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Bonjour '

  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 00:01
Le mois de mai, c'est le mois où on commence à sentir les vacances. Et pour cause, le printemps est au milieu de son cycle trimestriel, ça bourgeonne dans tous les coins, sous tous les pétales, sous toutes les pédales. Les minots reçoivent déjà les affectations d'entrée en classe supérieure (qu'est-ce que tu veux les motiver jusqu'au début juillet !). Puis, c'est souvent le mois des revendications, des bonnes grèves que l'on aimerait soixantehuitardes (bon anniversaire), histoire de faire d'un pont, un viaduc, voire un aqueduc, que dis-je un pont de Milhau ! En tous cas, rien de caduque. 1er mai, 8 mai, jeudi de l'Ascension (quand ça tombe pas un 1er mai, ça fait une jambe de plus à un pont), Pentecôte et son lundi. Quand je pense, qu'on a attenté à ce jour. Attends voir, c'était pour aider nos anciens à ne pas se sentir dépérir dans l'anonymat. Et tout ça, à cause de la canicule de 2003. Avant y z'avaient pas chaud ! Depuis, on sais pas.
 
Dis moi, la canicule, c'est un évènement climatique ? Je te pose la question ! Euh ...
Bon, t'y es tellement long que je réponds à ta place : oui, comme la tempête, le cyclone, la sècheresse, comme la pluie, la neige, quoi !
Et bien là, il a quand même été décidé lors d'un paluchage ministériel, que tous les salariés du pays seraient redevables d'une journée de travail par solidarité à nos vieux. On va pas philosopher, ça serait trop long. Et là il nous faudrait un pont. Tout ça parce qu'un été, il a fait un peu plus chaud que d'habitude ! Tu te rends compte ce que vivent les vieux grecs, les crétois, les espagnols andalous, les siciliens,  je ne te parle que de nos voisins européens, t'y as remarqué. Mais qui se souciait avant de nos corses, martiniquais-guadeloupéens-&-réunionnais, calédoniens, tahitiens, marquisiens, ...
Un canular. Une blague. Que dis-je, une raffarinade !
J'ai pas souvenir que lors d'hivers rigoureux, un vier en costume nous ait pondu une telle connerie pour les sans-abris. Non, je cherche mais je ne trouve pas. Pourtant, ils sont moins vieux et en auraient besoin aussi, non ? Cette année encore, on vient de comptabiliser le nombre de victime dû à l'hiver, est supérieur à celui de l'été ! Tu vas voir qui vont nous ponctionner d'une autre journée de solidarité, ça nous pend au nez, ça !

J'ai pas souvenir, non plus, que pour cause de sècheresse ou de déluge, on ait inventé un acte de solidarité avec les agriculteurs. Nos paysans, ceux qui voient le soleil se lever et aussi se coucher tous les jours.
J'ai pas non plus en mémoire, qu'on ait proclamé une journée de solidarité à la suite d'une année sans vent. Et vouai, qui se préoccupe des ramasseurs de châtaignes en Corse, en Ardèche ou dans mes Cévennes ? Parce que si y a pas de vent, et bé les châtaignes, elles ne tombent pas ! Et alors ?
Et alors quoi !
Eh bé, … c'est une mauvaise année !
 
Là, ils ont fait preuve de grave discrimination. Pourquoi les vieux plutôt que les sans-abri ? J'ai rien contre les vieux, au contraire. Et quand je dis ou mardi, mais, jeudi c'est bien. Donc, quand je dis les vieux, je parle des vieux vieux. Ceux qui sont déjà en train de passer la larme à gauche ! Et bé, on a voulu nous associer à les maintenir dans un état végétable (pour des légumes, ça l'a fout bien), un état végétatif, à les maintenir en vie, à prolonger leurs atroces souffrances, dans un monde qu'ils ne comprennent plus, qu'ils ne reconnaissent plus. Parce que déjà, depuis les anciens francs, ils avaient baissé les bras. Mais c'était pas à l'Etat tout seul de s'occuper d'eux ? Parce que par régime d'ultra solidarité, on pourrait s'occuper des grands brûlés, des malvoyants, des trisomiques, des handicapés physiques, des gens de petites tailles, des polytraumatisés, des accidentés de la route, des accidentés du travail, des édentés, des eunuques, des déficients cérébraux, des alcooliques, des dépressionnaires nerveux, des drogués, des erreurs médicales, des erreurs de jeunesse, les erreurs de justice, des erreurs de la nature, ...
Mais revenons à nos boutons. Sans mettre la pression, nous ce qui nous intéresse, c'est les ponts ! Sur tes cinq semaines de congés payés, patiemment méritées (même ceux qui en glandent pas une. C'est dur pour eux aussi ! C'est long surtout !) tu retires tes trois semaines d'été, puis ta semaine d'hiver, et il t'en reste une, soit cinq jours. Enlève le jour des vieux (librement commenté il y a deux minutes), enlève aussi le jour que tu as pris juste avant la Toussaint, même si tu n'as pas eu de mort à enterrer cette année, ça t'as fait une coupure, avoue ! Il te reste trois jours, si je compte toujours bien. Et le pire c'est qu'il reste encore trois jours à un paquet de monde, et qu'il faut les prendre avant le 1er juin, sinon tu le sais, hein, tu les perds ! Alors, faîtes du travail + victoire nasillarde + derniers jours de congés + lundi de "descente-montée" = 1/2 mois de travaillé ; même les profs sur ce mois là, ils z'ont pas tenu la distance. T'as rien laissé, tu t'es battu jusqu'au bout.
Bravo, en un seul mot, BRA-VO. Toi tu mérites, hein !
 

Allez, tiens bon la rampe, dans un mois c'est les congés.

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 00:29

Étude statistique sur la cellulose enroulée. Élément indispensable du lieu d'aisance ... après le journal !

Qui ne se souvient pas du bébé blond, en marinière, qui avait déroulé depuis les cagoinces et brandissait le papier haut-la-main en interpelant son papâââ, pendant une petite soirée entre amis à la maison ?

Nous allons nous intéresser à la consommation du gros rouleau à triple feuilles tout moelleux, prioritairement blanc avant usage, mais aussi ayant pu être bleu voire rose de la célèbre marque aux 2 souris animées Nous retiendrons la population d'une famille de 5 personnes de la mideul classe, pendant les 12 mois de l'anal-yse.

Sur une année, on dénombrera 202 aqua-tubes qui ont ainsi pu être effeuillés avant de sombrer dans l'eau fraîche du formidable tourbillon de l'émail blanc dessiné par Jacob et Delafon à usage domestique, les escapades au boulot ou en d'autres lieux ponctuels ne sont pas intégrés.

Quoi l'aqua-tube, quoi ? Tu sais pas ce que c'est ? Alors c'est que tu utilises pas la bonne marque ! L'aqua-tube c'est le rouleau cartonné restant lorsque la dernière feuille a été prélevée. Et ce petit tube génialement traité, et bien tu peux le jeter directement dans les toilettes, sans partir à la poubelle de la cuisine ou de la salle de bain avec le bénard sur les chevilles et te risquer un vol plané dans les pantoufles. Celui-là a reçu l'autorisation au voyage dans les eaux usées, question de brevet. Il se désagrège au contact de l'eau, les autres savent pas nager en eaux troubles.

Mais revenons à l'étude : près de 4 rouleaux par semaine sont nécessaires pour la survie hygiénique de cette famille pilote, soit plus de 3 rouleaux par mois et par personne (c'est une moyenne, certains usent plus que d'autres c'est comme tout).

Sachant qu'un rouleau mesure 52m (52 à cause des pouces. Pas que tu l'utilises entre l'index... mais plutôt l'unité de mesure britannique), donc 10,5 km de douceur ont essuyé les parties délicates de nos anatomies par tous temps. 10 bornes et demi, tu te rends compte ! 10 500 mètres, soit plus de 2 000 mètres par personne, 5 tours complets d'un stade Olympique et 1 ligne droite. Coté écolo, tu es coupable de consommer tes feuilles dans les 27 000 arbres  flingués par jour pour te torcher le cul ! 10 millions d'arbres par an pour satisfaire la consommation à l'échelle de la planète. Va caguer !

Avec un prix moyen du rouleau à 0,41€, ça met la feuille à 1 centime et le panier annuel de notre ménagère en PQ à 81€.

Prêt(e) pour les commissions ?

 

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2013
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:35

A l’aube, à l’heure où blanchit la campagne je partirai, qu’y disait Totor. Totor c’est Victor Hugo, pour les incultes, l’écriveur !

Alors moi, ce matin après que la fine pluie ait brumisé la contrée provençale, je suis parti. Parti travailler, bien sûr, … il en faut !

La douceur matinale conjuguée aux senteurs de l’humidité automnale de cette mi-août titillaient mes narines. Le ciel s'éclaircissait et, … et alors je décide malgré tout un départ en moto ! Pas de quoi m'impressionner ce ciel, ça va, il a déjà plu. Les prévisions météo seront encore en carafe, comme d’hab’. J’ai quand même pris mon blouson –de moto- et mis mon pantalon -de pluie-, au cas où. Bien m'en a pris.

La sortie de la cité phocéenne se fait sans encombres météorologique et encore moins routière, rien de plus normal puisque tous les attardés du volant sont en vacances.

Mais arrivé à L'Estaque, L'Estaque-L'Estaque-2 minutes d’arrêt, quelques gouttes d'un autre monde me tombent dessus ! Puis plus nombreuses. Puis c’était plus des gouttes ! Mais qu'avais-je donc fait pour mériter un tel lavage-essorage ? Soudain je ressentis de la fraîcheur sur mon torse, jusque-là insensible, à l'intérieur même de mon blouson mais comme il est étanche, je pense plus à cette pression atmosphérique qui me procure cette drôle de sensation de fraicheur. Le tunnel n'était plus loin et une envie folle de me mettre à l'abri me rassure presque ! Parce que je suis le seul marseillais à ne pas prendre l’autoroute pour aller bosser sur le site déporté. Je roule moins vite, je mets autant de temps, j’économise de l’essence, c’est moins monotone et la route est agréable ! Qu’est-ce tu ferais toi ?

Ça y est, il est en approche. Mais ? Mais ? Mais avec les travaux, le Tunnel du Resquiadou est absolument inabritable !!! Tant pis, mon intrépidité me commande alors de poursuivre le trajet pour vite venir me mettre à l'abri au boulot ! Trop bon, encore 10 bornes. Pas encore arrivé au Rove qu'un mur d'eau (le même que celui de Cecil B. DeMille dans les 10 Commandements) s’abattit la route la route à mon passage ! Il m'a pris pour Moïse ou quoi lui là-haut !?

Je traversai les chutes Victoria ! Bientôt y a des poissons qui vont tomber ! Vision maximale à 20m ! Tu crois que si je grille le feu, le radar me flashera ? En fait le nuage me suis. Il vient au boulot !! Comme dans un film catastrophe, quand tu vois le mec être poursuivi par la tempête. Et bien c'était moi !

Je béquille en hâte et cavale jusqu’au sas d’entrée. Toujours casqué, même à l’intérieur l’eau coule toujours sur moi. Je serre les poings dans mes gants et comme une éponge qu’on presse, un rejet d’eau s’écoule ! Trempé comme une soupe, mais qu'en haut. C’est simple, on aurait dit que j’étais tombé à l’eau ! En ouvrant mon blouson, une dernière vague s’échappa. Mon Polo me colle à la peau. J'ai trouvé un tee-shirt pour me dépanner, le temps de mettre le ventilo à fond sur mon joli Polo bleu ! Aujourd'hui et pendant quelques minutes j’ai bravé les éléments.

 

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2014
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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 08:52

Bon ben on va se dire au revoir maintenant !

Comment ?

Mais … mais vendredi c'est fini ! T'y as pas encore compris ? Les Mayas ont calé la clepsydre sur 13 baktuns et ils ont jeté la clé au fond d'un puits dans un temple. Ils ont enclenché l'Armageddon !

Voilà.

Ça va nous tomber sur le coin du museau. T'embête pas à passer chez le codicille pour les papiers de succession, c'est thermiquement planétaire ce qui va se passer ! Y aura pas de passe-droit, on ira tous au Paradis si tant est qu'on croit au jardin d'Eden. Plus de contexte de religion, de classe sociale, de race, … Zéro privilégié. On passe tous à la trappe. Terminé les réflexions sur l'adoption pour les couples homoparentaux, sur le trou de la Sécu, plus de chômage, plus de guerre, ni de casses-tête pour les cadeaux de Noël, plus rien ! On en aura quand même bien profité. On partira avec de bons souvenirs, hein ? Toi t'y en as des bons en plus, je le sais …


Alors comment ça va se passer ? Ça déblatère grave mais dégun connait le programme des festivités en réalité. Un peu comme les apéros facebook. Tu crois que les Mayas ont laissé le plan de table, hein ?  Ils nous font la surprise. Ils ont juste buriné 2 hiéroglyphes sur la stèle de la Majarra, un peu comme les américains ont laissé la plaque sur la Lune !

Y a ceux qui disent que dans un mouvement cataclysmique ça va repartir en arrière. Un inversement du champ magnétique terrestre. Tu te vois le moment où tu finis l'apéro, juste avant de passer à table et hop un coup d'aiguillage et une marche arrière plus tard, et  tu retapes l'apéro ! Ça va créer un peu des brûlures à ceux qui s'étaient déjà envoyés du lourd ! Surtout au moment où tu pensais t'engloutir une blanquette de veau et que tu te retrouves au petit déj' avec une tartine beurrée comme toi !

Ou alors ça va rentrer en fusion et on va tous bouillir dans le chaudron de cet immense brasier des volcans avec feux d'artifices en apothéose qui vont éruptionner de partout ! Prends un peu de Biafine si t'y as le temps d'y penser, on sait jamais …

Sinon y à la version de ceux qui disent qu'on risque de percuter un trou noir ! Non mais percuter un trou !! Tu vois la gueule du constat d'accident quand il va falloir faire le crobar dans le quadrillage! Ou se faire désintégrer par un géocroiseur. Voire se faire absorber par la puissante Fédération de l'Empire ! Putain, on va vivre Star Wars avec son armée de Siths et tous ses Chevaliers Jedi.

T'y en a qui se sont fait construire des abris anti-fin du monde ! Bon, les portillons sont assez fragiles. Les plus ingénieux ont inventé des systèmes d'air. Ils vont créer de l'air ! Non mais tu imagines ? …
Combien de temps ils vont tenir dans leurs boîtes de conserve ? Ils ont fait des réserves de nourriture aussi, de rations, de PQ, … et vont se retrouver avec Paco Rabbane, qui, lui, est enfermé depuis l'an 2000. Au moins pendant le déclanchement des opérations. Parce qu'après ça sera la même bouillie. Mais en boîte !

 

Alors il parait aussi que pour être les mieux servis, le point de rencontre planétaire est au Pic de Bugarach. Pour les profanes et autres incultes, topographiquement c'est le point culminant des Corbières, dans le Roussillon. Mais cet endroit est un lieu stratégiquement renommé pour ce style d'évènement. Sous ce dôme du crétacé supérieur, il y a d'étranges cavités. Il s'agit aussi du sanctuaire souterrain où l'Abbé Saunière aurait caché son trésor. Il se dit aussi qu'on y trouverait même des restes de l'Atlantide. C'est en fait une base secrète pour les extras-terrestres. Des lumières nocturnes filtrant de cette montagne ont été observées. On voit bien que ce sujet est hautement pris en compte par les plus hautes autorités de l'état, puisque les avions civils ont interdiction de survol de la zone, et l'armée fait des campagnes d'investigations régulières. Tout ce qu'il y a de plus sérieux, en fait.

 

Bon, allez, ne t'encombre pas, les au-revoirs sont toujpurs un peu tristes, alors on va pas s'éterniser, d'ailleurs on n'a pas le temps, Cassioppée va rentrer dans l'alignement et ça va bientôt commencer ...

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2012
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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 14:02

Nota Bene : Je voudrais juste dire à tous ceux qui nous avaient, il y a très précisément un an, envoyé leurs meilleurs voeux pour 2011 : ça n'a servi à RIEN !
Donc pour cette année, merci d'envoyer des sous, des chocolats, des livres (me voir avant pour les titres), des boissons (alcoolisées de préférence), des tickets-restaurant, des bons d'essence ...


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Published by La Brigade Geffroy - dans 2008
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 22:29

On a voulu un dimanche revitalisant, vivifiant. Les enfants n'étant pas là, l'organisation et la mise en action s'en trouvaient grandement simplifiées. D'abord, on s'est arrêtés à l'Estaque pour faire le plein de panisses et de chichis frégis. On s'improvisait un pique-nique à la Calogéro. face à la mer.

 

On s'est donc garés sur l'ancienne route, tout là-bas derrière le tunnel du Rove. Tenue de baroudeurs et sac à dos sur le dos, le top est donné devant le panneau du Conservatoire du Littoral, histoire de partir par la garrigue vers La Vesse – Niolon par le sentier des douaniers. Ce qu'y a de bien dans ce genre de balades dans la cuvette marseillaise, c'est que de suite ça monte, histoire de te mettre bien en jambes. Une fois en haut, tu t'aperçois qu'il faut descendre dans le vallon pour remonter là-bas en face ! Parce que là, y a rien d'autre à faire. Bon bé nous, on va installer le camp de base près d'un éperon rocheux abrupt et à l'aplomb de la voie ferrée de la Côte Bleue, entre deux tunnels, sur ce sommet de la première colline. On était bien, un peu risqué mais là, au moins, on était tranquille pour se sustenter chichement les jambes dans le vide, entre les senteurs d'iode, de gros marins et de thymus vulgaris.

 

Putain, d'un coup on entend un brouhaha de minots. On se serait cru à la récré de la maternelle à l'heure du goûter ! On a des Visiteurs ! Nous, on s'était sagement assis, on demandait rien à personne, on s'envoyait des panisses dans le buffet, et surtout on n'avait pas les nôtres de minots, tu vois ! D'un coup, on se sentait donc moins enclin à supporter ceux des autres. Mais ils étaient sortis du sentier battu et s'avançaient vers nous, avec la ferme intention de se poser pour se ravitailler aussi. Tu sais, du style "jeunes cadres d'entreprises à l'accent pointu fraichement débarqués dans la région", avec toute leur marmaille, le guide des balades familiales du coin à la main, histoire de s'engager sur le bon chemin. Ça piaillait sans discontinuer. Plein d'aventuriers de 4 ans en conquête d'espace. Normal, ils doivent avoir faim, ces morveux. Leurs guides se mettent d'accord pour se ravitailler sur place. 3 ou 4 couples avec presque autant d'enfants chacun et un tir groupé sur l'âge!

 

Mortecouille, ne voilà t-il pas que Valérie Lemercier, toute ébouriffée, faisait également partie de l'équipe des Visiteurs ! Arsène par-ci, Gabin par-là, elle est sous tension, avec sa faconde inaltérable et son ton monocorde, la Béa de Montmirail. Un vrai moulin qui commence à nous les briser menues.

 

C'est là que tu te demandes ce que t'y es venu foutre ici, putain ! Pourquoi y aurait pas pu y avoir des places au Thalacap ? On aurait été bien aussi dans la boue d'algue !

 

Après délibération, ils s'installèrent un peu plus bas. Ouf ! On a encore un peu de bruit de fond, mais on n'est plus dans la récré. Frédégonde doit distribuer les sandwichs. J'ai pas vu beaucoup de sacs pour tout ce peuple ! 'vont pas manger bézef les minots !

Nous, ça nous a pas empêché de s'enfiler les 2 baguettes avec le plateau de charcutaille et le bloc de grouillère. Puis, place dessert : le chichi-frégi. On a les mains qui pèguent. Rinçouille et en route bonne troupe. On n'est pas encore arrivés ! Mais souviens-toi de ce proverbe chinois : "quand tu arrives au sommet de la colline, continue de grimper".  Médite un peu.

 

Nous nous apprêtâmes à descendre tout en bas du vallon pour remonter tout là-haut sur la colline. Une route plane à l'air de s'y dégager, elle devrait nous amener vers le Fort de Figuerolle. On se fait doubler en pleine ascension par une joggeuse des montagnes. Elle nous a laissés littéralement sur place !


Figuerolle, fort de son Fort, et encore un endroit où l'occupation teutonne nous laisse imaginer ce que pouvait être la vie pendant la guerre. 2 baraquements, 3 emplacements de grosse bertha. Tant c'est de là qu'ils ont dézingué le Lightning P38
parti de Borgo, celui de St-Ex. Une vue stratégique sur la baie de Marseille, face aux îles du Frioul. Quelle était la vie, ici ? Quelle était la vie dans tous ces blockhaus tout autour de la mer ? Humilité.

Puis, au détour des contours du contrefort, un flash, une image me revient dans la gueule. Je connais cet angle. Une ciste est cachée ici ! Je cherche au pied du mur à la recherche d'un indice de reconnaissance, et ça manque pas. Je soulève 3 caillasses et met au jour une ex-boîte de stéroïdes en plastique contenant un trésor. Je fais rapidement l'échange avec ce que j'ai sous la main, tiens une cartouche. Comme j'avais pas prévu, j'ai rien pris. Et je redépose la boîte de stimulants à sa place originelle. Encore une autre ciste découverte alors que je ne la cherchais pas !

 

Après avoir apprécié ce lieu, on décide de se remettre en retour, voire de rebrousser chemin. C'est-à-dire un peu de plat, une grande descente, une méchante montée, et la descente olympique vers le carrosse. A peine partis, on recroise la joggeuse ! Elle a cavalé pendant 2 plombes dans la colline, comme Manon ! Putain, elle est affutée la gazelle ! On n'a pas revu les Visiteurs ! Un peu trop ardu pour des enfants. C'était le style de cons à qui rien n'arrive et qui montent au Mont Blanc en tongs, ça !!

 

On s'est pris un bon coup de soleil plein badin, on a empli les poumons de bon air, et rempli le sac de gros marins et de thym pour la tisane salvatrice.

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2009
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 21:37

Ce super week-end de 3 jours dans un gîte, à Brignoles haut lieu du haut Var, est le bien venu. Les filles sont contentes. Et bon, nous aussi. Ça s'annonce bien ...

Pense un peu, depuis la sortie de l'école, toutes s'affairent à ne rien oublier. Elles s'émoustillent de ces furtives vacances. Tout le monde est prêt, les maillots dans le sac (parait qu'y a une grande piscine), le sac dans la malle de la voiture, la voiture ronronne et les ceintures sont bouclées. T'y as remarqué le singulier à sac ? Y'en a qu'un, et encore il est pas plein ! Allez, roulez jeunesse.

19h00, on peut décarrer. Le Jarret est comme à son habitude, embouteillé. Je prends deux trois ruelles pour éviter le merdier et rattraper la passerelle de Plombières. L'A7 est, elle aussi bondée, alors on prend dessous pour aller récupérer l'A55 par derrière. Rond point d'Arenc, feu rouge, on passe sous l'A55, au pas, elle aussi. Le Cisco de 24h Chrono retenti. On a emmené la télé ? Non, c'est la sonnerie de mon portable. J'ai un message de Jack Bauer (pour ceux qui connaissent pas la série, c'est le héros de 24h Chrono) : il descend à la Joliette. Un coup de volant à droite dans le rond-point et on arrive aux portes du Port Autonome de Marseille (il a changé de nom, mais c'est toujours le Port de Marseille, pour l'autonomie, on verra plus tard !). Je signale à mon assistance que je dois déposer un colis à celui qui vient de m'appeler. Un coup d'œil dans mon rétro et je le vois 3 voitures derrière, dans son cabriolet, le coude à la portière. Lui, c'est Benoît, un collègue du boulot qui a décidé d'aller se faire une virée insulaire. Je dois montrer patte blanche à la guérite d'entrée. Je sors en catastrophe le sésame pour pénétrer sur la zone internationale du port. Plus un bruit dans la voiture ! Les filles scrutent les moindres détails, mes moindres gestes. Elles s'interrogent du regard, jusqu'au moment où je m'engage sous le panneau lumineux indiquant des destinations de vacances. Là, je ressens, dans la voiture, une incompréhension, une interrogation mêlée de surprise qui se transforme en une fraction de seconde en joie collective, convulsive, expansive, et communicative. On se faufile dans le dédale de conduits conduisant vers le Danielle Casanova, et je monte avec autorisation à bord de ce ferry. Je t'ai pas mis dans la confidence, mais tu l'as peut-être compris ? On va plus à Brignoles, on part en Corse ! À la paillote, notre petit gîte secondaire, insulaire, salutaire et pied à terre. Mon ami Ben s'est décidé dans l'aprèm et a convaincu ses complices d'aller passer quelques jours chez un ami, et on se retrouve sur le même bateau.

Cabine 7907, c'est au pont 7. On est garé au pont 3, ça c'est pour les repères pour demain matin au réveil en catastrophe quand ta bagnole gène toutes les autres ! Vite, on laisse les frusques dans la cabine pour assister à la levée de l'ancre. Bien sûr, on a embarqué quelques minutes avant le départ.
1, pour mieux sortir demain.
2, pour pas passer 2 plombes dans la file d'attente à l'embarquement.
3, pour l'effet de surprise aux minotes.
4, parce qu'on a envie !
Pont 10, au-dessus de la proue, vue imprenable sur le phare Sainte Marie, le Palais du Pharo en réfection de façades, et la Bonne Mère qui va nous assister techniquement à distance pendant cette traversée. Et sur notre archipel des îles d'If, Pomègue et Ratonneau. C'est parti. On contourne le fief de Fabio Montale à bâbord, qu'il fait déjà nuit. La mer est calme, la lune est pleine et éclaire l'horizon. Miam-miam, un tour du pont 9, dodo, et ... « bonjour, il est 6h30, la température extérieure est de 16°. Pour les amateurs de baignade l'eau est à 18°. Nous accosterons à Bastiha à 7h30. Pour les personnes désirant prendre un petit déjeuner, le restaurant Le Girolata vous servira ».

Débarquement à l'heure prévue. Notre position sur la grille de départ nous permet de sortir des stands dans les premiers. Les douaniers sont là. Benoit se fait pesquer. Normal, y débarque en Corse avec une bagnole immatriculée 33. Mèfi aux radars, direction Furiani pour prendre les miches de la boulangère, quelques croissants et le journal. Contour du Lido de la Marana, et après le second décroché, c'est à gauche, puis à droite. Voilà, maintenant tout le monde sait où c'est ! Soleil, grillades, plage, sieste, jeux sur la plage, baignades (l'eau est à 25°, faut que je le dise au commandant de bord pour pas qu'y dise de conneries au micro), coups de soleil, apéro, photos, miam-miam, limaces, fou rire, balade dans les dunes, achat de charcutaille locale, apéro, grillades, rien faire, entretien des coups de soleil, balade dans le maquis, farniente, plage, photos, ranger, fermer, rembarquer, se garer au pont 4, cabine 7903 toujours au pont 7 mais sur le Napoléon Bonaparte, un autre ferry reliant la Corse au continent. Départ, au revoir à la Corse, miam-miam, dodo, réveil, Marseille, débarquement, tournée des écoles, dépose du sac à la maison, retour au boulot, c'est lundi matin, on est plein d'entrain ...

 

Pace salute. (prononce pàtchéé sàloùté)

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2009
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 22:37

Déjà, je me suis fait enregistrer le dernier. Quand t'y arrives le dernier, d'un autre côté, t'y as pas trop le choix ! Pardon, je pars en déplacement professionnel et je m'apprête à embarquer sur un vol privé, en classe affaire, pour aller faire des affaires de grande classe. Maintenant, dans les aéroports, je sais pas si tu prends un peu l'avion, dès fois, mais il faut presque te déshabiller pour pénétrer dans la salle d'embarquement. Dessaisi de mon cartable, délesté de ma veste, détroussé de ma petite monnaie, On dirait que tu rentres en prison ! Même la ceinture, ils te font enlever ! Tout est passé aux rayons X. Bon, t'y es là, devant le portique et tu attends que l'officier des douanes de la surveillance t'intime l'ordre de passer. Je m'exécute. Au deuxième pas, je sors de l'autre côté et au même instant l'alarme alarme tout le monde. Halte. On va se la refaire. Deux pas en arrière et re deux pas en avant. On a droit au son strident pour la seconde fois. L'officier s'avance vers moi, parce que c'est moi qui sonne, hein, tout le monde est déjà en salle d'embarquement et bien sûr à 6h30 du matin, y a pas grand-chose à faire alors je fais un peu l'attraction. Et donc il s'avance et commence une palpation corporelle complète, enfin presque, comme c'est bientôt Pâques, il a pas touché aux œufs ! Mais, j'ai eu droit à la vérif des vraies frisettes. Je pressentais bien que ça me jouerait des tours, je te l'avais dit, non ?

Bon, je me rembraille et je vais vite filer ma carte d'embarquement à l'hôtesse d'embarquement, parce qu'on est à H décollage - 10 minutes. Allez, bon vol.

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2009
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 00:01

Tu vois, tu fais le choix d'habiter un immeuble pour être à l'abri des nuisances et intrusions animalières coutumières des maisons seules, et putain, y faut que ratatouille s'invite quand même chez toi, ... au premier étage ! Oh !

 

ÔÔh, mais moi je suis atteint de raphobie aigue,  et même de souriphobie ou plus généralement de rongeurophobie maladive tendance psycrochepatte nécrosée ! Sauf pour les écureuils, que je respecte en tant qu'animal mais qui, par ces temps de crise, je néglige avec complaisance quand ils ont une cravate tant ils conservent encore quelques noisettes d'épargne dont je suis prisonnier.

On a par ce temps de crise, un plan marché noir pour s'approvisionner en patates charnues. De la bonne patate des Alpes encore pleine de terre. Des patates, plein champs, ramassées à la main par Raymonde et Germaine, dont on entend encore les échanges amusés :

- On dirait les couilles de Lucien !

- Aussi grosses ?

- Non, aussi sales !

 

Fraîchement livrées en milieu de semaine, le sac de 20 kg est resté tanqué là où il a été posé, le temps de faire beaucoup de place dans la zone de stockage. Entre temps, on en a pris 4 pour se les goûter. Et en ouvrant les volets, à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je constate que 3 des germes importés de Antoine-Augustin Parmentier avaient subi des dommages collatéraux. Des impacts de morsures. On n'a pas de chat, pas de chien. Les seuls animaux qu'on pourrait avoir sont des poux sur la tête d'Elise, mais en ce moment on est bons.

 

En y regardant bien je dois me rendre à l'évidence que les preuves relevées s'apparentent à des traces d'incisives affûtées. Du style gàri, tu vois ?

J'ai placé l'état d'alerte en phase 3. On ne laisse plus les portes-fenêtres ouvertes sans présence dans la pièce. Le soir, Karine lui prépare le souper, pendant que je monte la garde. De bonnes graines de blé diaboliques. Un puissant raticide canadien que j'avais acheté l'an passé lorsqu'un de ses congénères avait abusé illicitement de mon véhicule en ne s'acquittant pas du titre de transport.

 

On est à Marseille, ville propre par excellence s'il en est, où prolifèrent le rattus dévillus. Cette saloperie de bestiole était montée à bord, dans l'habitacle moteur, quand la voiture était garée dans la rue. Et le soir en allant ranger le carrosse au garage, j'ai innocemment accompagné la bête passer la nuit au chaud. Cet affamé a attaqué un pack de lait ½ écrémé, une bouteille d'eau minérale de Vals, et quelques papiers inconvenables à son goût, des rats-go [on se rendra compte le week-end suivant, en montant à Fontaine de Vaucluse qu'il nous avait aussi bouffé les Durit du circuit de refroidissement !]. Ni une, ni deux. A la vue des flaques de lait et d'eau minérale, l'opération nettoyage venait de commencer. Il avait dû sentir des gargouillis et avait dû venir se tapir dans mon bloc moteur. J'ai dû le perdre sur la route, car j'ai rien retrouvé. Il avait adoré mon repas canadien.

 

Comme le mariole qui nous hante le balcon. Lui aussi, il a tellement dû mal dormir qu'ils viennent à deux maintenant. La guerre bactériochimique est déclanchée à nouveau. Reste à dégommer les snipers, mais surtout repérer comment les monte-en-l'air réussissent à s'infiltrer jusque dans le caleçon de Lucien !

 

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2009
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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 16:43

Ça devait être une partie de plaisir le temps d'une sieste simulée après un shoot de xylo, ça a été un carnage, que dis-je, une boucherie pendant la moitié de l'aprèm. Pour en arriver à quoi ? A me laisser repartir comme j'étais venu.

 

Que je t'explique :

Pour satisfaire à quelques gracieuses séances de bricolage à l'école d'Éva. Mais ne voilà t-il pas qu'en ouvrant le rideau métallique, mon meilleur doigt de ma meilleure main s'est retrouvé écrasé entre le bas du rideau remonté, et son coffre de logement, sous l'influence d'un ressort plein de stéroïdes anabolisant de testostérone. Là, bien sûr, j'ai tiré parce que ça m'a un peu pincé. Une goutte de raisiné croisa mon regard et lorsque mes yeux regardèrent ma main, la guillotine avait partiellement fonctionné en dégoupillant la partie haute de mon majeur, à la base de l'ongle. Oh putain, le bout du bout pendouille à un brin de chair ! Un bout de Knaki plein de ketchup !

Je l'ai recapuchonné avec le pouce, enrobé dans la glace que je destinais à mon Ricard dominical, et en route vers les Urgences.  What else ?

Infirmières, radio, Docteur House me fait recoudre. Et pour que ça repousse droit, Nicolas le jardinier de l'Hôpital, propose la pose d'un tuteur. Une broche, quoi ! Mais avec la particularité quelle affleure le bout du doigt. Plus facile le jour où il faudra la retirer, on aura qu'à tirer ! Une bonne séance de manucure savamment organiser dans un hôpital de campagne ouvert aux 4 vents et la conclusion sidérante mais reflétant de réalité, j'avais bien été amputé, putain ! Un mois d'arrêt de travail ! Bon, en attendant, j'ai toute une batterie de soins un jour sur 2 à la maison et hebdomadaire au dispensaire de l'hôpital du service du centre de la main.

 

Va tenir, toi, avec un bout de ferraille inoxydable sans te taper le doigt, le plus long ! Même avec le gros tampon, et même en faisant attention, obligé tu te le tapes. En ouvrant un tiroir, un placard, une porte, en filant une calbote aux minotes, en ouvrant une fenêtre, en sortant de la douche, en essuyant la table, en cliquant sur le mulot, enfin les occasions n'ont pas manqué. Donc la broche s'est enfoncée, et quand ils ont voulu la retirer, elle était bien tapie au chaud et à montrer de la résistance. Mais rien ne rebute un interne, même l'éventuelle douleur que je pourrais ressentir. Ni une ni deux, une seringue un litre d'anesthésiant, et 2 piquouzes à la base de chaque côté du doigt, là sur la table de soins de l'infirmerie du dispensaire du centre de la main de l'hôpital public plein de courants d'air de la Conception. Il fait un peu chaud, je dégrafe le haut de ma chemise, et, ... je me retrouve assis sur ma chaise basculée sur le dos avec 2 infirmières qui me tiennent chacune une jambes en l'air, 1 autre qui m'a placé son gonfleur sur le bras pour me prendre l'attention, l'interne accroupie à droite et une autre infirmière venue en renfort légèrement vêtue sous sa blouse, derrière ma tête, sous mes yeux. J'avais sombré !! Évanouissement dans les pommes. Plus de risque. On se file rencard pour la radio puis pour le retrait dans un lieu officiellement conforme : le bloc opératoire.

Le jour venu, en chirurgie ambulatoire, je me dépouille de mes frusques pour me mettre en conformité avec la tenue exigée pour le repaire du bistouri, tout nu sous le chasuble. A poil pour me retirer 1,5 cm d'une aiguille de seringue dans le doigt rentrée sous 0,5 cm. Un contraste avec le bloc des urgences où tu arrives en lambeaux crasseux et où on prend aucun égard pour la nosocomialité, bon on n'a pas trop le temps. Les urgences, c'est quand c'est urgent !

Pendant l'intervention une infirmière échangea un tir de seringues sur un interne de passage à découvert. La guérilla dura bien 5 minutes. Je me trouvais allongé au bloc avec tout le bordel dessus (couverture, champs, tensiomètre, ...) en plein séance de tirs de seringues de compétition. J'étais rentré pour 1/4 d'heure, je suis resté 1h1/4 sans que le chirurgien en devenir n'ai pu extraire la broche récalcitrante. Au bout d'un moment de tripotage,  j'entends Damien, mon urgentiste que je retrouve pour la phase finale me dire : " Sois je tire et la phalange vient avec, soit on incise partout, soit on la laisse au chaud car elle s'est prise le cartilage et au bout d'un moment, l'os la rejettera, et elle remontera vers le bout du doigt. A ce moment là on ré-incisera pour la sortir ".

J'ai pas osé soumettre l'idée du tire-clou ! Il a même usé d'un aimant pour l'appâter. Quand ils ont commencé à parler d'aller chercher un marabout, j'ai jeté l'éponge. Tu vas voir qu'avec cet émetteur à la con dans le doigt, ça va carillonner aux portiques de sécurité dans tous les bons aéroports.

Heureusement que je suis allé au centre de la main et pas en chirurgie générale !

 

L'instant de sieste simulée a donc été plus long que prévu. L'histoire d'un dimanche où pour vouloir verrouiller, j'ai un peu dérouillé !

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