. Y parait que ça s'est passé dans la maison de Atchoum (mais non, pas l'enrhumé de Blanche–Neige), dans sa demeure du Cap Ferrat, Saint Jean ! Putain, dans cette famille y z'ont pas de chance, hein ?
Déjà, son niston, elle l'avait mis bas sous la table, dans la crèche, entre un bourricot et le volo-bioù, devant les flashs de tous les papas rasés des magasins pipoles, sous les yeux du père adoptif charpentier, ou en revenant je sais plus. Après une jeunesse pissainlauve, y parait que le minot, y voulait pas traverserdans les clous, pas conventionnel quoi. Il voulait que les gens le regardent, et régalait son public en montant des spectacles de tours de magie ! Et à l'époque, faire apparaître des pains au chocolat à la cantine, ou marcher sur l'eau à la piscine, c'était pas très bien vu. Tu parles d'un garnement. Il a été mis aux arrêts.
Sa mère avait alors était recueillie par Atchoum, tu te rappelles, un collègue de travail. Un hurluberlu qui prédicatait avec lui pour sa communauté espirituelle. Et c'est là, qu'elle a été enlevée. Tu vois un peu le destin ! Je sais même pas si y a eu une demande de rançon, mais ça ressemble à un coup des palestiniens, ça, non ? Pourtant le monde occiental avait dépéché ses meilleurs limiers. Hercule Poirot, Sherlock Holmes, Starsky et Hutch, même Navarro ont promené leur loupe sur place, et force est de constater qu'ils ont tous fait choux blanc. Quoiqu'elle Éphèse, ça a été confirmé par Éole en soufflant dans l'évent Gilles.
Je m'interroge : il était où le charpentier, là, hein ? 'tain, cui-là, jamais là quand y faut ! Devait être encore en train de se bombarder à la cervoise.
   
La Papouasie en a quand même fait une légende. On parle de Marie, tu suis ? Mais c'est Maurice, Mauriiice Bénichou, empereur de Constantinople, qui a senti le bon filon. Il a ordonné cette journée comme étant la fête de la Dormition. Ah ! Lui, il était pas endormi, con. Il a pensé à ça, 6 siècles plus tard ! La télé n'existait pas, on n'avait pas encore inventé radio Londres, et Gutenberg n'était pas sous rotatives, juste à cause que des petits malins colportaient des blagues dans les villages de Judée, Idumée, Galilée, Assouafé, Atésoué (tu vois qu'on s'enrhume ici !), et yavée des ahuris qui les croivaient.
Ça sent la légende du téléphone arabe, ça …
non ?
     
En tous cas, c'est une date mondialement épinglée … Roland est anéanti par les Vascons de leurs cornes, sur le col de Roncevaux-le-viconte, en attendant de voir passer la caravane du Tour de France.
Le sacre de Louis 11, ailier gauche et "buteur" de l'équipe de France de 58, a été arrosé au Champagne.
Napoléon, le vrai, le soldat de plomb, décréta pasqu'y naquit sous ce jour, la saint Napoléon. Simplement pour qu'on se souvienne de lui. Quelle humilité.
Tous les acadiens, toutes les acadiennes en feront leur fête nationale, la faute à qui donc, la faute à ... Napoléon.
Et nous, nous en férièreront la journée. C'est aussi pendant ce jour qu'on a inauguré Canal+ à Panama. Que le Général DeLattreDeTassiny laisse son nom au stade, lorsqu'il débarque pour une revue de paquetage au 1erRégiment de la Légion Etrangère à Aubagne–en-Provence. Puis, un tsunami d'indépendance-days, de l'Indonésie au Pakistan, en passant par l'Inde ou le Congo moins belge, du coup.
Sébastian Coe recorde le monde et Lindford Christie le championne, ... so british.
Max, Raoulet Vincent se sont eux, déroutés plus récemment pour retrouver leurs gonzesses, lasses, à La Baule. Quelle comédie !
 

Le radiotéléscope Big Ear de l'Université de l'état de l'Ohio a détecté un signal radio à bande étroite fort et clair. Ce signal était 30 fois plus fort que le bruit électromagnétique environnant, a duré 72 secondes. Cette onde n'a pas été répétée et est donc supposée être un signal interstellaire émis par un pulsar ou un quasar, au-delà des fréquences utilisées et dans le spectre des atomes d'hydrogène dans l'espace. L'analyse qui s'en suivit le localise dans la constellation du Sagittaire

Il a été appelé "Wow !" du fait de la note de surprise laissée par l'astrophysicien  Jerry R. Ehman qui observa l'évènement sur l'impression papier.

Nous ne sommes pas seuls …

 
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 00:04
Mets ta ceinture, on y va. T'y as bien mis les bières dans la glacière ? Allez, roule ...
 
C'est les vacances. Et c'est tellement les vacances qu'on y est en plein milieu.
D'un côté t'y as les juilletristes déjà tous bronzés, si si j'en ai vu cette année, y se sont peut-être pas beaucoup baignés mais se sont suffisament euh trempés ! Donc tout bronzé du soleil en entier , détendus, un brin angoissés de devoir se remettre à l'ouvrage pour gagner les 2 jours et demi par mois, nécessaire pour revivre les vacances de la saison nouvelle, mais toutefois narquois avec le bras à la portière de l'automobile, pour montrer que ça fait pas Galak. De l'autre côté t'y as les aoûriens, encore tout blancassou, stressés, qui ont la bave d'impatience de venir profiter des eaux encore pisseusement timidement chaudes laissées par leurs antagonistes, et chaud-bouillant de consommer leur points-vacances. Quand ça se croise sur l'autoroute, je te dis pas le merdier sur l'A7. C'est simple, quand tu vois les images aux infos à la télé, prise par hélicoptères made in France, n°1 mondial d'hélicoptères civils et militaires, on dirait le tapis de jeu d'un minot qui a abandonné toutes ses bagnoles pour aller goûter. Hé bé, non ! Eux y z'attendent, en vrai, d'arriver à la barrière ! Dès fois, y sont même partis à 2 ou 3 heures du matin, pour mieux être dans la pagaille. C'est comme quand tu vas à un concert, t'as toujours des zigotos qui sont là depuis la veille pour être au premier rang, pas devant l'artiste, non, devant les usines à décibels ! Ceci dit, y'en a 2 qui sont contents, c'est P. Aje et R. Dotorout. Eux, y se remplissent l'escarcelle pendant 2 mois.
 
Euh, pour le soleil, on est en train de réfléchir à une taxe méditerrannéosolaire. Y'a pas de raison. Nous, on est là toute l'année, et quand on veut aller manger des frites avec du sable, y a autant de monde qu'un soir de match aux abords du Vélodrome, en moins bruyant, c'est vrai, mais quand même ! On peut même plus se garer en double file, y seraient capable de faire pareil, après !
Tous les ans c'est la même ritournelle. Chacun se dispute sa meilleure période de congés d'été, et y z'en démordent pas ! Heureusement, y se rencontrent pas. Enfin, sauf si y t-ont pas planté un resto commun, ceux où y a la passerelle au dessus de l'autoroute et où tu craches quand tu passes, et que tes mômes jettent leurs chewing-gum ou des cacahuettes sur la voie inverse à la tienne. On t'as vu.
Pour rien au monde, tu feras mouvoir le juilletriste en aoûrien et l'aoûrien en juilletriste. C'est comme une religion, c'est ancré dans leurs habitudes de rien faire. Pareil que si on te change ton emplacement au camping, celui-là même que tu as depuis 15 ans.
 
T'y as pas remarqué, l'été, le nombre de supporters de l'OM qu'y a ? Sur toutes les voitures immatriculées en dehors du département, t'y as un autocollant de l'OM, les gamins s'agitent dedans avec le maillot blanc. C'est pas innocent, ça ! Au départ, c'est une ruse d'intégration. Y se disent que si ils ne montrent pas d'hostilité à la notre de religion, y se feront pas démonter la bagnole. Bon, t'y a toujours un couillon qui vient avec son chasuble couleur CRS avec une traînée de ketchup, lui vouai, il a des chances de se faire désintégrer. En plus, il est vulgaire, il nous provoque avec son "nique" sur la poitrine, qui plus est avec une faute d'orthographe, ce bourricot a mis un "k". Lui, c'est un intégriste. Quand t'y as compris ça, t'y as tout compris. Ce qui a de bien, c'est que l'intégrant, lui, quand il rentre au bercail, il a compris le message, et souvent, il prêche la bonne parole auprès de ceux qui sont pas partis. Pasqu'on aura fait un grand travail de propagande, gentiment arrosé de Ricard toute la journée et de rosé bien frais, pendant les repas. Et comme y sont quand même pas trop cons, nos contemporains, qu'y z'ont pas du crottin, de la bouse, de la fiente, du purin, du guano, du lisier, de la fumure, de la merde, des fèces sur les yeux, y a pas besoin de leur monter la mayonnaise.
 
Tiens, un épisode aussi, qu'il est bien, regarde : y a des estrangers qui descendent à Marseille pour venir boire un coup, à la terrasse du bar du mistral !
Attends, je vais rigoler un coup, je reviens dans 2 minutes.
Tu sais, le bar où l'eau qu'y te mettent dans le flaï (je l'ai écrit comme ça, pasque si t'y as la main un peu trop lourde, en servant la tienne, le "ï" se transforme plus facilement en "n") donc, l'eau, elle est tellement fraîche, que t'y as même pas besoin de glaçons ! Eh vouaï, tsé, le bar qui te rend plus belle la vie ! Le seul bar de toute la côte méditerranéenne où c'est qu'y a pas un semblant d'accent du midi ! Un peu comme si tu cherchais le bar Mitza ailleurs qu'à Jérusalem ou le bar Touze ailleurs que dans les milieux autorisés. Même dans tous les bars du cours Mirabeau, à Aix-en-Provence, où on parle la bouche en cul-de-poule ou au bar de l'aéroport international, à Marignane, t'y entends les cigales quand tu commandes un Ricard, un 51, un Casa, un Orangina, un Perrier, un Monaco, une mauresque ou un mandarin citron !
Ah putain ! Ça vaut pas notre bar de la marine, hein …
 
Ou alors, t'y a des truffes, aussi, qui z'ont pas froid aux yeux. Y'en a qui veulent visiter la Grotte Cosquer ! Là, je demande une mi-temps pour aller rigoler, et j'en profiterai pour délester un peu pour l'atterrissage, ou plutôt la mise à l'eau, mais c'est la seule occasion.
T'y en as en quête de sensations fortes, qui z'ont envie de se retrouver face au bourru Marcel de Néandertal et sa massue en cuissot de mammouth véritable avec un peu de thym dans un pagne en pure peau de bisons de Phocée. Ceux-là, y z'ont vu l'odyssée de l'espèce à la télé, et croient que c'est comme à Lascaux. Ça commence mal. Oh ! Fadoli, c'est pas Jurassic-Parc, ici. Nous, ça serait plutôt Provensic-Parc ! Y connaissent même pas leur géographie. Le mieux, c'est de les envoyer renifler l'iode hissée de l'Estaque, c'est càfi de peintures rupestres, dans le quartier. Et si y z'en redemandent, te Braque pas, envoie-les vadrouiller sur la route des grands peintres, Cézanne, Marquet, Derain, Dufy, Momo, …
 
Comme toujours, quand t'y en as un qui pleurniche de s'être pris l'anticyclone des Açores et sa canicule en juillet, à coup sûr, l'autre y va se prendre la dépression du golfe de Gênes et ses orages sur le grand coin sud-est de la figure, mais qu'à partir de la mi-août. Et ça, ça le met en dépression pour de bon. Euh, j'en profite un instant pour faire une petite mise au point qui a son importance, au nom de tous les miens, une bonne fois pour toutes, pasque j'entends beaucoup de conneries : la canicule c'est pas à partir de 30° pendant 3 jours d'affilés, même en Fahrenheit et en maillot de bain ! Et si tu t'es fait piéger, tu te retrouves plus mouillé que le maire de Marseille à la grande époque de l'affaire des cliniques ou que si tu étais tombé du Pitalugue en revenant du Frioul. Y nous on mit une embarcation nantaise pour faire la traversée. Un tabur à fond plat, le Seznec, qui servait à faire visiter les champs d'huîtres dans les eaux vaseuses et les sables mouvants de l'estuaire de la Loire, qui comme chacun le sait, et c'est pour ça que je le répète, prend sa source au mont Gerbier de Jonc (07).
Pour aller au château d'If, Seznec, ça fait un peu galère, non ?
Y nous en manquait des noms locaux ? Le Magnuson, le Skoblar, le Carnus, le Raymond la Science, le Francis le Belge, le chinois, le JPP, le coup de Boli, le Barthez, … et encore je vais pas chercher dans la culture, la médecine, ou bien loin.
 
Nous on est excessif, on offre ce qu'on a de meilleur, et même là, y dénigrent, y sont jamais contents. Un qui pleurniche qu'il a trop chaud, et l'autre qui retrouve la pluie même en vacances. Vouai, mais c'est pas la même tchavanne. Quand ça tombe, ici, ça mouille ! Ça pète, ça colore le ciel, et derrière, le soleil, il est jaune. Jaune comme celui des teletubies ! Jaune comme ce qui faut faire glisser dans le verre arrosé de 5 fois son volume d'eau fraîche pour aprécier.
 
- Bon, la barrière vient de s'ouvrir, lâche la bière et roule …
 
Envoie-nous une carte postale, ça fait toujours plaisir.! On n'en reçoit plus aujourd'hui !
Vive les vacances ...
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 00:00
¯ Allons z'enfants de la patrie, hi, heu, le jour de gloiré état rivé, …
Repos.
Mais, au fait, tu sais ce qu'on célèbre le 14 juillet ?
La fête des pétards ?
Vouai, mais encore, en ce jour férié, moyennement respecté comme la moitié caduque des jours fériés de notre valeureux calendrier ?
Un jour, à force de faire travailler la moitié des gens, on va récolter une raffarineuse idée pour aider [c'est pas le bon mot !] pour aider à la dépollution, ou pour contribuer à la construction de prisons, voire rembourser le gouffre sécuritaire social.
 
Le 14 juillet, mais qui s'en souvient comme étant le jour de naissance de Lino Ventura, ou de la disparition de Luis Mariano ? Dégun, hein ? Je m'en doutais.

Bon, y a controverse, mais, moi ça m'arrange, alors, la première ascension, en 1786 du Mont Maudit, 2450 toises sous la toise, plus connu depuis sous le nom de Mont-Blanc, par la crème des piolets alpins de l'époque, Jacques Balmat et Michel Paccard. Mais ça, on le sait peu, c'est sûr !
 
On se souvient pas mieux, non plus, de la proclamation au titre de général de la nation Corse, en 1755, de Pasquale Paoli, dit "le babu" [prononce bââbou]. Il donna à la Corse, une république, la paix civile, un état souverain, une armée, une économie, une autonomie. Ses troupes feront reculer celles du Roi de France lors de la bataille de Borgo, mais il fut déchu 6 mois plus tard, par les même troupes du Roi qui, renforcées, n'ont pas lâché le morceau. Contraint à l'exil, à Londres, il choisit un autre 14 juillet, 35 ans plus tard, pour son retour à Maccinaggio. Mais çui-là non plus, dégun s'en rappelle.
 
Mais enfin, de quoi se rappelle-t-on ? Retour en arrière.
 
Le peuple a faim. Ça gronde dans nos campagnes. Un petit comploteur de la rue Thubaneau, a décidé d'aller casser les couilles au Roi alors que celui-ci s'affaire à tripoter une serrure. Pas le Roi de pique, ni le Roi de trèfle, non, non, le Roi de La France, le vrai, avec sa perruque à ponpon et son mobilier. Celui-là même qui a fait virer le babu [t'as bien prononcé ?]
Notre comploteur convainc quelques acolytes anonymes, de nécessité la ce déplacement à l'extérieur. Et les voilà en marche vers le Parc des Princes, pour la séance des tirs au but. Oh putain, ça va barder pour la croupe de France ! Les supporters sont déchaînés.
¯ Un kilomètre à pied, ça use, ça use, un kilomètre à pied, ça use les souliers ...
Vouaï sauf que là, y en avait 800 à se farcir, hein, et pas en TGV ! Imagine un peu : les chemins caillouteux, la poussière, la chaleur, la faim, la soif, la fatigue, … décidément on a toujours été de solides rebelles. Déjà que l'autre Roi d'avant, celui qui était resté un peu trop longtemps au Soleil, avait fait bâtir les 2 forts autour du port de Marseille pour surveiller non pas l'arrivée des envahisseurs mais maîtriser la vindicte de la population marseillaise ! Ça nous était resté en travers, ça ! Mais rien ne suffit à décourager nos braves [et pas d'interprétation sur notre sens du mot braves, hein ! On connait !].
En route, nos grandonneurs en convertissent d'autres qui viennent grossir le rang pour descendre triomphants les Champs-Elysées.
Le peuple rallié à cette juste cause, s'en donnât à cœur joie, et cognât fermement sur l'autorité. Un gros mai 68 avant l'heure, et en plus eunuques [sanglants, oh ça va !].
 
Commémorateur de la journée insurrectionnelle, Benjamin Raspail a gagné sa station de métro. Grâce à sa loi, la fête nationale française, instituée en souvenir de la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, jour où le roi de France, contraint, prêta serment devant la constitution : l'ancien régime et la monarchie absolue étaient abolis. La France devenait un régime parlementaire, avec l'abolition des privilèges et la déclaration des droits de l'homme, proclamée l'année précédente par René Cassin, le frère de Marc, Marc Cassin, grand éleveur de sangliers en forêt de Fontainebleau (marcassin ! Hi hi, quelle truffe !) ...
 
Question [vouaï, même pendant les vacances !] : Quels sont les autres emblèmes nationaux officiels ?
 
Ahrrrrrrrrrrrrrr ! Tu les connais pas ?
Ahrrrrrrrrrrrrrr !
Y en a six autres !

Je te les donne, c'est mon jour de grâce. Comme toujours, tu pourras les replacer discrétos dans des discussions qui n'ont rien à voir :
- la devise "liberté, égalité, fraternité",
- le drapé tricolore,
- l'hymne,
- Marie-Anne [en ces temps là, la contraction n'était pas encore de mise] et son benêt frigide,
- le sceau,
- et, le coq.

Répète !
 
 
Nous fêtons aujourd'hui les Camille, saint patron des infirmiers et des infirmières.
 
Maintenant, tu peux faire péter les pétards de Maître Ruggieri.
Ooooooooh, la belle bleue ...
 
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