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Bonjour '

  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 19:13
Comme il n'y avait rien à se mettre sous la canine entre ces fêtes à rallonge du mois de mai et la fête des mamans, je me suis trouvé un petit sujet de discute. Je m'en vais te narrer un peu mes recherches d'emploi. Oh, parce que pourquoi pas !
 
Vaste programme quand depuis près de 2 ans et près de 200 réponses à offres qui correspondaient précisément à ce que je recherchais, je peinais à me faire entretenir. Je ne suis pas de ceux qui déambulent sur les trottoirs, car l'aspect commercial, je préfère l'avoir en face, pour mieux le travailler au corps. J'avais bien essayé de passer par le portage salarial (le portage salarial, c'est effectuer une prestation pour un tiers et la faire facturer par un autre tiers, et cet autre tiers te salarie. Un indépendant salarié, quoi !), mais la clientèle, pas assez novatrice dans ce courant de pensées, bouda cette philosophie. N'en déplaise à l'ouvrier charpentier1. L'excellente idée apportée par lalaurenquestion, piqueuse de grandes surfaces et qui plus est, femme d'un honnête flic entre parenthèses, et surtout, cousine de germaine, donc l'idée de ladite, de créer une structure qui répond aux besoins du personnel médical libéral. Cette idée n'a (pour l'instant) pas donné de suite probante pour d'obscures raisons techniques et secrètes car on touche là, au milieu médical. Je répète, au milieu accessoirement médical. Mais cette idée là, déjà bien avancée, reste sous mon épicondyle. Je n'ai pas dit mes derniers maux, Jean-Pierre. On sait jamais, dès fois qu'on gagne des millions !
Donc, en attendant il me fallait sérieusement autre chose. J'ai par là même créé un blog de professionnel chômeur lamenté, lit sans scié, avec mon image en quadrichromie, à qui la terre entière professionnelle tourne le dos, pour je ne sais quelle raison. Mais quand t'y es au chômage, y en a qui pense que c'est contaminant. En tous cas ces cons te minent.
Mais, voilà que depuis le mois des fous, les choses ont un tant soit peu évolué en coulisses. J'ai créé des liens avec un cabinet de recrutements qui chasse sur les terres de hautes prestations. Grâce à un généreux concours de circonstances, un grand homme politique local, premier adjoint au premier magistrat phocéen (si si, lui-même), a recommandé en personne, mes capacités auprès de quelques entreprises locales, où son influence n'était pas renvoyée aux calanques grecques (phocéen - grecques, tu vois un peu si ça infuse !). Je persistais aussi à m'obstiner, voire même m'acharner à déposer ma candidature sur les sites espécialisés des grosses boîtes, dès qu'une nouvelle offre voyait le jour dans la vitrine. L'APEC, m'a également, en-fin devrais-je dire, orienté vers un atelier de recherches actives auprès d'un autre cabinet de recrutement, en charge de faire baisser les statistiques des "longues durées" dans mon genre.
Puis j'ai senti que la terre frissonnait sous mes pieds. Une pale communication, lundi dernier (le 14/05) m'invitait hélico presto à un débriefing, deux jours plus tard. Ce même 16/05 après-midi, un autre coup de fil brisa mon fuselage en me proposant un autre entretien rotor toujours avec cette même structure, mais pour une autre mission le 22. Décidément !
Mais, que ce passe-t-il, pour que l'on s'intéresse à moi de la sorte ?
Ma biographie n'est peut-être pas si mauvaise que ça. Je n'en ai jamais douté. Et bien, pour qu'une boîte comme ça, mette le nez dans mes affaires, c'est qu'elles devaient être rudement bien rangées (mes affaires) ! Agile comme l'écureuil, puissant comme un tigre, sans se faire plumer comme l'alouette, c'est bien, droit dans mes bottes, même si pour l'occasion, je chaussai d'adorables mocassins marron en cuir pleine fleur, que j'étais bien décidé d'en "découdre" avec le directeur de castings. La séance s'est sainement déroulée, de bons tons, une classique. Mais laisse-moi plutôt te conter la seconde, celle du 22. Viens, je t'embarque en caméra caché ...
 
... J’ai trouvé une perle comme jamais j’en avais tamisée !
J'ai donc rendez-vous avec un certain Monsieur x, pour un poste d'Acheteur, toujours chez Europehélico. C'est tout ce que je sais.
¾ heure d'avance. J'ai mis 30 minutes pour venir de la maison. Je poireaute un peu dans la voiture, à écouter Bourdin and Co sur RMC info, et à 8h45, je vais me signaler aux hôtesses d'accueil avec ¼ d'heure d'avance sur le rdv fixé.
Là, j'ai poireauté 30 minutes (+ mes 15 d'avance), mais sans Bourdin ! Sous l'écran plat qui distille une intro de présentation hélico en boucle avec de la musique zen faite de sons de bambous. J'en ai plein les oreilles. Presque plus de fauteuils de libre, je ne pouvais toutefois, changer de place pour me rapprocher de séduisantes personnes étrangères, seuls fauteuils libres à cette heure, sans attirer l'attention de tous les attendants de cette salle. Donc, je me farcis la soupe de bambous.
Puis, je vois débouler un homme pas très grand. Pas grand du tout, même, j'ai rien contre, mais c'est pour la suite, ...,  avec des lunettes luisantes, en costard sombre. Il me reconnaît, on ne s'est pourtant jamais rencontrés auparavant. Il a vu ma photo sur un CV que je n'ai jamais transmis ou plutôt il en déduit que c'était moi, car je suis le seul singleton masculin, dans ce vaste hall d'attente. Il a du réfléchir, c'est certainement un gros bonnet des Achats, ce mec. A peine, s’il se déride pour me murmurer un bonjour, qu'il tourne les talons et je comprends alors qu’il faut que je le suive, sinon il va commencer l'entretien sans moi ! Putain, vite, j’étais assis tranquillement, et voilà qu’il me teste déjà ? Moi, pendant mes années de gloire, j'ai jamais trop traîné dans les starting-blocks et j'ai des restes. J'ai déjà refait le décalage. Mais, même pas excusez moi, je suis en retard de ½ heure, suivez moi, quelque chose comme ça quoi ! Non, rien de ça.
Lorsqu’on passe le sas "patte blanche", il me montre du geste ce qu’il faut que je fasse du badge. "Ô mastre, je suis déjà venu la semaine dernière pour un entretien qui s'est relativement bien déroulé. Et en tous cas, qui avait bien mieux démarré !", lui parle-je dans ma tête. Et ça, c’est rien de plus qu’un démagnétiseur qui enregistre les fréquences de la carte magnétique qui m'identifie comme étant passé du côté obscur. On traverse quelques rues eurocopteroises dans le plus grand silence. Il doit avoir mal aux dents, peut-être ? On aurait dit Mister Magoo ! Tu te rappelles Mister Magoo, dans les dessins animés ? Hé hé je l’ai devant moi ! Un costume en alpaga un peu trop grand, ou alors s'était un petits bras car je voyais que ses dernières phalanges. Y devait plus y avoir de 16 ans, il a pris du XS. Tellement noir que on aurait dit qu’il venait d’enterrer toute sa famille, il ne pleurait pas mais pire, il chaussait du 36, comme Elise ! Heureusement, j’ai pas vu ses chaussettes. Titi, Walligator, Pokémon, ça restera un mystère.  J’ai même pas fait attention s’il avait une alliance en lui massant  la paluche. Même maintenant je ne me souviens plus s’il portait une cravate, ni quelle était la couleur de sa chemise grise !
On arrive devant un bloc d’Algeco. Un bloc, que dis-je un monument. Il prend l'escalier, un mec en descend, mais mon guide n'en a cure et effectivement au milieu il y a un léger forçage. Imperturbable, mais grâce à sa frêle carrure, il gravit les quelques marches pour arriver sur la plate-forme. Moi, j'ai préféré attendre que le descendant ait complètement descendu pour tenter l'ascension. Ce sont les réflexes de l'escalade, tu vas pas partir dans une voie quand un mec est en train d'en descendre ! Ce principe doit fonctionner ailleurs, je crois. Il m'attend, toujours sans mot dire, et peut-être qu'il commence déjà à me maudire (vouai, ça va !). On pénètre dans un long couloir et vers le milieu il sort son sésame, ouvre une porte à droite et nous pénétrons dans son bureau, j’ai vu son nom sur la porte : JP, un souvenir de se prénom me corse l’ambiance. JP était, aussi, un ancien colllllègue de travail, Directeur Commercial de son état, devenu quelques mois durant, manager du site de Marseille, mais quelques mois seulement. Il n'aimait pas grand monde et encore moins moi, et ça ne me gênait absolument pas. Mieux, ça m'amusait.
Un bureau à la Deniorset’, le successeur de JP qui sera aussi mon remercieur, avec une table ronde pour faire le chevalier. Mais ce n'est peut-être pas son bureau, car comme il ne s'est encore pas présenté, je ne sais toujours pas qui il est. Et là j’entends enfin le son de sa voix, dans le silence feutré de ce bureau, il vient de me demander un CV ! Comment il me convoque à un entretien, et il n’a pas de dossier sur moi ? Comment il m'a trouvé ? Je lui tends mon impressionnante biographie sur format A4 en double page, il la prend, me regarde pour la seconde fois depuis le début de notre rencontre et me dit, pressé : Eh bien, allez-y ! C’est un gag ? Même pas il se présente, il n’a pas pris de quoi noter, et il me fait démarrer en premier ! Je me sentirais bien de lui retourner l'ordre d'exécution !
Je sais même pas sur quoi je dois mettre l'accent, je ne connais pas le poste, ni le service, bon, on y va, on verra bien. C'est peut-être une technique locale pour tester ta déstabilisation. Manque de pot, je ne suis pas déstabillisé, au contraire. Je lui récite ma petite prose en version minimale, en lui laissant de quoi en placer une, pour quelques interrogations techniques. Mais, non, il ne saisit pas la perche. J'ai pas pu m'empêcher, volontairement et sereinement, de faire une petite finesse (je suis comme ça, moi) car il est affublé du même patronyme que la société pour laquelle j'ai pris les responsabilités du Service Achats, il y a 9 ans « tiens, une société qui arbore le même nom que vous », lui dis-je. Enfin, arborait, car elle a été absorbée et dissoute depuis. Impassible. Il ne devait pas la connaître, pourtant 155 ans d'âge, incontournable de toute la bordure Méditerranéenne pour toute la visserie boulonnerie.
Putain, quelle truffe, çui-là ! Je termine ma succincte présentation pensant qu’il allait enfin aborder mes compétences, mes capacités, mes motivations, mais NON. Ça ne l’intéresse pas. Il n’a pas envie de savoir. Je ne comprends pas pourquoi il m'a fait venir. Ou alors, je suis trop grand ? Je laisse un blanc meubler le silence. A ce moment, je commence à avoir des flashes sur l'entretien que j'ai eu quelques jours plutôt, ici même, enfin dans un autre bureau et avec un autre interviewer. Rien à voir. Attention, le voilà qui ouvre la bouche ! Il se met à parler, … en anglais. Oh Bonne mère ! Un mélange d’Alain Prost et de Michel Denisot. Chut, il m’explique le poste. Je comprends pas tout. C’est son accent que je comprends pas, en fait. Faut que je m'habitue, vite. Lui, faut pas être devin, il a appris l'anglais sur la promenade à Nice. Sûr. Donc, je me conditionne à saisir les mots essentiels. Bingo, ça va mieux. Puis il me demande ce que j’en pense !
Euh attends, avant, je t’explique ce que j'ai retenu : c’est un poste d’acheteur qui n’achète pas ! … !?!
Bon mouais, je lui baragouine trois merdes pour meubler, je lui dis en y mettant bien les formes et les "phrasal verbs" pour pas qu'il y est d'équivoques, que ça fait deux ans que j'ai pas parlé le shakespearien, et que, le temps d'aérer toutes les chambres, et ça ne sentira plus le renfermé. Puis, il me demande si le fait que je ne connaisse pas les termes hélicoptèriens est un problème pour moi. Listen my mate, of course not, sir ! My job is to solve enigmas, if I don’t know the subjects, it’s my professionalism to learn them! Je ne le regarde plus. Lui ne m'a jamais trop regardé. Puis il me demande si ce qu’il vient de me présenter me convient ? Dans ma tête j’ai envie de lui répondre : « je commence quand ? ». Mais de savoir que je pourrai travailler avec un flan pareil, je me ravise, et lui lance, que je suis à l’aise in any part of purchasing, et je confirme, any !
J'ai dû tellement le persuader qu'il se repousse de sa chaise, se lève, remet sa veste et m’apprend que c’est terminé. Quoi ? ça fait même pas 25 minutes qu’on est rentré !!! Et il me dégage ! Pendant ce bref entretien, je t’ai dit que j'ai souvent pensé à l’entretien de mercredi dernier. Là, j’avais trouvé l’atmosphère détendue, un interlocuteur curieux, presque enclin à plaisanter. Rien à voir, mais alors absolument rien à voir avec aujourd’hui. Et dire que j’étais là à 8h15 ce matin pour un rencard à 9 ! Y avait dégun pour sortir de Marseille, j'ai écouté les conseils de ma sœur qui utilise tous les jours cet échappatoire, remonter la Blancarde, descendre Libération, prendre Gambetta, et remonter à la Gare pour choper le tunnel, et zou, direct sur la route à radars. Je me sentais bien, comme mercredi. Mieux même, mercredi m’avait boosté. 8h15 Pour ça !!
Bon on se lève tous pour … la sortie. Couloir, il ferme son bunker, on sort de l’Algeco, et retour à l’entrée par les mêmes ruelles qu'à l'aller, les mêmes petits pas et le même silence. Arrivés au sas "patte blanche", il me dit un au revoir que je traduis en adieu, sans lui demandé s’il me rappellera, quand il me rappellera, ou taratata.
Lui, faut l’empailler, l'analyser, sinon l'humanité toute entière va perdre l'identité de cette espèce humaine à sa disparition, ou le bromurer justement pour pas qu'il féconde.
 
Enfin, en fin d'aprèm de cette même journée, après une mini semaine de réflexion et de comparaison sur toutes les nouvelles têtes testées, la Direction de les Ressources très Humaines a compris que j'en avais sérieusement marre de cette longue traversée d'inaction tout à fait improductive, et totalement éloigné du monde de ceux qui se lèvent tôt. Elle a appliqué les nouvelles directives présidentielles officiellement officielles et a décidé, sans que je les force, de me confier un petit bout du gâteau, en pleine confiance. Ils me l'ont bien dit, "on te promettra pas les toujours du grand soir, mais juste pour l'été, à manger et à boire, à tous les recalés de l'âge et du chômage, les privés du gâteau, les exclus du partage, si nous pensons à vous, c'est en fait égoïste, demain, nos noms, peut-être grossiront la liste " Ce à quoi je leur rétorquais "aujourd'hui, on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir soif." Et ils me disent que "j'ai pas de solution pour te changer la vie, mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y, y'a bien d'autres misères, trop pour un inventaire, mais ça se passe ici, ici et aujourd'hui."2
 
J'ai trois enfantes en bas âge, c'est des filles, c'est pour ça qu'il y a un "e". Ma femme ne reprendra pas son emploi, pour plein de raisons dont celle, noble et principale, de veiller à l'éducation de nos enfants. Nous avons une bonne morale, nous n'allons pas à la messe, certes, et nous souhaiterions transmettre nos valeurs à nos fifilles, attachantes et si délicates. Pour ça, elle a à sa disposition un cahier des charges en béton, avec moult contraintes parentales. Aussi, notre situation nous poussera à passer, dès le mois de juillet, l'été dans un mobil home immobile ensablé sur un bout de terrain sablonneux infesté de moustiques. Cette petite aide est la bien venue.
 
Mon manège enchanté décollera dès le 4 juin, chez le fabricant n°1 mondial d'hélicoptère civil et militaire, filiale du grand groupe de la déesse. Ils ont été gentils avec moi, ils ne m'ont pas proposé de faire la plonge du self, je l'ai déjà fait en son temps, en grandes pompes en Grande-Bretagne, ni de recréer une série à la française de Supercopter, mais bien de mettre mes capacités, à faire (ce qu'entre autre je sais un peu faire), je veux parler de mes compétences dans la fonction Achats. Je vais occuper les modestes fonctions de Manager du service Appros mécaniques. Team Leader y z'appellent.
Va falloir tenir la rampe et faire la bonne soudure !
 
Aussi, lorsque je vois qu'une boîte comme ça, reconnaît mon potentiel dans cette fonction, je suis gêné, et presque amer en pensant à tous ceux avec qui j'ai correspondu depuis maintenant 2 ans, et qui n'ont pas cru en moi. Leur boule de cristal est à remiser. Qu'ils se rassurent, tout ce qui m'a été proposé était nettement inférieur à ce que je vais vivre. Tant mieux, car je n'osais espérer pouvoir approcher ce type de poste dans ce type de boîte.
I-nes-pé-ré.
 
Dois-je signaler l'état de grâce dans lequel je me trouve sans outrepasser mon humilité ?
Dois-je exprimer l'état de relâche cérébrale dans lequel notre Brigade se sent soulagée ?
Non ? Bon, tant mieux, aujourd'hui c'était ma fête !
 
What else ?
 
1 Contrepèterie
2 Sans porter atteinte aux Restos du Cœur, c'est plus un hommage qu'une piètre moquerie. Tout ça pour végéter dans du 2d degré.
Respect.
 
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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 23:59


Si toi aussi tu croyais au miracle

 
- tu jouerais toujours tes grilles au LOTO
42.9%
- tu irais voter aux présidentielles
14.3%
- tu narguerais tout le monde
14.3%
- tu ne dirais rien à personne
14.3%
- tu porterais la bonne parole
 7.1%
- tu le vendrais à Paris Match
 7.1%
- tu irais à l'église, ou ailleurs ...
 0.0%
- tu penserais que le PSG s'en sortira
 0.0%
- tu finirais tes mots croisés
 0.0%
- tu ferais des séjours de méditations dans un monastère bénédictin
 0.0%
 
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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 09:23
On le sait, le résultat du 2nd tour ne reflète pas la tendance de l'opinion générale !
Depuis le 22 au soir, à une heure arnaudement avancée des résultats du 1er tour, j'ai sorti mon arsenal mathématique pour la résolution de l'équation à un(e) inconnu(e), et voici mes modestes conclusions :
  • ·      LE VOTE BLANC : souvent on s'obstine pour se faire du bien. Il sert à être en paix avec son âme, pour avoir fait le déplacement jusqu'au bureau de votes. Aucun des candidats en lice ne t'a convaincu, loin s'en faut, et tu ne veux pas les voir au pouvoir. Tu ne sers à rien avec ce bulletin blanc, c'est pas toi qui décide. Alors, tu peux voter exprimer un vote sanction.
  • ·      LE VOTE SANCTION : aucun des candidats en présence ne t'inspire, toutefois un est pire que l'autre. Alors, tu donneras ta voix à Marie-Ségolène.

·      LE VOTE AFFECTION : tu es un converti de la première heure, un bon mouton qui boit les paroles de ton prédicateur. Bien sûr dans ce cas, tout est déjà arrêté, et tu ne trouveras aucune (bonnes) raisons de donner ton vote à une personne pugnace qui se dit ambitieuse pour son pays. C'est donc sans ambiguïté, pour que tout devienne possible, que tu voteras Marie-Ségolène.

Voilà, c'est toi qui nous embarque.
Dimanche prochain, sur le quai de la gare, il y aura deux trains dépourvus de signaux d'alarme, avec le plein de carburant, prêt pour un aller simple vers une demi-décennie.
Composte le bon billet.
 
 
BON VOYAGE
 
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28 avril 2007 6 28 /04 /avril /2007 19:31
On nous prend pour des cons, non ?
C'est un casting pour le cirque Zavatta ou quoi ? Non, on n'est bien calés pour les élections présidentielles, phase II.
Quand tu vois comment ils s'égratignent par micros interposés, enfin en toute objectivité, les griffes sont quand même plus d'un côté que de l'autre, et là c'est pas catwoman, c'est plutôt tendance scatman. On va élire celui ou celle qui va organiser le pays pour les 5 années qui viennent. Autant dire que les 2 représentants qui ont répondu favorablement à l'appel d'offre du peuple et qui ont été retenus, ne s'épargnent pas vertement et ouvertement.
Qu'est ce qu'on en a à foutre que l'immaculée Marie-Ségolène s'affiche à table avec le Père François, si elle y prend son pied ? Pas son François à elle, non, le François du nouveau parti, le PD (le parti démocrate). "Pour mettre les partis dans l'union, et pour élargir au centre, elle appelle à droite et à gauche". Puisque le petit Nicolas ne veut pas en être, qu'il n'en dissuade pas les autres ! Le François, sur la 3e marche du podium, a quand même fait autant, en pourcentage, que le Jacquot de 2002 première mouture ! Alors delà à dire, à faire dire, à colporter qu'il n'a plus rien à faire au second tour, c'est faire peu d'égard aux 7 millions d'électeurs qui ne sont tout de même pas des jambons.
Rassembler, rassurer, s'exprimer, sur ce qu'ils veulent faire de notre pays, c'est tout ce qu'on leur demande ! J'ai du mal à rester insensible devant cette mascarade. Quand j'écoute et je déchiffre tout ce que j'entends et que je lis, je me dis que les dés sont pipés. Un, mène une campagne Napoléonienne, pharaoniquement démesurée, qui a su depuis des mois, voire des années, préparer ce moment et user de sa position officielle, qui prône le respect, et ne respecte rien et l'Autre, "authentique challenger" ambitieuse, organisée mais un peu décalée. On ne peut laisser un tel décalage s'installer. Lui qui est allé piocher les voix pourtant impénétrables du fion national, sans demander l'autorisation, et il s'insurge que sa concurrente emprunte clairement des voix à son ex-collègue ministériel qui s'est ressaisi et souhaite désormais élargir le cercle de ses amis centristes, tout ça parce que lui ne s'est pas entendu avec le François.
Décidément, mauvais petit joueur le Nico !
A moins qu'il ne craigne de ne pas pouvoir accéder au baisodrome de la République, parce qu'il en a vu défiler ce Palais des effusions sous le signe d'éros, Deloir & Dubois le nomme "la maison de rendez-vous" dans leur best-seller SexusPoliticus -un ouvrage que je vous conseille, pas pour le regard voyeur mais pour savoir ce que font dans notre dos les gens pour qui l'on vote-, n'oublions pas Félix Faure et sa madame Steinheil. Mais avant lui, La Pompadour, Murat puis Napoléon et ses Joséphines, Napoléon III et ses milles aventures… Lorsque De Gaulle veut lui donner un usage présidentiel, le passé de l'établissement le perturbe au point qu'il pense s'installer ailleurs. Il y restera et ses successeurs raviveront les anciennes habitudes, ... jusqu'au dernier ?
C'est ça qui lui importe le plus à Nico, plus que la réelle histoire politique. Faire panpan la ripette sur les ressorts de la Présidence, débusquer le maraudeur dans le salon bleu-argent, se faire faire tripette, … hummm un phantasme !
Cette fonction nécessite certainement plus d'importance à la nation qu'à sa propre préoccupation matelassière. Parce que le Nico, y s'y prend vite aux sentiments à ce qu'on raconte, ce chaud lapin …
Allez, un peu de bromure ou de vaseline pour se laisser dominer par ces ultimes ébats électaureaux, … c'est solon.

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 12:37
IM-PLA-CA-BLE !
10 candidats à la trappe, et pour eux, comme l'a titré Le Canard Enchaîné, c'est un "tour niqué" !
31% des électeurs ont préféré Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, contre 26 % à Marie-Ségolène Royal.
Ça veut dire aussi que 43% des électeurs ne les ont pas choisis !
Simplement parce qu'ils n'adhéraient pas à leurs idées, à leurs attentes, à leurs espoirs. Ce qui veut dire aussi que Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa ou que Marie-Ségolène Royal va gouverner la patrie comme il l'entend, avec 69 % ou 74% de prime opinions défavorables, c'est aussi ça la politique. C'est déjà mieux que les 81% de Jacques Chirac au 1er tour de 2002 (le taux de l'opinion défavorable, est inversement proportionnel au taux de l'opinion favorable, bien sûr). Mais Jacques Chirac n'a pas osé gouverner, il a maintenu en un état végétatif les cinq années qui lui manquaient pour  avoir sa retraite.
Est-ce une raison suffisante pour laisser les clefs de la maison France, la destiné de 65 millions d'habitants et le bouton nucléaire à quelqu'un(e) qui ne parle et n'est écouté que d'un tiers des français ?
Réfléchissons, affinons (bien) encore quelques jours pour autoriser le locataire à venir s'installer ...
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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 18:04
QUOI ?
TU SAIS PAS POUR QUI VOTER ?

Qu'on soit bien clair, je ne plaide pour aucune cause. Loin de moi l'idée de convaincre, mais plutôt d'aider à la décision. Parce que de toutes manières, il va falloir oser y aller, se faufiler dans l'isoloir, mettre le bulletin dans l'enveloppe, puis devant le président du bureau de vote, au son de ton nom, glisser l'enveloppe dans l'urne.
Et en plus, il va falloir y aller 2 fois.
Ceux sont les élections qui conditionnent ta vie ! Que tu le veuilles ou non ! Si tu laisses mettre les mauvaises gens aux bons endroits, tu prendras in facto leurs mauvaises décisions ou les moins pires.
Alors, que tu t'en préoccupes, est légitime.

Et pour parodier une parodie en béton :

-          Alors qu'est ce qu'il faut que je fasse ? 

-          Eh bien, moi je me lave régulièrement les mains avec koncianstrankil.
Tu vois, là, il y a les grands candidats et leurs grands programmes et là il y a les petits électeurs et leurs petites enveloppes

 
Les candidats envoûtent de recettes miracles les petits électeurs qui croient encore au Père Noël, tentent de les endormir, de les conditionner, de les manipuler. Eh oui, c'est lâcher. Dans le discours d'un homme ou d'une femme politique, aujourd'hui, rien n'est laissé au hasard. La manipulation est sous-jacente, elle est là, elle rôde. Pour harponner les indécis, pour t'harponner. Alors, si tu n'es pas béat à l'écoute d'un programme, tu ne te laisseras pas endormir, surtout par les recettes miracles de dernières minutes des uns et des autres. Mais, si ton idée n'est pas définie, tu peux trouver une sensibilité, un axe, et tu t'y accrocheras de plus en plus. Même si ce n'est pas ton bord politique.
 
On va se retrouver face à douze candidats, à ne plus savoir que, quoi et qui choisir. De la multinationale à l'artisanale. Mais on ne choisit pas, on s'o-ri-ente. Les 2 meilleurs scores du premier tour se retrouvent en finale, et celui qui dépassera les 50% (même 50,01%), il rafle la mise pour 5 ans. Pas de prolongations, pas de match à rejouer. Pas de réclamations. Parce que là, on parle des présidentielles. Alors de deux choses l'une : soit tu as déjà ton idée bien affirmée, et je t'en félicite, soit tu dois affiner tes idées. Dans le premier cas, on en a terminé sur ce sujet, tu peux lire la suite si ça t'amuse, mais on n'a plus rien à se dire là-dessus. Dans le second, on va réfléchir ensemble.
 
Voilà mon plan : tu n'es donc pas un(e) autonomiste, un(e) fidèle averti(e), un(e) partisan(e) invétéré(e), un(e) convaincu(e) pour une cause, le choix du candidat s'annonce important. Tu n'as pas trouvé celle ou celui qui colle à tes idées, à tes pensées, à tes envies pour ton pays, pour ta vie. Alors, on va procéder par élimination et essayer de découvrir ceux qui pourraient être présents au second tour. Parce que, que tu aies des idées extrémistes, révolutionnaires ou idéalistes, tu sais déjà à qui les donner. Posons-nous.
Aux présidentielles, tu élis le chef de l'état.
Aux législatives, tu éliras le poids qu'aura sa majorité dans l'espace politique.
Revenons à l'élection présidentielle. On va éviter de se retrouver dans la situation de 2002 où il n'y avait qu'un seul candidat à choisir au second tour. On peut rester sur l'idée, que les petits partis ne pèse pas lourd, ici. Ils ont des idées, entendent les défendre, mais ils dispersent l'électorat. Pour certains, le score obtenu pourra servir à discuter d'un report des voix vers un des deux candidats finalistes, avec des rétrocessions gouvernementales (?), … de la pure politique politicienne. Ça nous dépasse. Mais comme tu n'as toujours pas défini quel nom tu allais mettre dans l'enveloppe, on retire de notre liste les "petites idées". Non pas par sectarisme, mais pour être le plus près possible dans le carré final, parce qu'au départ tu ne savais pas quoi mettre, hein ? Donc, pas d'exotisme. Nous, on va rester avec les 4 candidats "poids lourds". Le Pen, Sarkozy de Nagy-Bocsa (c'est son vrai nom), Bayrou et Royal. Ben, c'est là-dedans qu'il faut que tu trouves ton atout. Tu lis toujours, parce que tu n'as toujours pas d'avis défini, donc tu peux encore jeter une carte, celle du roi borgne, vieillot pour un mandat de 5 ans, et si tu optais pour ses idées tu n'aurais pas été indécis(e). La démocratie se doit de respecter sa candidature car il représente un mouvement d'idées, mais la déontologie doit y mettre un frein. J'élimine.
Je pose 4 et je retiens 1, reste 3. Gauche, centre, droite. On se garde les "a, o, r, y" communs. Voilà ce qui représentera +/- 75% des votes du premier tour.
Maintenant, c'est stratégique. Qui des trois ne sera pas en finale ? Ségo ? Bayrou ? Sarko ?
Sachant que pour gouverner ce candidat devra avoir le soutien de l'Assemblée Nationale (ça sert à ça les législatives du mois de juin).
Il te faut maintenant trouver celui (le candidat) pour lequel tu éprouves le moins de considération. Tu le dégages et il t'en reste 2. On va éviter les formules : "le plus souriant", "pile ou face", "il a l'air bien", " pour ce qu'il dit vouloir faire". Procède par élimination. As-tu lu les professions de foi des candidats, leur programme ? Malheureusement ça peut t'aider, mais y a à boire et à manger. Regarde, le bilan de Chirac, le candidat-président sortant,! Qu'en a-t-il fait ? Voilà, ça peut être ça aussi un président pendant 5 ans, rien de ce qu'il avait inscrit dans son programme, n'aura été fait. "63% des français se disent déçus par son bilan. Aussi sur les vingt points abordés, deux seulement sont positifs. Son bilan vaut 2/20. Chirac n'est ni de Gaulle, ni Thatcher, on le sait. Mais cette ombre de président va laisser la France et le moral des Français plus bas qu'il ne les a trouvés. La faute revient à toutes ces occasions ratées de refaire décoller le pays, et à ce qui est finalement la principale caractéristique de Chirac, le manque de courage politique." (dixit Le Figaro !)
 
Que les choses soient claires, s'ils sont là, c'est qu'ils ont les dents longues. Tous. Tu n'y peux rien. Donc, tu n'as pas le choix. Maintenant, comme ces trois noms ne représentent pas le fondement parfait de tes idées, rassure toi, ils ne représentent pas non plus les miennes, mais il faut quand même que tu penches pour celui pour qui, le projet t'est le moins antinomique, le moins antagonique, le moins antithétique, le plus favorable, quoi. Ou alors que tu te positionnes contre celui que tu n'as pas envie de voir aller plus loin. En NE votant pas pour lui, bien sûr !Tu ne trouveras pas quelqu'un qui supporte 100% de tes convictions.
Ne t'inquiète pas, un très grand nombre est, et sera, dans le même cas que toi, indécis jusqu'au dernier moment.
Juste un dernier truc : pas de vote blanc, nul ou autre, car comme on le contrepète si bien : "Aux élections, les non ne seront pas cotés".
Quoi qu'il en soit, tu auras bien fait de voter. En ton âme et conscience et à ce moment très précis tu auras été responsable de ton acte civique. C'est normal, l'enjeu est important. Il faut redonner du courage à la France, comme ont su le faire l'Angleterre et l'Espagne récemment.
 
Allez, courage.
 
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 16:45

 

Qui tu vas nous mettre dans l'enveloppe, toi ?

 

Le démarrage est assez frileux.
T'inquiète, c'est anonyme.
Et en plus tu peux voter plusieurs fois, suivant l'humeur des jours
 !

Allez, viens.

 


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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 22:28
J'étais tranquille, j'étais pénard, dans une ambiance d'arrière salle feutrée du Palais des Congrès du Parc Chanot. J'étais venu faire un tour d'horizon sur ce salon qui réunit les professionnels de la vie éducative, les fournisseurs de matériel pédagogique et de livres, et tous les partenaires des écoles. Je m'attardais chez un fournisseur de stylos et demandais rien à dégun lorsque un brouhaha monte d'un coup, ça flashe, ça crépite, ça interpelle, …Je tourne la tête et je me trouve côte à côte avec notre vice président du Sénat. Enfin, c'est plutôt lui qui se trouve côte à côte avec moi, là à moins d'un mètre. Il s'était avancé pour palucher le gars du stand Reynolds, les stylos qui signent les amendements tous seuls. Et le mec de Reynolds qui se fend d'un brin de zèle, prends dans la caisse deux stylos bleu et un feutre noir, et le voilà qui les enquille pas à J-C !
Tout aussi surpris, car il a de quoi quand même se payer des crayons, il a des supers budgets pour ça et même il lui arriverait de vouloir se faire un cadeau, il en a les moyens. Mais, le J-C, en mauvais relayeur, attrape gauchement de la main droite, la poignée remise par le chaland, lorsque le feutre se détache du lot et sautille par-dessus les autres. Un geste de rattrapage n'y changera rien, il n'a pas envie de finir dans le veston de Monsieur le Maire de Marseille (avé l'accent, si vous plait). Alors, il essaye de s'échapper en tombant à mes pieds. Tout le monde pour regarder le feutre de jais allongé sur la moquette. Y'en a peut-être qui attende qu'il remonte ? En tout cas il est au sol, et le temps s'est figé. Tout se passe au ralentit. Je file un coup de périscope, le mec de Reynolds coi, s'il pouvait enjamberait son stand et se ferait place entre nous, pour venir cueillir son produit, et quiconque dans l'assemblée des suiveurs ne pourrait non plus se porter ramasseur de feutre sans me bousculer le bras. Faut dire que je fais baraqué, aujourd'hui, encore plus que d'habitude ! Là, j'ai mon blouson de moto, le renforcé aux coudes et aux épaules et cintré à la taille, alors ça impose, tu vois. Même les 2 gars de la garde rapprochée ont eu pendant une nanoseconde, l'intention de venir quérir l'outil à signature, mais se sont illico ravisés. Mon regard pétrifia l'assemblée, tous comprirent que c'était à moi d'intervenir. Je me baisse lentement (on est toujours au ralenti, je te rappelle), j'attrape l'engin dans un silence de cathédrale, je perçois des claquements de dents derrière. Au toucher, j'en vérifie la conformité, et en me redressant je fais comprendre à l'assistance qu'il est bien conforme. Un soulagement général s'est fait ressentir. Un gros ouf d'apaisement. Bon, faut dire que je n'ai pas forcé mon talent, j'ai tellement analysé Jack Bauer de la Cellule Anti-Terroriste (le héros de l'excellente série 24 heures chrono), j'ai étudié chacun de ses états comportementaux, - même lorsqu'il n'avait pas de veste ou comme moi, de blouson de moto - que ce geste m'est venu quasi naturellement. Une intervention propre et sécurisée. Jack Bauer, c'est 24 rencontres par an depuis 5 ans, j'ai même adopté sa besace, c'est dire la fascination. Alors, cette opération était pour moi. Tout s'est passé sans oreillette, et je tends donc à César ce qui lui appartient désormais, et l'homme qui me fait face, le vice président de notre Sénat, s'en saisi. Le ralentit retrouve sa vitesse normale, les chuchotements, les bruits de fond reviennent à mes oreilles, il me serre chaleureusement la main. S'il avait pu m'embrasser, il l'aurait fait. Mais la presse est là, et comme la campagne démarre, ce n'est pas le moment de donner du grain à moudre. J-C me remerciera, et me confiera que ses reins bloqués le condamnent à se tenir droit ! Encore merci, puis il s'est éloigné à une allure de sénateur, suivi de sa cour, il tournait vers les stands "lecture". Si j'osais, je lui conseillerais la lecture du Petit Nicolas … de Sempé.
 
Bon, mais j'étais pas venu pour ça, moi. Je voulais approcher l'adjointe au maire, déléguée à la petite enfance. Elle s'était enquillée au milieu du bunker humain qui suivait le Maire de Marseille et ce tsunami sur pattes ne laissait place à la rencontre.  Quand bien même j'eus pu l'interpeller, elle n'était pas là pour une prise de rdv. Tant pis, je passerai par la fenêtre. Mais j'ai quand même fini mon tour pour collecter quelques bons renseignements. Jack Bauer oblige.

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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 23:59

Quelle émission tu ne manquerais sous aucun prétexte :

- Les guignols de l'info (Canal+) 

25.0% 

- Thalassa (France 3) 

18.8%  

- Le journal de la santé (France 5) 

18.8% 

- Côté maison (France3), Question maison (France 5), D&CO (M6) 

18.8%  

- Chef la recette (M6) 

12.5%  

- Questions pour un champion (France 3) 

 6.2% 

- Envoyé spécial (France 2) 

 0.0%  

- Les feux de l'amour (TF1) 

 0.0% 

- A prendre ou à laisser (TF1) 

 0.0%  

- Téléachat (TF1 ou M6) 

 0.0%  


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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 20:00
7 siècles plus tard, on a choisi Aigues-mortes. Oh, pas pour les même raisons qui ont vu Louis IX faire construire ces remparts en pierres des Baux et de Beaucaire. Mais parce que le seul à prolonger d'un trimestre le "Séjour Pittoresque 2006". Puis surtout le seul dans cette Camargue que l'on aime tant. Une offre week-end desk que l'on n'a pas refusé. Une formule de pèlerinage que l'on a souhaité modérer, pour mieux l'apprécier.
Départ dernier jeudi de mars en milieu de matinée, après avoir laissé les grandes à l'école et la petite chez sa mémé. La première étape nous conduit aux Saintes Marie de la Mer, avec un petit arrêt dans la Crau pour y cacher la ciste des airs tiquent.
Aux Saintes, on y retrouve le soleil, la quiétude, et la faim. Il est l'heure de s'envoyer un casse-croûte sur le bord de la route. Une petite balade dans ses ruelles, en repérage, sur le bord de mer, en recadrage, puis un petit café que déjà le vent se lève. On se lève aussi pour faire un passage furtif à l'office du touriste. On est à la recherche d'un tombeau en bord de route, dans les parages. Puis, on prit la direction d'Aigues-Mortes. Oh, pas pour longtemps, à peine à la sortie des Saintes, le tombeau du Marquis était bien là depuis 1943. Au pied d'un tamaris, un ajonc pointé par le trident, aurait du nous diriger pour découvrir la cigiciste. Une bonne demi-heure de recherches et de fouilles n'en viendront pas à bout. Pourtant, nous sommes au bon endroit, pointé par le trident nous avons trouvé le tamaris, mais l'ajonc nous a ajournés ! La coupe récente de l'herbe de cet espace en est peut-être la cause. Ne nous attardons pas, Aigues-Mortes est encore à quelques encablures, on quitte la Camargue aride du bord de mer pour trouver celle des domaines viticoles de Listel. On n'a pas fait la route des vins mais nous nous sommes rapprochés des montagnes de sels de La Baleine. Au passage, on se signale au Royal Hôtel, puis, on décide de prendre d'assaut la citadelle. On se gare en galère, quoique ici, c'était aussi une prison pour les Templiers et autres huguenots et camisards. Les galères étaient amarrées devant la poterne des Galions.
Je te dis pas la caillasse qu'il a fallu buriner, ici. En tous cas le mot de passe est : beau (les Baux & Beaucaire). Car ça l'est. L'enceinte est quasiment intacte, encore de nos jours. Les véhicules sont gracieusement invités à utiliser les nombreux parkings payants tout autour. On n'a pas réellement le choix, … sauf de se garer un peu loin. A l'intérieur des remparts, un autre univers. Des petites maisons mitoyennes forment les rues, des ruelles piétonnes propres, et pour nous qui n'en avons pas l'habitude, ça saute aux yeux. Dans cette ambiance médiévale, on se fait presque toutes les dix-neuf rues plus le "périphérique" intérieur. Sur la place centrale, qui n'est pas au centre, nous sommes intrigués par N-D des Sablons. Nous avons tenté le coup d'œil, et quelle ne fut pas notre surprise, lorsque sur un mur, sur une croix de bois, au dessus d'un énorme glaçon, nous vîmes Jésus. Jésus de Nazareth à Aigues-Mortes ! Il a du confondre avec : la Mer Morte, pour se retrouver ici, anonymement si près de Nîmes, et a ensuite renoncé à son boulot de représentant de commerce de foi. Tous le monde le recherche, et lui, il est là tranquille, suspendu à un mur, à Aigues-Mortes. Un peu amaigri, mais il a l'air d'avoir confiance en lui. Aussi, nous vous demandons de rester discret avec cette information, dès fois que le Vatican le mette aux Prud'hommes ! Remis de cette surprenante rencontre, on s'est remis à arpenter les rues pavées. On ralentit la cadence devant les échoppes artisanales, puis on s'est mis en quête d'une auberge pour ripailler, le soir venu. Quelques tavernes intéressantes, mais notre choix se porta sur Le Galion, hautement recommandé fidèlement depuis une décade par des amis Routard. Pas déçu. Le pavé de toro à la braise a fait oublier la rupture de gardiane. On prend le café et on prend congé. Un tour des vielles pierres by night, et on rentre à la chambre 8, où nous avons tout le confort moderne.
Un contingent de jeunes ligures manifestent leur présence de façon véhémente dans les coursives de l'hostellerie jusque tard dans la nuitée. Le lendemain, à l'aube, Elisabeta, n'est pas présente au rapport. Elle ne répond pas à l'appel. Aussi, ses amis s'en inquiètent et tambourinent à sa porte, qui se trouve jouxtée la nôtre. Elisabeta gueule !!! Un bon petit déj, et en route pour un dernier petit tour dans le bastion. Nous ne donnerons pas suite à la visite des monuments, ni au 1634 mètres du chemin de ronde que nous proposait chèrement le centre des monuments nationaux. Le Grau du Roi et son phare nous tentaient mieux, et ce n'était pas les 8 km qui nous en séparaient qui allaient nous en priver. Non. Mais plutôt un parking payant (11€) à l'extrémité sud-est, bien au fond là-bas dans les marais. Pas de phare non plus. Alors retour gagnant vers une cabane d'observation, une miniaturisation de maisons gardianes d'où nous avons contemplé la faune camarguaise sur la berge du ravin. Un coucou à La Baleine bien au bout des marais salants, en remontant vers la Tour Carbonnière. Autre lieu stratégique construit en même temps que les remparts. Cette tour carrée enjambe la route, avant-garde et gardienne de la place forte, s'élève au milieu des marais, et referme un véritable trésor qu'une vingtaine de fins limiers avaient déjà mis à jour. Nous pouvons désormais faire parti de ce tableau de chasse. Le temps passe, et le ventre est vide. Nous nous rapprochâmes des repérages arpentés la veille. La pluie bruine, les mouettes couinent, et c'est dans la voiture que l'on dîne. Pas un temps à mettre un flamingo dehors. Une virée tout-terrain sur la plage-est, puis retour à l'urbanisation modérée pour le temporaire salut d'adieu à la Camargue.
Les bonnes choses ont une fin, D570, attention aux radars, N113, N568, A55, A7, Plombières, Jarret, garage.
Merci aux embruns iodés, grues cendrées, mouettes rieuses, sternes, avocettes, chevaux de Camargue, ânes gris, flamants rose, canards, cigogne, toros, Popeye, Pinocchio, aux 64 méthaniers dans la rade de Fos, la garderie volante et surtout Lauréarno grâce à qui cette escapade a pu se faire.

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