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  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 08:07

Bon, c'est vrai que ces cinq derniers mois n'ont pas été de tout repos, disons cérébral, et ce, malgré les entraînements avec mon coach, le Dr Kawashima. Mais, c'est comme ça. Tant que t'as rien signé, tu restes au placard ; comme au mercato.
La brume, le brouillard, puis hop, une fenêtre d'éclaircie. Et là, comme le préconise Olivier de Kersauson sur son très marrant Géronimo, la fenêtre météo, "elle est là et peut-être elle se représentera pas de si tôt, alors, alors tu l'exploites à fond !". Pour bosser là-bas dans la plaine marécageuse du Jaï, faut en chier et les faire aussi ! Malgré que ce ménisque intérieur gauche jaloux de son jumeau droit ait voulu à son tour se faire un peu tripoter, soit venu perturber un peu la donne, c'était quand même le meilleur des bons moments de le nettoyer. Maintenant j'ai les genoux neufs et la fenêtre vient de s'ouvrir.
Aérons-nous !

On va donc pouvoir envisager les vacances de ma petite famille Ingalls autrement. Oh, on n'était pas encore devant la porte du Secours Populaire, mais la prairie s'éloignait de la petite maison.

Désormais en fin de délicatesse avec mon genou, il va falloir reprendre et augmenter la quantité et la fréquence de ma Préparation Physique Générale pour condamner quelques altères abdominales persistantes, car les bons et copieux repas de la cantoche redistillent leurs fragrances !

Puis, les bonnes nouvelles arrivant toujours en masse ; après des années de  grosses perturbations et de turbulences, l'anticyclone des Cévennes annonce une sérieuse et inespérée accalmie avec une prévision ensoleillée sur L'Affenadou sur le long terme. Le Thérond n'a qu'à bien se tenir !

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Published by Dids - dans 2008
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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 16:34

Bon, comme on savait pas, rapport à la carte famille nombreuse, on a optés pour la voiture nombreuse. Toujours la même. Oh, pas la peine d'en faire un Scenic, hein ! Toutes manières, comme on a pas fait les photos pour la carte, alors c'était mieux en voiture.

On avait fait le voyage aller le vendredi de fin des vacances de printemps première zone, tranquilles au milieu des camions, pour aller chercher les filles dans leur grand-parenterie francilienne. T'y as remarqué, on dit plus "vacances de Pâques". Normal, à Pâques plus personne n'est encore en vacances.

Vouai, c'est vrai qu'on était pas seul sur le grand ruban. On vivait nos derniers instant de plaques d'immatriculations localisables, pasqu'en 2009 : basta. On changera les départements des plaques en codes. Adieu les voyages dans les départements français à la seule vue d'une plaque minéralogique. Déjà que les minots savent plus les départements,  on pouvait encore un peu réviser. Donc, là on voyageait à la vitesse supersonique. Tu doubles une 45 puis un 60, un 51, une 76, un 59, ... putain, t'y a mal au cœur, dis ! Sur 400 mètres tu t'es fait Orléans, Beauvais, Reims, Rouen et le Nôôôrd.

Remarque un dimanche en fin de matinée, c'est pas l'heure où tu joues à cache-cache sur l'A7, non plus, hein ! Alors quelques voitures par-ci, puis quelques gouttes par-là, nous traversâmes la fôret Fontainebloise un peu relâchés, et encore innocents des 700 bornes qui nous restait à avaler. Bon, on venait de vivre un instant de tension intense de sortie des paddocks, pour la pôle position à la prise du ticket de péage, où t'y a des bourricots qui zig-zaguent jusqu'au dernier moment pour gagner une place sur la grille ! Pasque là, c'était digne du grand juillet, on avait bien 150 mètres de bagnoles à l'enfilade devant nous, et dans chaque ligne. Y désertent ou quoi ? T'y en a y zig-zzaguent jusqu'à l'auto-start. Moi je suis pas entraîné, j'ai lassé faire. Je serrais quand même la 106 blanche devant moi, je matais les snipers. Regardes-moi les, ces cons ! Non, mais regarde-moi ce troupeau de lobotomisés.

Au début, on s'en est pas rendu compte de suite. Mais fatche de, qu'est-ce qu'y avait comme électronique embarquée dans les bagnoles qu'on doublait ! Euh, même celles qui nous doublaient. Elles étaient plus grosses, c'est vrai, mais on se faissait doubler aussi, faut pas croire. Tu sais quand t'y es à 131 là où c'est limité à 130 et que t'y a un 4x4 noir sombre qui fonce dans ton rétroviseur, avant qu'y fasse jouer ses 4 roues motrices, tu le laisses gentiment passer. On a commencé à remarquer ce petit boîtier éclairé à regarder la tête de cons qu'avaient les gens qu'on doublait ! T'y en veut toi du GPS ? Je sais pas à quoi ils leur servaient présentement, mais presque une bagnole sur deux en était pourvu, bien en vue collé à la grosse ventouse en plein milieu du pare brise pour l'avoir à l'œil, dès fois que tu te trompes d'aire à pipi ! Si c'est pour les boîtes à images, elles sont annoncées sur tout le chemin, et celles qui sont dans les pouches, elles sont tellement soudaines que même connectées directement à internet en wifi satellitaire, tu les aurais pas. Pas tant que dégun les balance à la banque de données. Mais non, ils ont leurs boîtes collées pour leur dire qu'ils sont bien sur l'autoroute. Ça les rassure. Dès fois t'y en doubles un qui se le caresse !  Le GPS ! Peut-être pour savoir si le global positionnement du satellite le repère toujours. Tu imagines si y s'égare dans l'aire de repos ?

Jamais vu un tel concentré de cons ! On dirait un échantillon de zoïdes azimutant dans l'éprouvette.  Et pas des zoïdes du sud, hein (merci les plaques minéralogiques) ! Y voudraient être arrivés en vacances avant d'être partis.
Puis t'y as les emmerdeurs, aussi. Putain, cela y sont un moulon. Y roulent un peu moins vite que toi. Tu les doubles. Hop, y se mettent dans ta roue, te collent un peu dès fois. La couleur de ta voiture doit pas leur plaire. Tu te rabats toujours à 131, là y te doublent péniblement ou bien d'un trait bien appuyé, tu vois, puis y se calent devant toi et redescendent à 120. Pas besoin d'être un grand théoricien pour affirmer que dans ces circonstances, dans peu de temps, soit tu vas devoir les pousser, soit devoir encore les doubler. Y jouent sur tes nerfs ces pingouins. Qu'ils soient seuls ou à 4 dans une Audi, ou 806 dans un 806, c'est du même calibre. Le nœud cérébral doit être le même. Et eux comme je te disais, y manquent pas !
Moi, je les redouble, j'ai ma vitesse moyenne à soigner aussi, et je les regarde en souriant gentiment, limite aguichant. Mais tu verrais les têtes qu'y z'ont ! Oh con, des cancrelats. En général ce manège dure pas trop longtemps. Le problème, c'est qu'y se répète trop souvent. Les mecs y roulent à 130 pendant ¼ d'heure, puis y se repose le pied droit de peur de risquer la crampe ! Mais prends donc le train, saltimbanque des voies rapides.

Déjà on était pas aidé par les précipitations atmosphériques de météorologie. Un déluge diluvien que même celui de la création, c'est de la rigolade. Et tu peux pas en parler puisque t'y étais pas, toi. Alors écoute. On a joué au passe muraille pendant 350 kilomètres. Et pas les premiers de 350 kilomètres, non pense-toi. Les nôtres, ceux de l'Autoroute du Soleil. Attends, attends, ça veut pas dire qu'avant on n'a pas manqué d'eau. Je te rassure, quand on a passé Fourvière, la voiture était euh, neuve !

On a transpercé un mur blanc. Un mur d'eau où tu vois que dalle à 50 mètres. Oh, un mur de 350 kilomètres d'épaisseur, faut le vivre ça, hein. Et même à 110 kilomètres/heure, 50 mètres ça arrive vite ! Un vrai déluge de l'apocalypse. Heureusement qu'on descendait, ... on descendait à Marseille et on a profité de cette déclivité ! Pasque si on avait été sur du plat, avec le vent qu'y avait, on se serait pris des vagues dans la gueule, et alors là le mal de mer, je te dis pas ! J'avais prévu cette ondée, ..., le pare brise était frotté à l'ail. Je te donne un bon conseil : quand tu sais que tu dois rouler sous la pluie, hors agglomération, frotte ton pare-brise avec des gousses d'ail. Ça a pour effet de ne pas utiliser les essuies-glace. Pas qu'y servent à rien, mais qu'on y voit mieux tout simplement. T'y as la route en 16/9e.La réaction chimique de l'eau sur le pare-brise aillé, répulse l'eau et tu y vois quasiment comme s'il ne pleuvait pas. Bon au début ça fait déguelasse, mais c'est très efficace. Si tu n'a pas d'ail, tu peux utiliser du rain-x, comme les formules 1. Viens me voir je te dirai quoi.

Alors t'y est là, tu vois, toi tu roules à 111 kilomètres/heure, pasque je te rappelle comme la signalisation autoroutière et qu'un vague souvenir de tes cours de code de la route te l'ont certainement appris, par temps pluvieux ou sur route mouillée, on réduit sa vitesse. Mais t'y as toujours des zozos qui sont plus malins que les autres et qui préfèrent pas ralentir leur rythmes de croisière, et te doublent à 130 voire 150. des malades. Des inCONScients. Tant qu'y viennent pas me faire la toupie devant le capot, je les laisse passer sagement.
T'y es dans le tunnel d'eau depuis des plombes, mais t'y as des distraits qui z'ont même pas pensé allumer leurs feux de positionnement. Eux, tu les vois au dernier moment bien sûr. Et eux, y sont pas inCONScients, non plus ? Là t'y enrages. Mais y sont sur une autre planète, y doit pas pleuvoir sur la leur !

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Published by la Brigade Geffroy - dans 2008
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 23:45

Tu le connais ce mec, toi ?

Eh bien, va falloir te mettre un peu au parfum, c'est ton représentant.

C'est lui qui va représenter tes intérêts.
Enfin tes intérêts, tes intérêts, ... ceux de toute une nation.
Nôtre Nation !
Il va nous représenter.

Ça te fait rien à toi de filer les clés à ce mec ?

Moi je viens de me prendre un uppercut sur le museau !
Non, il va pas aux Jeux Olympiques de Pékin, non. Non, mais tu le vois te ramener une médaille d'or, ce zigoto !
Non, il va représenter la France au concours de l'Eurovision 2008 ! Peuchère, Léon Zitrone, y va se retourner dans sa tombe.
Mais d'abord, ça sert à quoi ce concours ?

A 33 balais (tiens-tiens) c'est en latin qu'y devrait chanter sur Cène avec ses potes, et pour Le Vatican ! 
On dirait Jésus qui a perdu ses pantoufles après une marche digestive de 40 jours dans le désert. 
Putain, y va être frais l'oiseau !
Je sais pas si c'est pas lui qui s'était pris un bus en traversant sans regarder, dans un petit film qui traînait sur DailyMotion et que tout le monde entier de la terre a reçu par courriel électronique l'an dernier ? Déjà, il était en campagne !
Non, ça doit pas être lui, y serait pas ... ressuscité !

Tu sais quoi ?
Quoi ? Tu sais pas ?
En plus il va chanter en ... en anglais. Je te jure.
Non, non, non, il est bien français. Il aurait pu chanter en Ch'ti, en Provençal, en Corse, en Breton, en Basque, en Créole, en ce que tu veux, mais en langue française, bordel !

En fait il y est pour rien, lui. Il a répondu à la demande de France 3. Car il a été choisi, c'est là le pire, par notre grande chaîne nationale calée sur l'espace culturel, et qui a dans son cahier des charges, une mission de « défense de la culture française ».  Y en a qui se sont creuvés le xxx pour que notre langue soit forte, rappelons-nous qu'à deux voies près nous devenions langue officielle des Etats Unis de la bonne Amérique !
Et là on a des réfléchisseurs qui nous ont pondu cette cagade. C'est pas des conneries. On y est bien là, non ? On va finir dans le bétisier, tu vas voir ...

Déjà que ça me nifflait ce spectaclaque ! Chaque année on frise le ridicule jusque dans la France profonde. Là, on va l'atteindre devant l'Europe entière. Je n'aurai encore aucun regret à pas regarder l'Eurovision cette année. J'ai rien contre ce mec, qui chante bien en fait, mais contre ce que certains grands décideurs ont tranquilement usé utile de faire de notre représentation culturelle, une des plus forte au monde, soit dit en passant. Ne nous étonnons pas que des langues meurent tous les jours. 

Parce que si c'est pour gagner qu'on a basculer sur l'anglais, y avait certainement d'autres recettes.
- Dis Monsieur France 3, t'y as pas demandé à Jean-Jacques Goldman de t'écrire un tube ?

Je me calerai "Maouillon Cotillare" dans La Môme, moi. 

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Published by Dids - dans 2008
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 17:28
Damoiselle Mathilde, écuyère débutante
Etait loin de penser les détails qui l'attendent.
 
Elle ne rejoignit qu'en milieu de semaine
Ses 2 sœurs en vacances là-bas dans la plaine
Et prit part avec elles à quelques leçons
De nature à apprivoiser quelque canasson.
 
Saluant tant d'efforts au dressage
Le palefrenier proposa une chevauchée sauvage.
Dégourdissement de pattes dans les parages
Pour clôturer chaleureusement la fin de ce stage.
 
Mathilde sur Fanfan qui suivait Eclipse de loin
En file indienne derrière le cow-boy du coin
Savourait sagement cette mise en balade
Apprenant un peu plus de cette cavalcade.
 
Fanfan enfin sorti du corral
Trottinait de façon cavalière
Ignorant les ordres de sa chevalière
Retrouvant ici ses instincts d'animal.
 
Le faisant remontait jusqu'à son compère
En prenant des allures de trop
S'embarda dans un triple galop,
Ejecta Mathilde les quatre fers en l'air.
 
Elise s'esclaffe de bon aloi
De voir sa sœur atterrie le cul par terre.
La fesse est épaisse mais la douleur est sévère
Et c'est en haut du bras droit qu'elle échoit.
 
Direction les urgences pour finir les vacances
Où le Dr Clooney la condamne pour toute pénitence,
A porter un mois durant, un solide corset
Pour immobiliser un bras bien fracturé.

 

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Published by Dids - dans 2008
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 17:36

C'est la fin. Le pouls est lent et fuyant, le souffle quasiment inaudible et rare.

Au fil des jours, nous sommes au regret de constater que cette rubrique ne trouve plus l'intérêt que nous lui avions conféré.
 
Victime de son succès, elle était pleine de vie et nous nous amusions à commenter les lexèmes déposées par les uns et les autres. Les autres surtout, car les uns venaient ici voir Cathy Mini, de peur d'être reconnus, de crainte d'être la risée des uns mais surtout des autres. Ils s'épanchaient simplement par le trou de la serrure. Alors, d'aucuns s'en suffiront, mais la peine de ces instants enivrera les autres.
 
Nous l'avions voulu communicative. Une main tendue vers le dialogue, une invitation vers l'échange. Elle qui semblait perpétuelle, née de constats. Le monde était un véritable vivier et nous offrait, et vous offrez pourtant, de quoi la nourrir. Mais devant tant de retenue, nous abrégeons sa souffrance et par là même, la nôtre.
 
Nous n'avons pas souhaité la commuer en secret de Maître Cornille. Aussi, c'est avec une profonde émotion, une grande tristesse et de vifs regrets que nous nous voyons dans l'obligeance de constater sa mort clinique. Une dégénérescence dans l'à-propos, une déchéance des séances spontanées, une décrépitude du sens de la formule, une décadence significative, une disgrâce avérée, une aversion lente voué à une mort certaine laissait présager de cet augure. Elle ne tuera plus.
 
L'embrochement préparatoire vers un monde meilleur se déroulera dans l'intimité.
Paix à son âme.
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Published by Dids - dans 2008
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 09:01

Une belle citation transactionnelle ou bien ta meilleure brève de comptoir, un contrepet fumant, un apophtegme singlant, un simple truc qui décoiffe ou une phrase à la con.


 

Viens espincher dans : gros menteurs, euh,  commentaires, et enquille Ta phrase qui tue ...  dans ajouter un commentaire, là, juste en dessous. On est entre nous, alors, fais pas ta chochotte. Si t'y es sage, je t'autorise même à en placer une de la liste dans des repas de familles.


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Published by La Compagnie Geffroy - dans 2007
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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 22:25
C'est un évènement, avec un grand E.
Que dis-je, un évènement national. Tellement grand, que notre nouveau tramway (prononce tran-ouè, ... comme notre maire) sera inauguré, par le président de notre république, dont c'est le moisiversaire. Eh vouai, ça fait un mois qu'il est en place !
Et en tant que bon marseillais qui se respecte, tu peux pas faire l'impasse d'aller faire ton curieux et tester le nouveau tramway (prononce tran-ouè, t'as oublié ou quoi ?), le tram quoi. Et pas dans une semaine. Non, le premier jour !
Enfin un vrai sujet de discussion stérile. On va pouvoir en parler, chuchotter, jacasser pendant des heures, sans faire avancer le tran-ouè ! Faut pouvoir alimenter la faconde naturelle dont nous, bon marseillais, sommes dotés !
Parce que j'entends ça et là aux infos, sur les radios parisiennes : "une nouvelle ville, se dote aujourd'hui d'un tramway. Marseille ouvre au public ce matin son tramway, …" Y sont cons ses journalistes. Oh, jobastres ! On l'a toujours eu nous le tran-ouè. Le 68, y s'est jamais reposé, lui ! Combien de bicyclettes, combien de Solex se sont cassés la gueule dans les rails, sur le boulevard Chave ? Alors, hein ! À l'époque où c'était plus à la mode d'avoir un tram en fonctionnement, nous on a su garder le nôtre, le dernier parce qu'il fut un temps que j'ai pas connu mais que mes parents, si, t'y as compris ? Un temps où tout Marseille était desservie par ces machines sur rails. T'y as bien entendu : Marseille.
La mode du bus lui a fait de l'ombre. Plus maniable, plus agile, plus court, plus haut, plus chaud, plus bruyant, plus polluant, puis un beau jour on te dit que c'est le moyen de transport urbain le plus économique. Il n'en fallait pas temps pour que tout le monde s'en prenne un ! Grenoble, Nantes, Bordeaux, Nancy, Lyon, Brest, et même Paris. Y z'ont 153 lignes de métro, et y se sont fait un tran-vé. Là-bas, ça ce dit comme ça.
Alors, bon pied, bon œil, on va faire les curieux.
Comme on arrive à la station, il arrive. Putain, y z'ont rien à faire les gens ou quoi ? C'est bondé ! Et on est qu'à Foch-Boisson ! Qu'est-ce ça va être aux Réformés !
Bon, tant bien que mal, on s'engouffre dedans. Esquichés comme des sardines, y referme les portes et enquille la première. Il est à cran ! Ça boulègue au démarrage, je te dis pas. Si tu te tiens pas tu chavires, mais là, y a tellement de monde, que tu te tiens à ton voisin ou zine, un peu comme dans le métropol'tain par'sien aux heures d'pointes. Y a même eu à un moment, où une jeune femme moyennement belle mais estivalement vêtue, qui s'est tournée vers le bonhomme derrière elle, et lui dit :
-       -   Dites môssieu, ça fait ¼ d'heure que vous me touchez les fesses !
Et le mec, qui lui répond, tranquille :
-       -   Et alors, ça vous plait plus ?
Les fenêtres ne s'ouvrent pas, c'est des baies vitrés fumées. Y parait qu'y a la clim ! Tant mieux, parce que y en qui sont en forte déliquescence d'avec le syndicat de l'eau et des savonnettes. C'est le tram du peuple à cette heure avancée de la matinée. Le savant de Marseille n'a pas encore sorti sa formule ! Cling-cling la voix off et pas énervée, t'indique que tu es aux Cinq Avenues. Dès fois que tu te sois endormi. Remarque, elle est tellement off la voix, que si tu dors, tu manques les Cinq Avenues !
Attention au départ, cabrage, en route vers Longchamp. Depuis les travaux, j'étais plus passé par là. Même en moto, où je passe partout ! Le boulevard Longchamp, c'est simple, y a plus une seule voiture ! Qui l'eut cru ? C'est magnifique. On se déplace à l'allure d'un troupeau d'escargots sauvages flânants sur le grand boulevard. On a le temps de scruter les détails des façades Haussmanniennes de ce boulevard planatanier. Station National, puis station Réformés-Canebière devant l'entrée du métro, et on va descendre le champ de chanvre. C'est pour ça qu'on ne l'a jamais qualifié en rue, boulevard, traverse, avenue, allée, promenade ou autre. Et vouais, on connaît dans chaque hémisphère, notre cane cane cane canebière, et partout elle est populaire, notre cane cane cane canebière, … parce qu'avant d'être l'artère principale de la ville rebelle, ici sur ces hauteurs, on cultivait de quoi nouer la fibre naturelle pour faire des cordages aux embarcations qui faisaient le plein dans le très Vieux Port. 2600 ans d'histoire nous contemple, n'oublie pas. 1 seul arrêt sur la Canebière, en face l'ancien K7, l'ex-cinéma de l'angle de la rue du Théâtre Français. Cette partie de la Canebière est désormais en sens unique, elle se monte. On retrouve le double sens après le boulevard Garibaldi et ses campagnes. Tu vois, je disais pas de conneries pour le chanvre, et çui là, c'est celui pour la Marine, pas celui pour la narine, hein, si tu vois ce que je veux dire ! On tourne à Belsunce. C'est bien plus propre qu'avant ! Et on s'arrête devant l'Alcazar. Je t'ai pas dit mais à toutes les stations y a dégun qui descend et y en a un moulon qui veut monter. En fait, on ne devrait plus dire monter, parce que le tran-ouè est au même niveau que la station, pas de marche à monter, pas d'espace à enjamber. C'est impec pour les poussettes. Nous on en a plus. Tant pis.
Tant pis, ça veut dire c'est pas grave, hein, qu'on se méprenne pas en pensant que l'histoire d'un petit garçon ferait bien l'affaire. Que non. Certes, il serait encore temps puisque 2008 est une année Olympique, et on pourrait encore se qualifier. Mais bon, on a fait nos minima, et en plus on a déjà arrondi le quota à l'unité supérieure. Presque un record.
Encore un peu de visite. On repart par la rue Colbert. On tourne à droite et on s'arrête sur la Place Sadi Carnot. On descend vers la Joliette, et terminus Euroméditerrannée. Ici c'est encore en chantier. Ça construit de tous les côtés. Qu'est ce qui va y avoir comme bureaux, ici ! Va falloir relancer la croissance, pour créer tous ces emplois. Mais bon, j'me comprends. C'est pas le propos.
On traverse la fraîche pelouse. Ah, je t'ai pas dit. Ils nous ont mis de l'herbe entre les voies ! C'est de la vraie herbe qui pousse pas, qu'on arrose peu, qui est verte comme un plein verre de sirop de menthe, et qui nous vient de Tananarive ou de Le Cap. Le bonheur du jardinier du dimanche. On se croirait à la campagne, d'autant que quelques artistes ont déposé des vaches revisitées, sur le parcours. Et de l'autre côté, comme y a rien à faire dans le coin, on attend la rame qui nous rentre à la maison. On est là pour la visite, rappelle-toi. Pour dire au monde entier qu'on a un tran-ouè qui remarche. Un vrai bombardier, conçu par ceux qui fabriquent les canadairs ou les jet-skis, avec toutes l'électronique hi-tech à la française. Ah, ce sacré savoir faire ...
Putain, dis, tu verrais comme y z'ont construit derrière les Docks ! J'y reviens, parce que c'est impressionnant. Avant y avait un grand parking, oh, pas immense. Juste pour recevoir les automobiles des gens qui travaillaient, maintenant les Docksideurs y z'auront à 10 mètres une palanquée de bureaux sur 4 ou 5 niveaux, avec vue imprenable sur le bureau de l'immeuble d'en face. Et les voitures, tu te les gares à Dache !
Ou alors, tu viens en tran-ouè !
Bon, c'est pas tout, mais l'heure du départ approche, toutes les 4 minutes à l'heure de pointe. Là, on se tire, et on se cale juste derrière le chauffeur. Lui, il est bien en place. Enfermé dans sa cabine rafraîchie, avec un tableau de bord sommaire, bon faut pas non plus bac+5 pour conduire le tram, hein, on n'est pas chez eurocoptran-ouè, là, alors simplifions les mesures. Puis, il a 2 écrans vidéo qui diffusent ce que les 2 caméras plongeantes situées au-dessus de ses portes de droite et de gauche, espionnent. Et en couleurs les écrans, s'il te plait. Pour ce qui on la chance de s'asseoir, les sièges sont en pur bois d'arbre. On se retape en sens remontant ce que le sens descendant nous a permis de voir à l'aller. Encore un peu plus de monde à partir de l'Alcazar, puis quelques animations sur le parcours. On se laisse bercer par l'ondulation, quand soudain, en plein Cinq Avenues la rame est brusquement stoppée. On s'approche du chauffeur pour jeter un coup de périscope, et voilà t'y pas que 4 Pagnoleurs jouent aux boules en plein milieu de la voie ! Si si, avec Honoré Panisse et son pantalon paillasson, Escartefigue le Capitaine au court long qui s'apprête à te faire un carreau sur place à quelques jours du Mondial La Marseillaise à Pétanque, Mr Aulas le lyonnais qui est venu espincher, Maupi en complimenteur et Raimu en bon mauvais joueur, mais avec son chapeau. Té, rappelle-toi, on s'y croyait. 
Avec ça, on est redescendu à Boisson-Foch, presque devant l'école communale, primaire ou grande école, où j'ai usé mes brailles, mais aussi où ma Thilde a usé ses fonds de robes, et où Lili commence à féliciter les siennes. Et bien là aussi, y a la pelouse, et même jusqu'à la gare de la Blancarde. La même, bien verte. 
On s'est rentrés à la maison en passant à l'ombre, parce qu'il faisait une chaleur éprouvantable.
Bon, tu peux y aller. Ils z'ont pas été plus longs que prévu, un an et demi pour nous pondre le modèle urbain du train électrique, correct et appréciable.

 

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 10:08

Monsieur et Madame Geffroy ont une fille.
Comment l'ont-ils prénommée ?

Sandra (sans drap, j'ai froid)

Bon, t'as compris ???
A toi de jouer, dans
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Alors ?


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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 12:51
A l'heure où tous vont retrouver les douces vacances, le farniente, la nonchalance, moi je vais sortir du bois.
 
Chemise repassée avec les plis, la cravate, des chaussettes propres, un costume impeccable, mon cartable est prêt, mes souliers cirés. Oh, il n'y a pas eu grand-chose à faire, car je caressais l'espoir d'une remise en orbite soudaine. C'est mon côté optimiste, la confiance en ma bonne étoile. Et donc, remis de cette formidable opportunité à l'aventure qui m'attend, j'ai taillé mon crayon noir et rempli d'encre mon plus beau plume. La moto est briquée. C'est elle qui va m'accompagner, ce lundi 4 juin.
L'appel des nouveaux est prévu à 7h30, comme à l'armée, à la montée des couleurs. Carte d'identité, badge d'accès, patte blanche, et direction la formation des nouveaux élèves : la sécurité. Ça doit être pour la sûreté industrielle ?! On verra bien.
Ahrrr ! Commence pas à poser des questions, je sais pas combien ça dure. Tu crois qu'ils m'ont envoyé le planning à la maison, ou quoi ? Ils auraient pu ? Eh bé, ils l'ont pas fait. Comme ça, y a surprise. Après, on ira au réfectoire pour se sustenter quelque peu de ce bas thème de l'aire. Et non, j'ai pas encore le menu, non plus ! Mais pour faire mastiquer 6000 bouches, la cantine doit être impressionnante ! Je prendrai des photos.
Ah ! Ils ne m'ont pas dit à quelles heures étaient les récrés ! Faudra que je sache, vers quelle heure je pourrai avaler mon goûter, une barre de céréales et 2 BN.
Bon, va falloir se re-laver tous les jours. Quoi, j'en vois qui sont surpris ! Au prix prohibitif du m3 d'eau (Véolia ne nous faisait pas de cadeau, même avec la carte de l'anpe) et c'était pas évident d'acheter du savon au ph neutre. Et c'est certainement pas avec ce que me donnaient les "ass" et "dick" que je pouvois mener grand train (je me rends compte, seulement maintenant, de ce qu'apporte la traduction anglaise de ce centre de paiement grivois) poët-poët. Va falloir aussi se re-raser tous les jours. Je vais pouvoir me racheter un peu de sent-bon. Puis, faudra changer de chemise tous les jours, de pantalons, …. Etre impeccable. Ça implique des frais tout ça. Je vais me renseigner, voir s'il n'y a pas un pressing sur place. Il faut se re-sociabiliser. Il parait même que je peux y aller en car. Tu te rends compte, y viennent te chercher à la maison !!
 
En tous cas, cette parenthèse professionnelle m'aura servi à voir grandir ma petite Éva. Vu le temps que j'ai passé avec elle, c'est une période que je ne regrette pas. Éva, elle a vu son papapasencongésparental à la maison depuis deux ans. Elle est maintenant prête pour rentrer à l'école. Et elle ne comprend pas quand je lui dis que je vais aller au boulot. Eh que non, elle n'a pas connu autre chose ! Ça aura aussi été bénéfique à Élise de me sentir là, suivre de près, son année de CP. De l'organisation des devoirs le soir, avec Mathilde. Ça n'enlève rien à Karine, au contraire. La complémentarité a été de mise. Puis, ça a stabilisé Mathilde, ma grande, à recouvrer la concentration. Pour que cette année de CM2 se poursuive mieux qu'elle n'avait démarré (sa maîtresse, qui avait été malmenée par une enfant puis par sa mère, avait été soustraite de l'école parce qu'elle a claqué l'insolente). Absences, maladies, remplacements, son année scolaire préparatoire à l'entrée en sixième à débuté le 27 novembre ! Ma disponibilité l'a certainement sécurisée. C'est d'ailleurs en regardant les lendemains de nos filles que nous avons décidés (bien avant l'héliportage de la bonne nouvelle) que Karine devrait changer de boulot, elle aussi, pour prendre le rôle de mère au foyer, après son congé parental. Adieu les cuistres sonnettes, bonjour l'épanouissement culturel, bien plus honnête celui-là.
J'ai certainement amputé ou entaché la tranquillité familiale pendant mon temps mort. Et même si j'ai essayé de ne pas emboucaner tout le monde de mon état de chômeur, rien que mon physique le supputait. Mais bon, ça s'est super bien passé (enfin, de mon point de vue, je crois !).
En attendant, il ne va pas falloir traîner. Ce monde rotor va me confier une mission statique qui ne devra pas être impossible, enfin, pas pour moi.
Je fais ma check-list perso tous les matins et tous les résultats sont bons. Pas de stress (pas encore), pas d'appréhension, pas de honte, pas d'état d'âme, pas de barrière, pas d'embrouille, ma première ambition sera de leur montrer qu'ils ne se sont pas trompés.
 
Allez, au turf !

6 jours plus tard ...
Comment dire, heu … En fait j'ai pas oublié grand-chose pendant ces deux années de congé familial pour le moins, forcé. On dirait que je reviens de mes congés d'été (parce qu'il fait une de ces chaleurs, là-bas !) mais la reprise s'est faîte dans une autre entreprise !
Pour me mettre dans le bain, ils avaient pensé me néguer en me faisant commencer à 7h30 en ce jour d'intronisation ! Puis ils m'ont fait subir 3 heures de présentation très générale de la base. La sûreté intérieure, la sécurité, puis parachutage dans mon service, à l'EDIDPME, une tête d'épingle dans cet environnement de 82ha. Visite du hangar d'assemblage des rotors d'Alouettes, Écureuils, Super-Pumas et autres NH90, où je retrouve un ancien collègue de ma grande époque d'athlétisme. Puis ascension vers l'étage, là où les esprits s'élèvent, et présentation à la task force, "attention, le nouveau arrive !". 70 personnes à palucher. Je retrouve l'équipe qui m'est réservée, 3 gars et une fille. Je les garde. Pas de temps à perdre, il est l'heure de se garnir la panse, et là, c'est un grand moment. 6200 personnes sur le site, 6195 doivent déjeuner dans un des 3 restaurants de luxe, il y a toujours des absents  … pour un prix moyen de, j'ai honte, de 4 euros. Quand je dis déjeuner, c'est une entrée un plat un fromage un dessert, une boisson et un café si tu veux. Et si tu veux 2 plats tu t'en prends 2. C'est l'esprit cafétéria. J'ai proposé à Karine d'emporter des Tupperware le matin et de charger le plateau du midi pour le soir ! Top niveau. Tu comprends pourquoi tout le monde préfère manger à la cantine, avec les copains et les copines … je vais l'apprendre à Éva, celle là !
J'ai récupèré un PC et inauguré ma première réunion. Immersion totale. Ouh la la ! Ici on a beau livrer des hélicos aux Armées, j'en n'ai pas pour autant revêtis mon treillis camouflage, car ça tire de tous les côtés. Une grenade par-ci, un missile par-là.
1ère mesure d'urgence : il va falloir que je descende blindé dans ces confrontations, car il y a des vieux de la vieille, et qu'il va leur être simple de m'allumer car je ne sais pas de quoi ils parlent ! Faut que j'apprenne leur dialecte. Aujourd'hui, je suis "invité" et mon chef de secteur connaît bien son affaire. C'est mon supérieur direct. Celui que j'avais rencontré lors de l'entretien. Le courant passe bien, mais il n'a pas une minute à lui. Il a la gestion de 3 secteurs et j'ai la charge de l'un d'eux. Je rentre pas encore dans le détail, car c'est déjà encore un brin complexe pour moi. Les infos arrivent tous azimuts. Je stocke, on verra après. Dés fois, j'arrive (déjà) à faire des regroupements. J'ai constaté quelques dysfonctionnements, qui m'ont été acquiescés par ma cellule. Ça va, j'avance en terrain miné, mais je pense que la maîtrise du jargon local est indispensable aux premiers indicateurs de progression.
En tout cas, ça me va. 50 heures pour cette semaine de découverte, il me faut je prendre le rythme des réunions. C'est en moyenne 2 par jour, et une réunion, ça se prépare ! Rien que lundi 11 aprèm, j'en ai 3 ! J'ai retrouvé SAP, bon ça va, ça aussi, ça revient petit à petit.
 
Et j'ai revu Mister Magoo ! Le vendredi, on déjeune dans le seul reto ouvert sur le site, car c'est le jour des RTT, sauf pour les cadres et les intérimaires. Donc, j'arpentais les présentoirs de la cantine avec mon plateau à la main lorsque je me sens observé à 10h. Une petite forme sombre immobile au milieu de l'effervescence de tous ces électrons libres affamés, elle ne bougeait pas, on aurait dit Jean-Claude Dusse à la Gare Saint Lazare lorsqu'il cherchait son train sur le tableau d'affichage ! Je me détourne discrétos vers cette forme morte, et je reconnais mon bilingue. Il a fait fuir son regard, puis comme un serpent, s'est dissimulé dans la foule. Toujours pareil, même costard, même lunettes luisantes de gras capillaire.
 
Et pendant ce temps, Karine pouvait enfin compter sur une totale liberté dans l'utilisation de l'ordinateur familial !!!
 
J'y retourne …
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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 00:00

 

Tu te rends compte que notre planète ne va pas très bien. Quelle résolution tu prends, toi ?

 

Tu économises l'eau, plus de bains mais des douches.

21.4%

Tu changes toutes les ampoules électriques de chez toi, en ampoules basse température.

21.4%

Tu t'en fous.

21.4%

Tu éteins les appareils que tu n'utilises plus.

21.4%

Tu quittes le bord de mer à cause de la montée probable des eaux.

  7.1%

Tu vas réfléchir.

  7.1%

Tu n'allumes plus la clim'.

  0.0%

Tu ne manges plus de fruits ni de légumes, à cause des OGM.

  0.0%

Tu penses qu'on surestime le problème.

  0.0%

Tu renonces à ta voiture, à cause de la raréfaction du pétrole et des gaz à effets de serre.

  0.0%

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