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Bonjour '

  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 21:36
Ça plombe un peu.
D'abord, faut en avoir envie, et toi, t'y en a une énOrme envie.
Ensuite, il faut bien choisir ta toilette.
Généralement, c'est une opération de camouflage. Tu te lèves pas comme ça pour rien !
 
Droit dans tes bottes, t'y penses depuis un bon bout de temps. Cette idée germe en toi. Ça te tenaille les entrailles, puis tu l'as tellement dans la tête que ça devient une obsession. Y'a pas d'alternatives. Faut y aller. C'est dans les trippes, tu l'as ou tu l'as pas. Et là, tu l'as !
 
Tout est prêt. Prêt à agir spontanément dans une phase, longuement répéter dans ta tête. C'est un moment solitaire que l'on n'a pas envie de partager. Seul face à son ton destin, tu avances à pas feutrés. Pas besoin de rameuter tout le patelin !
Tu progresses sans bruits, car l'effet de surprise a son importance. T'y es parti bien chargé, et l'envie d'alléger la cartouchière va te gagner car plus le temps passe, plus l'envie monte. Tu furettes en maîtrisant le moindre mouvement qui pourrait te faire perdre ta concentration.
Tu transpires.
Tu relèves ta lunette.
Ta respiration se cadence, un peu comme pour un accouchement. Mais c'est toi qui travaille, qui va te libérer
Tu te postes, tu vises. Ça y est, tu ajustes. La cible est en point de mire. Tu souffles lentement et sans bouger tu te remets en place.
- Souffle !
Soudain, Pan ! Pan !
Deux coups supers pausés, …, et manqués.
Des salves à blanc, c'est pour impressionner. Décidément l'âme humaine retrouve sa place dans le monde animal. Il est de nature bestiale de marquer son territoire, d'impressionner. Notre instinct dominant remonte à la surface.
Mais là, c'est le bon moment. Accroupi, tu respires un bon coup et te remets en apnée. Tu fermes un œil, souvent les deux ! Quelques gouttes de sueur perlent sur ton front. Le gibier sort du bois. Tout s'enchaîne. Seul face ton destin, le coup part. Et un bruit sourd te confirme la chute de ta prise. Une odeur d'humus empli la zone et tu te hâtes de vider le chargeur. Tu plies armes et bagages. Ici, t'y es cuit, démasqué, l'endroit est sinistré.
 
(quelques vers pour la pêche …)
En te redressant dans ce lieu aussi respectable,
il faut te tenir ici, comme tu te tiens à table,
et garder le bord de la lunette,
aussi propre que celui de ton assiette.
Si tu viens sans journal, ni paille,
lèche-toi les doigts, au lieu de salir la muraille.
Un courant d'onde pure épanchant l'autel fumant,
rendra à ce lieu solitaire tout son aspect accueillant.
 
Lâche de tes doigts crispés, la détente au bout de la chaîne.
Essaye-toi donc au contrepet, car il est plus facile de sauter de la chasse à la fête.

 

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 02:00
Depuis que suis été minot, c'est le jour où c'est que c'est que j'ai vu l'Ascension d'un bœuf dans le ciel. Un bœuf, un toro, quoi ! Une vache sans mamelle mais avec des cornes, tu vois ? Oh, faut le vivre ça, oh ! Non, j'avais rien mangé d'halogène. Je parle d'un temps que les moins de 2 x 20 (petit devoir de vacances, faut garder le niveau) donc, que les moins de 2 x 20 ans ne peuvent pas connaître, ça m'émeuuuh.
Il était une fois, dans une haute cité médiévale bien avancée de l'arrière pays gardois, que du haut de sa tour citadellée, hé bé, la bête à corne prenait son traditionnel envol. Le volo-bioù de Saint-Ambroix. Vouaï, sur la Cèze. Pas l'autoroute, ni la nationale, non, à la frontière cévenno-vivaroise. La Cèze, c'est la rivière où on se trempe les pieds, tu peux également te tremper le popotin, si tu te trouves une belle beaume.
Mais n'y va pas pour le voir, y saute plus le bioù ! Y l'ont transféré pendant le mercato, dans le club du feu d'artifice. Maintenant tu le sais ; si t'y es dans les parages l'année prochaine viens faire un tour au pied de la citadelle.
 
Mais y a bien plus grave.
Quoi ? Ne me dis pas que t'y es pas au courant ? Le 15 août, c'est ce jour où c'est qu'on fête, qu'on célèbre, qu'on commémore, enfin, qu'on s'en souvient quoi, l'anniversaire du rapt de Marie, par des z'estraterresses. Non, elle avait bien fini sa soupe aux choux, et là, on touche à la religion, c'est du sérieux.
Je crois que, depuis, sa famille s'est fait une raison. Y parait que ça s'est passé dans la maison de Atchoum (mais non, pas l'enrhumé de Blanche–Neige), dans sa demeure du Cap Ferrat, Saint Jean ! Putain, dans cette famille y z'ont pas de chance, hein ?
Déjà, son niston, elle l'avait mis bas sous la table, dans la crèche, entre un bourricot et le volo-bioù, devant les flashs de tous les papas rasés des magasins pipoles, sous les yeux du père adoptif charpentier, ou en revenant je sais plus. Après une jeunesse pissainlauve, y parait que le minot, y voulait pas traverserdans les clous, pas conventionnel quoi. Il voulait que les gens le regardent, et régalait son public en montant des spectacles de tours de magie ! Et à l'époque, faire apparaître des pains au chocolat à la cantine, ou marcher sur l'eau à la piscine, c'était pas très bien vu. Tu parles d'un garnement. Il a été mis aux arrêts.
Sa mère avait alors était recueillie par Atchoum, tu te rappelles, un collègue de travail. Un hurluberlu qui prédicatait avec lui pour sa communauté espirituelle. Et c'est là, qu'elle a été enlevée. Tu vois un peu le destin ! Je sais même pas si y a eu une demande de rançon, mais ça ressemble à un coup des palestiniens, ça, non ? Pourtant le monde occiental avait dépéché ses meilleurs limiers. Hercule Poirot, Sherlock Holmes, Starsky et Hutch, même Navarro ont promené leur loupe sur place, et force est de constater qu'ils ont tous fait choux blanc. Quoiqu'elle Éphèse, ça a été confirmé par Éole en soufflant dans l'évent Gilles.
Je m'interroge : il était où le charpentier, là, hein ? 'tain, cui-là, jamais là quand y faut ! Devait être encore en train de se bombarder à la cervoise.
   
La Papouasie en a quand même fait une légende. On parle de Marie, tu suis ? Mais c'est Maurice, Mauriiice Bénichou, empereur de Constantinople, qui a senti le bon filon. Il a ordonné cette journée comme étant la fête de la Dormition. Ah ! Lui, il était pas endormi, con. Il a pensé à ça, 6 siècles plus tard ! La télé n'existait pas, on n'avait pas encore inventé radio Londres, et Gutenberg n'était pas sous rotatives, juste à cause que des petits malins colportaient des blagues dans les villages de Judée, Idumée, Galilée, Assouafé, Atésoué (tu vois qu'on s'enrhume ici !), et yavée des ahuris qui les croivaient.
Ça sent la légende du téléphone arabe, ça …
non ?
     
En tous cas, c'est une date mondialement épinglée … Roland est anéanti par les Vascons de leurs cornes, sur le col de Roncevaux-le-viconte, en attendant de voir passer la caravane du Tour de France.
Le sacre de Louis 11, ailier gauche et "buteur" de l'équipe de France de 58, a été arrosé au Champagne.
Napoléon, le vrai, le soldat de plomb, décréta pasqu'y naquit sous ce jour, la saint Napoléon. Simplement pour qu'on se souvienne de lui. Quelle humilité.
Tous les acadiens, toutes les acadiennes en feront leur fête nationale, la faute à qui donc, la faute à ... Napoléon.
Et nous, nous en férièreront la journée. C'est aussi pendant ce jour qu'on a inauguré Canal+ à Panama. Que le Général DeLattreDeTassiny laisse son nom au stade, lorsqu'il débarque pour une revue de paquetage au 1erRégiment de la Légion Etrangère à Aubagne–en-Provence. Puis, un tsunami d'indépendance-days, de l'Indonésie au Pakistan, en passant par l'Inde ou le Congo moins belge, du coup.
Sébastian Coe recorde le monde et Lindford Christie le championne, ... so british.
Max, Raoulet Vincent se sont eux, déroutés plus récemment pour retrouver leurs gonzesses, lasses, à La Baule. Quelle comédie !
 

Le radiotéléscope Big Ear de l'Université de l'état de l'Ohio a détecté un signal radio à bande étroite fort et clair. Ce signal était 30 fois plus fort que le bruit électromagnétique environnant, a duré 72 secondes. Cette onde n'a pas été répétée et est donc supposée être un signal interstellaire émis par un pulsar ou un quasar, au-delà des fréquences utilisées et dans le spectre des atomes d'hydrogène dans l'espace. L'analyse qui s'en suivit le localise dans la constellation du Sagittaire

Il a été appelé "Wow !" du fait de la note de surprise laissée par l'astrophysicien  Jerry R. Ehman qui observa l'évènement sur l'impression papier.

Nous ne sommes pas seuls …

 
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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 00:04
Mets ta ceinture, on y va. T'y as bien mis les bières dans la glacière ? Allez, roule ...
 
C'est les vacances. Et c'est tellement les vacances qu'on y est en plein milieu.
D'un côté t'y as les juilletristes déjà tous bronzés, si si j'en ai vu cette année, y se sont peut-être pas beaucoup baignés mais se sont suffisament euh trempés ! Donc tout bronzé du soleil en entier , détendus, un brin angoissés de devoir se remettre à l'ouvrage pour gagner les 2 jours et demi par mois, nécessaire pour revivre les vacances de la saison nouvelle, mais toutefois narquois avec le bras à la portière de l'automobile, pour montrer que ça fait pas Galak. De l'autre côté t'y as les aoûriens, encore tout blancassou, stressés, qui ont la bave d'impatience de venir profiter des eaux encore pisseusement timidement chaudes laissées par leurs antagonistes, et chaud-bouillant de consommer leur points-vacances. Quand ça se croise sur l'autoroute, je te dis pas le merdier sur l'A7. C'est simple, quand tu vois les images aux infos à la télé, prise par hélicoptères made in France, n°1 mondial d'hélicoptères civils et militaires, on dirait le tapis de jeu d'un minot qui a abandonné toutes ses bagnoles pour aller goûter. Hé bé, non ! Eux y z'attendent, en vrai, d'arriver à la barrière ! Dès fois, y sont même partis à 2 ou 3 heures du matin, pour mieux être dans la pagaille. C'est comme quand tu vas à un concert, t'as toujours des zigotos qui sont là depuis la veille pour être au premier rang, pas devant l'artiste, non, devant les usines à décibels ! Ceci dit, y'en a 2 qui sont contents, c'est P. Aje et R. Dotorout. Eux, y se remplissent l'escarcelle pendant 2 mois.
 
Euh, pour le soleil, on est en train de réfléchir à une taxe méditerrannéosolaire. Y'a pas de raison. Nous, on est là toute l'année, et quand on veut aller manger des frites avec du sable, y a autant de monde qu'un soir de match aux abords du Vélodrome, en moins bruyant, c'est vrai, mais quand même ! On peut même plus se garer en double file, y seraient capable de faire pareil, après !
Tous les ans c'est la même ritournelle. Chacun se dispute sa meilleure période de congés d'été, et y z'en démordent pas ! Heureusement, y se rencontrent pas. Enfin, sauf si y t-ont pas planté un resto commun, ceux où y a la passerelle au dessus de l'autoroute et où tu craches quand tu passes, et que tes mômes jettent leurs chewing-gum ou des cacahuettes sur la voie inverse à la tienne. On t'as vu.
Pour rien au monde, tu feras mouvoir le juilletriste en aoûrien et l'aoûrien en juilletriste. C'est comme une religion, c'est ancré dans leurs habitudes de rien faire. Pareil que si on te change ton emplacement au camping, celui-là même que tu as depuis 15 ans.
 
T'y as pas remarqué, l'été, le nombre de supporters de l'OM qu'y a ? Sur toutes les voitures immatriculées en dehors du département, t'y as un autocollant de l'OM, les gamins s'agitent dedans avec le maillot blanc. C'est pas innocent, ça ! Au départ, c'est une ruse d'intégration. Y se disent que si ils ne montrent pas d'hostilité à la notre de religion, y se feront pas démonter la bagnole. Bon, t'y a toujours un couillon qui vient avec son chasuble couleur CRS avec une traînée de ketchup, lui vouai, il a des chances de se faire désintégrer. En plus, il est vulgaire, il nous provoque avec son "nique" sur la poitrine, qui plus est avec une faute d'orthographe, ce bourricot a mis un "k". Lui, c'est un intégriste. Quand t'y as compris ça, t'y as tout compris. Ce qui a de bien, c'est que l'intégrant, lui, quand il rentre au bercail, il a compris le message, et souvent, il prêche la bonne parole auprès de ceux qui sont pas partis. Pasqu'on aura fait un grand travail de propagande, gentiment arrosé de Ricard toute la journée et de rosé bien frais, pendant les repas. Et comme y sont quand même pas trop cons, nos contemporains, qu'y z'ont pas du crottin, de la bouse, de la fiente, du purin, du guano, du lisier, de la fumure, de la merde, des fèces sur les yeux, y a pas besoin de leur monter la mayonnaise.
 
Tiens, un épisode aussi, qu'il est bien, regarde : y a des estrangers qui descendent à Marseille pour venir boire un coup, à la terrasse du bar du mistral !
Attends, je vais rigoler un coup, je reviens dans 2 minutes.
Tu sais, le bar où l'eau qu'y te mettent dans le flaï (je l'ai écrit comme ça, pasque si t'y as la main un peu trop lourde, en servant la tienne, le "ï" se transforme plus facilement en "n") donc, l'eau, elle est tellement fraîche, que t'y as même pas besoin de glaçons ! Eh vouaï, tsé, le bar qui te rend plus belle la vie ! Le seul bar de toute la côte méditerranéenne où c'est qu'y a pas un semblant d'accent du midi ! Un peu comme si tu cherchais le bar Mitza ailleurs qu'à Jérusalem ou le bar Touze ailleurs que dans les milieux autorisés. Même dans tous les bars du cours Mirabeau, à Aix-en-Provence, où on parle la bouche en cul-de-poule ou au bar de l'aéroport international, à Marignane, t'y entends les cigales quand tu commandes un Ricard, un 51, un Casa, un Orangina, un Perrier, un Monaco, une mauresque ou un mandarin citron !
Ah putain ! Ça vaut pas notre bar de la marine, hein …
 
Ou alors, t'y a des truffes, aussi, qui z'ont pas froid aux yeux. Y'en a qui veulent visiter la Grotte Cosquer ! Là, je demande une mi-temps pour aller rigoler, et j'en profiterai pour délester un peu pour l'atterrissage, ou plutôt la mise à l'eau, mais c'est la seule occasion.
T'y en as en quête de sensations fortes, qui z'ont envie de se retrouver face au bourru Marcel de Néandertal et sa massue en cuissot de mammouth véritable avec un peu de thym dans un pagne en pure peau de bisons de Phocée. Ceux-là, y z'ont vu l'odyssée de l'espèce à la télé, et croient que c'est comme à Lascaux. Ça commence mal. Oh ! Fadoli, c'est pas Jurassic-Parc, ici. Nous, ça serait plutôt Provensic-Parc ! Y connaissent même pas leur géographie. Le mieux, c'est de les envoyer renifler l'iode hissée de l'Estaque, c'est càfi de peintures rupestres, dans le quartier. Et si y z'en redemandent, te Braque pas, envoie-les vadrouiller sur la route des grands peintres, Cézanne, Marquet, Derain, Dufy, Momo, …
 
Comme toujours, quand t'y en as un qui pleurniche de s'être pris l'anticyclone des Açores et sa canicule en juillet, à coup sûr, l'autre y va se prendre la dépression du golfe de Gênes et ses orages sur le grand coin sud-est de la figure, mais qu'à partir de la mi-août. Et ça, ça le met en dépression pour de bon. Euh, j'en profite un instant pour faire une petite mise au point qui a son importance, au nom de tous les miens, une bonne fois pour toutes, pasque j'entends beaucoup de conneries : la canicule c'est pas à partir de 30° pendant 3 jours d'affilés, même en Fahrenheit et en maillot de bain ! Et si tu t'es fait piéger, tu te retrouves plus mouillé que le maire de Marseille à la grande époque de l'affaire des cliniques ou que si tu étais tombé du Pitalugue en revenant du Frioul. Y nous on mit une embarcation nantaise pour faire la traversée. Un tabur à fond plat, le Seznec, qui servait à faire visiter les champs d'huîtres dans les eaux vaseuses et les sables mouvants de l'estuaire de la Loire, qui comme chacun le sait, et c'est pour ça que je le répète, prend sa source au mont Gerbier de Jonc (07).
Pour aller au château d'If, Seznec, ça fait un peu galère, non ?
Y nous en manquait des noms locaux ? Le Magnuson, le Skoblar, le Carnus, le Raymond la Science, le Francis le Belge, le chinois, le JPP, le coup de Boli, le Barthez, … et encore je vais pas chercher dans la culture, la médecine, ou bien loin.
 
Nous on est excessif, on offre ce qu'on a de meilleur, et même là, y dénigrent, y sont jamais contents. Un qui pleurniche qu'il a trop chaud, et l'autre qui retrouve la pluie même en vacances. Vouai, mais c'est pas la même tchavanne. Quand ça tombe, ici, ça mouille ! Ça pète, ça colore le ciel, et derrière, le soleil, il est jaune. Jaune comme celui des teletubies ! Jaune comme ce qui faut faire glisser dans le verre arrosé de 5 fois son volume d'eau fraîche pour aprécier.
 
- Bon, la barrière vient de s'ouvrir, lâche la bière et roule …
 
Envoie-nous une carte postale, ça fait toujours plaisir.! On n'en reçoit plus aujourd'hui !
Vive les vacances ...
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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 12:34

C'est la Sainte Anne.

Oh fan ! On l'a pas vu venir, celle-là !

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2013
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 00:00
¯ Allons z'enfants de la patrie, hi, heu, le jour de gloiré état rivé, …
Repos.
Mais, au fait, tu sais ce qu'on célèbre le 14 juillet ?
La fête des pétards ?
Vouai, mais encore, en ce jour férié, moyennement respecté comme la moitié caduque des jours fériés de notre valeureux calendrier ?
Un jour, à force de faire travailler la moitié des gens, on va récolter une raffarineuse idée pour aider [c'est pas le bon mot !] pour aider à la dépollution, ou pour contribuer à la construction de prisons, voire rembourser le gouffre sécuritaire social.
 
Le 14 juillet, mais qui s'en souvient comme étant le jour de naissance de Lino Ventura, ou de la disparition de Luis Mariano ? Dégun, hein ? Je m'en doutais.

Bon, y a controverse, mais, moi ça m'arrange, alors, la première ascension, en 1786 du Mont Maudit, 2450 toises sous la toise, plus connu depuis sous le nom de Mont-Blanc, par la crème des piolets alpins de l'époque, Jacques Balmat et Michel Paccard. Mais ça, on le sait peu, c'est sûr !
 
On se souvient pas mieux, non plus, de la proclamation au titre de général de la nation Corse, en 1755, de Pasquale Paoli, dit "le babu" [prononce bââbou]. Il donna à la Corse, une république, la paix civile, un état souverain, une armée, une économie, une autonomie. Ses troupes feront reculer celles du Roi de France lors de la bataille de Borgo, mais il fut déchu 6 mois plus tard, par les même troupes du Roi qui, renforcées, n'ont pas lâché le morceau. Contraint à l'exil, à Londres, il choisit un autre 14 juillet, 35 ans plus tard, pour son retour à Maccinaggio. Mais çui-là non plus, dégun s'en rappelle.
 
Mais enfin, de quoi se rappelle-t-on ? Retour en arrière.
 
Le peuple a faim. Ça gronde dans nos campagnes. Un petit comploteur de la rue Thubaneau, a décidé d'aller casser les couilles au Roi alors que celui-ci s'affaire à tripoter une serrure. Pas le Roi de pique, ni le Roi de trèfle, non, non, le Roi de La France, le vrai, avec sa perruque à ponpon et son mobilier. Celui-là même qui a fait virer le babu [t'as bien prononcé ?]
Notre comploteur convainc quelques acolytes anonymes, de nécessité la ce déplacement à l'extérieur. Et les voilà en marche vers le Parc des Princes, pour la séance des tirs au but. Oh putain, ça va barder pour la croupe de France ! Les supporters sont déchaînés.
¯ Un kilomètre à pied, ça use, ça use, un kilomètre à pied, ça use les souliers ...
Vouaï sauf que là, y en avait 800 à se farcir, hein, et pas en TGV ! Imagine un peu : les chemins caillouteux, la poussière, la chaleur, la faim, la soif, la fatigue, … décidément on a toujours été de solides rebelles. Déjà que l'autre Roi d'avant, celui qui était resté un peu trop longtemps au Soleil, avait fait bâtir les 2 forts autour du port de Marseille pour surveiller non pas l'arrivée des envahisseurs mais maîtriser la vindicte de la population marseillaise ! Ça nous était resté en travers, ça ! Mais rien ne suffit à décourager nos braves [et pas d'interprétation sur notre sens du mot braves, hein ! On connait !].
En route, nos grandonneurs en convertissent d'autres qui viennent grossir le rang pour descendre triomphants les Champs-Elysées.
Le peuple rallié à cette juste cause, s'en donnât à cœur joie, et cognât fermement sur l'autorité. Un gros mai 68 avant l'heure, et en plus eunuques [sanglants, oh ça va !].
 
Commémorateur de la journée insurrectionnelle, Benjamin Raspail a gagné sa station de métro. Grâce à sa loi, la fête nationale française, instituée en souvenir de la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, jour où le roi de France, contraint, prêta serment devant la constitution : l'ancien régime et la monarchie absolue étaient abolis. La France devenait un régime parlementaire, avec l'abolition des privilèges et la déclaration des droits de l'homme, proclamée l'année précédente par René Cassin, le frère de Marc, Marc Cassin, grand éleveur de sangliers en forêt de Fontainebleau (marcassin ! Hi hi, quelle truffe !) ...
 
Question [vouaï, même pendant les vacances !] : Quels sont les autres emblèmes nationaux officiels ?
 
Ahrrrrrrrrrrrrrr ! Tu les connais pas ?
Ahrrrrrrrrrrrrrr !
Y en a six autres !

Je te les donne, c'est mon jour de grâce. Comme toujours, tu pourras les replacer discrétos dans des discussions qui n'ont rien à voir :
- la devise "liberté, égalité, fraternité",
- le drapé tricolore,
- l'hymne,
- Marie-Anne [en ces temps là, la contraction n'était pas encore de mise] et son benêt frigide,
- le sceau,
- et, le coq.

Répète !
 
 
Nous fêtons aujourd'hui les Camille, saint patron des infirmiers et des infirmières.
 
Maintenant, tu peux faire péter les pétards de Maître Ruggieri.
Ooooooooh, la belle bleue ...
 
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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 10:22

C'est ENCORE les soldes.

ENCORE ?

Vouai, mais là, c'est pour dégager les stocks des frusques d'été. Tu remarqueras que l'été y vient à peine de commencer, hein ! Que c'est maintenant qu'ils les vendent les débardeurs, pantacourts, sandales et autres chapeaux. Et bien, pour le plus grand bonheur de notre porte-monnaie, la donne a encore changé. Maintenant il y a les soldes d'hiver au milieu de l'hiver, les soldes d'été en tout début d'été, + 2 semaines joker que le marchand peut utiliser à son bon vouloir n'importe quand dans l'année. Bon, maintenant sur internet, t'y en as toute l'année des soldes. Alors d'été ou d'hiver, on sent bien l'exercice de déstockage des commerçants physiques, mais joker ça sert à déstocker quoi ? On va pas philosopher sur les soldes à proprement parler, mais à part savoir exactement ce qu'on veut, on aime bien voir, fouiller, toucher, sentir, payer.

Y a un truc que je saisis pas bien : Si toi tu avais une boutique, oui toi, les affaires d'été, tu commencerais quand à les vendre un peu moins chères quand, fin juin ?

Non, en septembre comme moi ! Ah, tu me rassures. Mais alors qu'est-ce y nous emboucanes avec les soldes d'été à peine après la fin du printemps ?

 

Moi, j'ai besoin de rien. De toute façon j'ai plus de ronds. Je me suis tellement fait plumer sur l'internet avec les ventes privées exprès pour moi et 60 millions d'autres couillons privilégiés !

Bon. On sait jamais. Une bonne affaire, une opportunité, je réfléchirais peut-être. Mais une trrès bonne affaire, alors. Sinon R-I-E-N, hein ! D'ailleurs, ça se banalise. Y a moins de demeurés qui dorment depuis la veille au soir devant le rideau des boutiques visées pour être les premiers à chopper les bonnes affaires immanquables.

 

On est trop sollicités et la plupart du temps pour pas grand chose. Y en a de partout des pubs commerciales. Sur la mess@gerie, tu reçois 30 merdes publicitaires par jour, spam ou pas spam. Dans la boite-aux-lettres, le facteur y peut plus te mettre le courrier timbré, tellement elle est bourrée d'offres avantageuses. À la radio tu peux plus rien écouté sans la coupure publicitaire, même France Inter s'y est mis. À la télé n'en parlons pas, cette putain de réclame te fais durer les émissions 2 fois plus longtemps, maintenant, ils ont droit à 2 coupures pub ! Y a qu'au cinéma où t'y es content d'avoir les pubs, parce que ça rallonge ton crédit temps dans la salle froidement climatisée, et en plus tu peux te manger un pivolo, un chocolat glacé, un polo, un mégagnum aux écailles de pépites de vrais morceaux des amandes sur le chocolat froid aux 3 chocolats. Une bonne glace, quoi ! Mais ça c'est jamais en solde ! Même quand ça fond, c'est plein pot !

Allez, fais de bonnes affaires ...

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2009
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 18:00

Mais non pas le film ! Le jour le plus long, c'est aussi la nuit la plus courte, non ? Normal, t'as vu à quelle heure tu te couches ? C'est bien beau d'aller à la fête de la musique ! Faut te climatiser un peu le neurone, là-haut ! C'est aussi et surtout le jour de l'été. ¯Voilà l'été, voilà l'été, voilà l'été, hé hé ... tout le monde a entendu au moins une fois dans sa courte existence cette chanson des "Négresses Vertes"... La saison d'Antonio Vivaldi¯ ... Après, qu'il soit en pente douce ou meurtrier, ¯l'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud, dans les tee-shirts dans les maillots ... celle là, est tellement plus rustique, que seuls les moins de trente ans ne peuvent pas (re)connaître, puisque depuis que Stone roule seule, et il cultive les chardons ! ¯ je te parle même pas de Donna Summer, ni de summer time, à cause que tu parles pas bien l'anglais, mais ça transpire pas mal.

En tous cas, c'est aujourd'hui que le soleil a choisi, pour atteindre sa position la plus méridionale par rapport au plan de l'équateur céleste. A une époque où l'on vivait avec les saisons, il n'est pas surprenant que les anciens aient donc voulu célébrer ce jour de l'année bien particulier. Le solstice (de "sol stare" pour l'arrêt du soleil) d'été, c'est le jour de l'année où le soleil se trouve se trouve en concert au zénith et où il est visible le plus longtemps, dans notre hémisphère en tous cas. Ce solstice dans les prés, fleurisse, fleurisse ... ce solstice d'été est fêté en allumant de grands feux. Et comme c'est le moment où la Terre, la Lune et le Soleil se croisent, on les a appelé les feux de croisements (!) Euh, non ! C'est parce qu'un jour, une embarcation d'envahisseurs en provenance de Sardaigne, "la sarde hina" qui devait venir prendre d'assaut le Port de Marseille, à pris feu à l'entrée du Vieux Port devant le Fort Saint-Jean. Il n'en fallait pas plus pour faire naître les feux de la Saint-Jean, dans la redoutable et invincible cité phocéenne. Le feu est de tous temps, le symbole purificateur du soleil. Le rite du feu de joie a été christianisé au Ve siècle. On y a associé le cousin de Jésus, celui qui avait perdu ses pantoufles, celui qui a reconnu en lui le Messie, mais non ! Mais si : Saint-Jean bat Tiste 3 à 0 ... c'était en plain est qui noxe rien, n'a rien. Sans rentrer dans la polémique de l'arbitrage maison, Saint Jean-Baptiste est avec le petit Jésus et Marie la Vierge, un des rares élus dont on fête la naissance. Mais qui a voté pour eux ?

Ceci dit, moi j'en connais un qui chaque année, rajoute une bougie ! Hein, Jack Lang ! C'est lui qui nous a inventé la fête de la musique. Ça existait pas avant ! Et maintenant, tous les bourrins Européens, nous l'on copiée. Quelle idée il a eu là, ce Jack ! Quand tu penses qu'au cercle polaire, la fête est tellement énOrme, que le soleil ne se couche pas pendant plusieurs jours !

C'est aussi là que les étudiants vont bien souvent prendre la première mesure de ce qui les attendra plus tard : le job d'été. Pendant que d'autres se font rôtir sur les plages. On se met en vacances de l'école, et là, y a le premier combat : les juilletistes contre les aoûtiens, arbitrés par quelques septimbrés. Y'a les parents qui z'ont choisi leur meilleure période et remplissent la bagnole puis avalent des kilomètres de routes et d'autoroutes dans une torpeur moite, pour se retrouver "Au Camping du Bord de Mer" avec tous les Amis qui y reviennent depuis vingt ans. L'été, y fait chaud, on transpire, y fait même très chaud, on transpire même beaucoup, on mange des glaces, des yétis, on se met du Piz Buin écran total, on cherche l'ombre, on est en tongs, on boit du rosé, on dit des conneries, on mange des grillades, on joue aux boules, on écoute les cigales, ..., et à la nuit tombée, elles laissent place aux grillons, alors on lève la tête à la recherche d'une étoile filante, on fait vite un vœu et on se fait bouffer par les moustiques.

Cette nuit vaut bien un songe.

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 00:07
Ils nous ont posé ça, le troisième dimanche de juin.
Dans certains pays, comme la France, elle n'a jamais été décrétée. Et le Pétain, il est passé où, là ? Remarque, lui les pères, il les laissait aux champs d'honneurs ou il les donnait à l'ennemi, c'est pour ça qu'il a fait son malin sur la fête des mères.

En tous cas, cet hommage aux papas nous vient peut-être d'outre atlantique. Un jour de début du 20ème siècle, en écoutant un sermon à la fête des mères, une pacouline de l'état de Mashewington, pensa à rendre une reconnaissance posthume au père qu'elle vénérait, et qu'elle avait perdu alors qu'elle était jeune. Ce fut donc à Spockane que fut célébré ce premier témoignage. Non, Spokane, c'est pas là où est né Spoke avec ses oreilles d'âne, non !  Les ricains apprécièrent cette idée, et la journée nationale vit le jour en 1924, juste avant les J.O. de Coubertin of Paris.

Et en France, pour pouvoir vendre ses briquets la société Flaminaire fit sa campagne publicitaire sur la création de cet évènement pour donner l'occasion d'offrir un beau briquet à papa, et c'est en 1952 en pleine année Olympique (Helsinki) que la première Fête des Pères fut instituée. Cependant, la Fête des pères n'a jamais été officialisée, comme le fut la Fête des mères, par un décret du Président de la République. C'est véritablement à partir de 1968, une autre année Olympique (Mexico), que les pères ont commencé à être fêtés tous les ans.

Etymologiquement, "père" nous vient du latin "pater" et désigne le père comme représentant de l'autorité, familiale ou religieuse. Nous, on s'arrêtera à la version familiale. Les archéologues linguistiques ont retrouvé le terme dans l'expression "Dieu le Père" ou même dans le nom de Jupiter considéré comme le père des vieux1 romains avec l'émythologie "Jupaterus" qui a donné "Ju-pater", littéralement le "Père des Dieux" et le cri qu'ils lançaient à leurs dames pour faire grimper le compteur vers les 13 bambins (jupes à terre). [souviens-toi dans "A ma mère"]

Mais comment nous, en bons provençaux que nous sommes, ne pouvons nous pas nous rapporter à l'œuvre que nous avons tous étudié à l'école (enfin ceux qui y sont allés !) et qui conte les souvenirs d'enfance de Marcel Pagnol, "la Gloire de mon Père".

Sache que d'après une étude du CNRS, aujourd’hui, les hommes consacreraient en moyenne 2 heures et 22 minutes par semaine aux tâches ménagères (courses, cuisine, vaisselle, linge, etc.), contre 2 heures et 11 minutes en 1985, soit un progrès  de 10 minutes en un peu plus de 20 ans (enfin, ça dépend dans quel sens on se place pour le progrès) ! C'est pas parce que tu débarrasses deux fois la table par semaine ou que tu rentres les courses, que t'as gagné ! Mais ça fait que 20% du taf. Et si on considère la bonne loi de Paretto par sa règle des 20-80, 20% des tâches ménagères effectuées par nous les hommes, représentent 80% de ceux que nous savons faire à la maison ! Ceci dit, nous avons d'autres dispositions, comme, aller chercher le pain, laver la voiture, nettoyer le garage, changer les ampoules, pianoter sur l'ordinateur, lire le journal, faire des trous à la perceuse, mettre un DvD, le regarder aussi, changer le papier des toilettes (non non, pas le papier-peint, le long ruban rose !), …

Statistiquement, le cadeau de prédilection, c'est la cravate. Ça tombe bien, je recommence à en faire un usage effréné. Augmentation de 35% des ventes pendant cette période de ce plastron qu'on se noue pour cacher les boutons de la chemise.

Selon le code des bonnes manières, dont je te recommande la précieuse lecture, et dont on oublie trop fréquemment les usages au quotidien, c'est le seul moment (avec la légion d'honneur) où tu peux offrir une rose rouge à un homme. Blanche, s'il t'a déjà quitté.

Notons toutefois cette délicate attention des petits Krisprolls envers leur père, qui pourrait donner de l'inspiration à ceux qui ne savent pas comment honorer le leur, ils leur apportent le petit déjeuner au lit.
À l'avenir, y'en a qui vont faire semblant de dormir !
 
Bonne fête à toi, papa.
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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 00:01

La mode a été lancée une fois de plus outre atlantique, à New York City par des mecs very busy du quartier du business, qui portaient la traditionnelle tenue costard-chemise blanche bleached-cravate, Wall-Street-bretelles toute la semaine. Alors, pour se donner un peu d'air, ils ont adopté une allure plus décontractée le vendredi. Ils n'avaient que l'allure, l'esprit étant toujours autant occupé. Le vendredi étant néanmoins un jour comme les autres où la pression ne retombe pas pour autant comme un soufflé ce jour là. Enfin, pour ceux qui en ont ! C'est pour ça qu'à EDF, ils ont la tenue casual tous les jours ! Pas comme chez Renault ou à France Télécom où le nœud de cravate est tellement serré qu'il arrive qu'ils leur restent en travers de la gorge.

 

Alors, tu vas me dire, mais pourquoi le vendredi ? Parce que le vendredi c'est maigre. C'est poisson. Qui dit poisson dit arrêtes, et il en faut pas plus pour : "arrête de porter ton costard". Là-bas, à New-York, tu suis pas toi, hein on l'a déjà dit ! Mais ça a gagné tout le continent nord américain, donc là-bas, ça s'appelle Friday Wear ou Casual Friday. Et bien sûr, nous comme on est des nouilles, des orques (nouilles orques !), comme on est des moutons sans jugeotte, on a recopié. Quand je dis nous, je m'inclus pas dedans. Alors tu vois des mecs haut guindés toute la semaine avec des chaussures pas cirées, des chaussettes usées au talon et certainement ajourée sur le pouce, puis quand arrive le vendredi, ils viendraient presque en vieux survêt turquoise aux trois bandes de l'OM ! J'en connais qui ! Mais derrière tout ça, se place encore l'image des "comment je suis dans ma tenue du vendredi ?" !

 

Hé bé, le vendredi, il faut avoir les bons codes, c'est-à-dire, le jean de marques. Et pas un banal Wrangler, un vulgaire Levis et encore moins un trop populaire Rica Lewis. Un jean's de djeuns à 200€ vilainement vieilli en Turquie par des mecs qui choppent la silicose, cette bonne vieille maladie incurable que choppaient nos mineurs dans les années 50, un jean avec des poches sac-à-dos au bas du cul fera l'affaire, et puis pas le même tous les vendredis, sinon, le bouche à oreille va s'en dire que t'y en as qu'un ! Pour le haut c'est pareil. Le crocodile tu le laisses au revendeur de merde devant les halls d'immeubles des cités, et toi tu te consacres à Devine, Rosace, Douce Cabane, 8118, Patron, 3x5, Papillon Rose, (j'ai traduit) … Et pour les pieds, tu évites les chaussants "qu'on verse" cradingues en  semelles caoutchouc non aérées qui font bien suinter les arpions. Idéal pour la culture des verrues plantaires et la prolifération des mycoses en milieu anaérobie. Préfère-leur des élégantes sneakers de chez Tod's sportwear en semelle gomme crantée ou à picots, bien plus clâssieuses.

 

Entre ca et la mode des chaussures de clowns ! T'y as pas remarqué, les mecs, ils ont des pompes bien plus grandes que leurs arpions ! Tu le vois à la pliure des chaussures. Quand il reste une main devant cette pliure, eh bé c'est que les orteils sont encore loin de l'Amérique ! Ça aussi ça donne un genre ! Et ça fait clown, non ? Des chaussures trop grandes pour se donner de l'assurance ou pour se donner un genre ?

On a la mode des montres ! A croire qu'avant on avait pas vu l'heure !!! Non mais tu les as vu avec leurs comptoises au poignet ?!

 

Alors, dans les grandes boites, t'as des brochettes de fifres, de petits glanduleux sans existence, aucun passé professionnel, aucun respect parce qu'ils sortent des grandes écoles pédantes et qui ont entendu que ça faisait bien, eh bien ceux là, en groupuscule, y se la pètent et le vendredi, adoptent la tenue "moi je suis branché aujourd'hui, t'y as vu ?". Et t'y en a même qui pousse le luxe jusqu'à pas se raser. Les valeurs se perdent !

- Quelle bande de trous duc', moi ce que je vois, c'est que t'y as l'air d'un con, aujourd'hui !

 

Allez, mets-toi sur ton 31.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 00:01
Oh, m'man, ça va être ta fête !

Avec sa prestation poilue à Verdun, une des seules choses pour laquelle on puisse le remercier - si tant est que l'on ait à le faire - Pétain a inscrit la fête des mères au calendrier. Mais de Vichy, c'était plus simple de fomenter contre la mère patrie ! 
Petite parenthèse, la reconnaissance à la maman, ça existait déjà bien avant, les Grecs dès l'Antiquité pratiquaient déjà ! Donc, après la première guerre, on honorait les mères les plus honorées et les plus méritantes, et celles qui avaient été honorées aux chants du donneur au moins 13 fois, preuves pleurnichieuses à l'appui, elles recevaient la médaille d'or de la famille française. Tu te rends compte ? La capsule doré aque le ruban bleu-blanc-rouge en mousseline autour ! Ma mémé l'a eue. Elle l'a achetée, parce qu'en plus quand tu répondais aux critères pour l'obtention, il te fallait débourser. Un peu comme la Légion d'Honneur, qu'on distribue à tire l'abricot. Non, mais tu te rends compte, 13 marmots sans échographies, sans péridurale, sans couches jetables, sans Vedette (Ah oui c'est vrai ! Tout au lavoir, même l'hiver quand il fallait souvent casser la glace à Montolivet ! Parce que les couches ça s'appelait des langes, et quand le minot, il avait cagué dedans, fallait se laver le minot et le lange ! Tu jetais rien !), je poursuis : sans lingettes, sans stérilisateur, sans petits pots, sans compléments nutritionnels, sans sucette, sans totote, sans doudou, sans trotteur, sans les conseils des unes, sans les conseils avertis des autres, sans k7 vidéo, sans dvd, sans chichi, sans pan pan, sans chichi panpan, sans congés mater ou paternité, sans rancune. Elles ne se posaient pas tant de questions. Hop, quand c'est fini on recommence. Tu crois que tu vas souffler un peu, que tu vas voir un peu grandir ta petite dernière, que bingo, un soir où y avait rien au poste à galène … Quelle constance ! Quelle constitution ! Quelle dévotion !
On leur a donc réservé officiellement par petite annonce au canard officiel, le dernier dimanche du mois de mai, sauf si ce jour là c'est "descente-montée", dans ce cas, c'est le dimanche suivant, comme cette année. Alors, grâce à elles (les anciennes), aujourd'hui, c'est leur journée. C'est toujours bon de le rappeler à ceux qui croient que ça tombe tout cru.
Les mamans, elles sont contentes. Tu leur offres un petit bouquet de fleurettes, ou un collier en macaronis, un dessin artistique de tes petites mimines tremblotantes ou le fameux rond de serviette peint à la main, un porte-photo en pâte à sel ou un porte-torchons en coquillages, emballé dans le joli poème, et elles sont aux anges.

 
Maman, voici quelques fleurs,
Pour partager ton bonheur.
Voici mes plus belles étoiles,
Pour que ton cœur s'emballe.
Voici aussi un peu de mon élixir,
Pour te voir emplie de sourires.
Voilà enfin beaucoup de moi
Pour te combler de joie.
Bonne fête que je te souhaite passionnément
Car tu es la plus belle des mamans.
Ton enfant si gentil
Qui t'aime à la folie. 
 
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