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  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 19:13
Comme il n'y avait rien à se mettre sous la canine entre ces fêtes à rallonge du mois de mai et la fête des mamans, je me suis trouvé un petit sujet de discute. Je m'en vais te narrer un peu mes recherches d'emploi. Oh, parce que pourquoi pas !
 
Vaste programme quand depuis près de 2 ans et près de 200 réponses à offres qui correspondaient précisément à ce que je recherchais, je peinais à me faire entretenir. Je ne suis pas de ceux qui déambulent sur les trottoirs, car l'aspect commercial, je préfère l'avoir en face, pour mieux le travailler au corps. J'avais bien essayé de passer par le portage salarial (le portage salarial, c'est effectuer une prestation pour un tiers et la faire facturer par un autre tiers, et cet autre tiers te salarie. Un indépendant salarié, quoi !), mais la clientèle, pas assez novatrice dans ce courant de pensées, bouda cette philosophie. N'en déplaise à l'ouvrier charpentier1. L'excellente idée apportée par lalaurenquestion, piqueuse de grandes surfaces et qui plus est, femme d'un honnête flic entre parenthèses, et surtout, cousine de germaine, donc l'idée de ladite, de créer une structure qui répond aux besoins du personnel médical libéral. Cette idée n'a (pour l'instant) pas donné de suite probante pour d'obscures raisons techniques et secrètes car on touche là, au milieu médical. Je répète, au milieu accessoirement médical. Mais cette idée là, déjà bien avancée, reste sous mon épicondyle. Je n'ai pas dit mes derniers maux, Jean-Pierre. On sait jamais, dès fois qu'on gagne des millions !
Donc, en attendant il me fallait sérieusement autre chose. J'ai par là même créé un blog de professionnel chômeur lamenté, lit sans scié, avec mon image en quadrichromie, à qui la terre entière professionnelle tourne le dos, pour je ne sais quelle raison. Mais quand t'y es au chômage, y en a qui pense que c'est contaminant. En tous cas ces cons te minent.
Mais, voilà que depuis le mois des fous, les choses ont un tant soit peu évolué en coulisses. J'ai créé des liens avec un cabinet de recrutements qui chasse sur les terres de hautes prestations. Grâce à un généreux concours de circonstances, un grand homme politique local, premier adjoint au premier magistrat phocéen (si si, lui-même), a recommandé en personne, mes capacités auprès de quelques entreprises locales, où son influence n'était pas renvoyée aux calanques grecques (phocéen - grecques, tu vois un peu si ça infuse !). Je persistais aussi à m'obstiner, voire même m'acharner à déposer ma candidature sur les sites espécialisés des grosses boîtes, dès qu'une nouvelle offre voyait le jour dans la vitrine. L'APEC, m'a également, en-fin devrais-je dire, orienté vers un atelier de recherches actives auprès d'un autre cabinet de recrutement, en charge de faire baisser les statistiques des "longues durées" dans mon genre.
Puis j'ai senti que la terre frissonnait sous mes pieds. Une pale communication, lundi dernier (le 14/05) m'invitait hélico presto à un débriefing, deux jours plus tard. Ce même 16/05 après-midi, un autre coup de fil brisa mon fuselage en me proposant un autre entretien rotor toujours avec cette même structure, mais pour une autre mission le 22. Décidément !
Mais, que ce passe-t-il, pour que l'on s'intéresse à moi de la sorte ?
Ma biographie n'est peut-être pas si mauvaise que ça. Je n'en ai jamais douté. Et bien, pour qu'une boîte comme ça, mette le nez dans mes affaires, c'est qu'elles devaient être rudement bien rangées (mes affaires) ! Agile comme l'écureuil, puissant comme un tigre, sans se faire plumer comme l'alouette, c'est bien, droit dans mes bottes, même si pour l'occasion, je chaussai d'adorables mocassins marron en cuir pleine fleur, que j'étais bien décidé d'en "découdre" avec le directeur de castings. La séance s'est sainement déroulée, de bons tons, une classique. Mais laisse-moi plutôt te conter la seconde, celle du 22. Viens, je t'embarque en caméra caché ...
 
... J’ai trouvé une perle comme jamais j’en avais tamisée !
J'ai donc rendez-vous avec un certain Monsieur x, pour un poste d'Acheteur, toujours chez Europehélico. C'est tout ce que je sais.
¾ heure d'avance. J'ai mis 30 minutes pour venir de la maison. Je poireaute un peu dans la voiture, à écouter Bourdin and Co sur RMC info, et à 8h45, je vais me signaler aux hôtesses d'accueil avec ¼ d'heure d'avance sur le rdv fixé.
Là, j'ai poireauté 30 minutes (+ mes 15 d'avance), mais sans Bourdin ! Sous l'écran plat qui distille une intro de présentation hélico en boucle avec de la musique zen faite de sons de bambous. J'en ai plein les oreilles. Presque plus de fauteuils de libre, je ne pouvais toutefois, changer de place pour me rapprocher de séduisantes personnes étrangères, seuls fauteuils libres à cette heure, sans attirer l'attention de tous les attendants de cette salle. Donc, je me farcis la soupe de bambous.
Puis, je vois débouler un homme pas très grand. Pas grand du tout, même, j'ai rien contre, mais c'est pour la suite, ...,  avec des lunettes luisantes, en costard sombre. Il me reconnaît, on ne s'est pourtant jamais rencontrés auparavant. Il a vu ma photo sur un CV que je n'ai jamais transmis ou plutôt il en déduit que c'était moi, car je suis le seul singleton masculin, dans ce vaste hall d'attente. Il a du réfléchir, c'est certainement un gros bonnet des Achats, ce mec. A peine, s’il se déride pour me murmurer un bonjour, qu'il tourne les talons et je comprends alors qu’il faut que je le suive, sinon il va commencer l'entretien sans moi ! Putain, vite, j’étais assis tranquillement, et voilà qu’il me teste déjà ? Moi, pendant mes années de gloire, j'ai jamais trop traîné dans les starting-blocks et j'ai des restes. J'ai déjà refait le décalage. Mais, même pas excusez moi, je suis en retard de ½ heure, suivez moi, quelque chose comme ça quoi ! Non, rien de ça.
Lorsqu’on passe le sas "patte blanche", il me montre du geste ce qu’il faut que je fasse du badge. "Ô mastre, je suis déjà venu la semaine dernière pour un entretien qui s'est relativement bien déroulé. Et en tous cas, qui avait bien mieux démarré !", lui parle-je dans ma tête. Et ça, c’est rien de plus qu’un démagnétiseur qui enregistre les fréquences de la carte magnétique qui m'identifie comme étant passé du côté obscur. On traverse quelques rues eurocopteroises dans le plus grand silence. Il doit avoir mal aux dents, peut-être ? On aurait dit Mister Magoo ! Tu te rappelles Mister Magoo, dans les dessins animés ? Hé hé je l’ai devant moi ! Un costume en alpaga un peu trop grand, ou alors s'était un petits bras car je voyais que ses dernières phalanges. Y devait plus y avoir de 16 ans, il a pris du XS. Tellement noir que on aurait dit qu’il venait d’enterrer toute sa famille, il ne pleurait pas mais pire, il chaussait du 36, comme Elise ! Heureusement, j’ai pas vu ses chaussettes. Titi, Walligator, Pokémon, ça restera un mystère.  J’ai même pas fait attention s’il avait une alliance en lui massant  la paluche. Même maintenant je ne me souviens plus s’il portait une cravate, ni quelle était la couleur de sa chemise grise !
On arrive devant un bloc d’Algeco. Un bloc, que dis-je un monument. Il prend l'escalier, un mec en descend, mais mon guide n'en a cure et effectivement au milieu il y a un léger forçage. Imperturbable, mais grâce à sa frêle carrure, il gravit les quelques marches pour arriver sur la plate-forme. Moi, j'ai préféré attendre que le descendant ait complètement descendu pour tenter l'ascension. Ce sont les réflexes de l'escalade, tu vas pas partir dans une voie quand un mec est en train d'en descendre ! Ce principe doit fonctionner ailleurs, je crois. Il m'attend, toujours sans mot dire, et peut-être qu'il commence déjà à me maudire (vouai, ça va !). On pénètre dans un long couloir et vers le milieu il sort son sésame, ouvre une porte à droite et nous pénétrons dans son bureau, j’ai vu son nom sur la porte : JP, un souvenir de se prénom me corse l’ambiance. JP était, aussi, un ancien colllllègue de travail, Directeur Commercial de son état, devenu quelques mois durant, manager du site de Marseille, mais quelques mois seulement. Il n'aimait pas grand monde et encore moins moi, et ça ne me gênait absolument pas. Mieux, ça m'amusait.
Un bureau à la Deniorset’, le successeur de JP qui sera aussi mon remercieur, avec une table ronde pour faire le chevalier. Mais ce n'est peut-être pas son bureau, car comme il ne s'est encore pas présenté, je ne sais toujours pas qui il est. Et là j’entends enfin le son de sa voix, dans le silence feutré de ce bureau, il vient de me demander un CV ! Comment il me convoque à un entretien, et il n’a pas de dossier sur moi ? Comment il m'a trouvé ? Je lui tends mon impressionnante biographie sur format A4 en double page, il la prend, me regarde pour la seconde fois depuis le début de notre rencontre et me dit, pressé : Eh bien, allez-y ! C’est un gag ? Même pas il se présente, il n’a pas pris de quoi noter, et il me fait démarrer en premier ! Je me sentirais bien de lui retourner l'ordre d'exécution !
Je sais même pas sur quoi je dois mettre l'accent, je ne connais pas le poste, ni le service, bon, on y va, on verra bien. C'est peut-être une technique locale pour tester ta déstabilisation. Manque de pot, je ne suis pas déstabillisé, au contraire. Je lui récite ma petite prose en version minimale, en lui laissant de quoi en placer une, pour quelques interrogations techniques. Mais, non, il ne saisit pas la perche. J'ai pas pu m'empêcher, volontairement et sereinement, de faire une petite finesse (je suis comme ça, moi) car il est affublé du même patronyme que la société pour laquelle j'ai pris les responsabilités du Service Achats, il y a 9 ans « tiens, une société qui arbore le même nom que vous », lui dis-je. Enfin, arborait, car elle a été absorbée et dissoute depuis. Impassible. Il ne devait pas la connaître, pourtant 155 ans d'âge, incontournable de toute la bordure Méditerranéenne pour toute la visserie boulonnerie.
Putain, quelle truffe, çui-là ! Je termine ma succincte présentation pensant qu’il allait enfin aborder mes compétences, mes capacités, mes motivations, mais NON. Ça ne l’intéresse pas. Il n’a pas envie de savoir. Je ne comprends pas pourquoi il m'a fait venir. Ou alors, je suis trop grand ? Je laisse un blanc meubler le silence. A ce moment, je commence à avoir des flashes sur l'entretien que j'ai eu quelques jours plutôt, ici même, enfin dans un autre bureau et avec un autre interviewer. Rien à voir. Attention, le voilà qui ouvre la bouche ! Il se met à parler, … en anglais. Oh Bonne mère ! Un mélange d’Alain Prost et de Michel Denisot. Chut, il m’explique le poste. Je comprends pas tout. C’est son accent que je comprends pas, en fait. Faut que je m'habitue, vite. Lui, faut pas être devin, il a appris l'anglais sur la promenade à Nice. Sûr. Donc, je me conditionne à saisir les mots essentiels. Bingo, ça va mieux. Puis il me demande ce que j’en pense !
Euh attends, avant, je t’explique ce que j'ai retenu : c’est un poste d’acheteur qui n’achète pas ! … !?!
Bon mouais, je lui baragouine trois merdes pour meubler, je lui dis en y mettant bien les formes et les "phrasal verbs" pour pas qu'il y est d'équivoques, que ça fait deux ans que j'ai pas parlé le shakespearien, et que, le temps d'aérer toutes les chambres, et ça ne sentira plus le renfermé. Puis, il me demande si le fait que je ne connaisse pas les termes hélicoptèriens est un problème pour moi. Listen my mate, of course not, sir ! My job is to solve enigmas, if I don’t know the subjects, it’s my professionalism to learn them! Je ne le regarde plus. Lui ne m'a jamais trop regardé. Puis il me demande si ce qu’il vient de me présenter me convient ? Dans ma tête j’ai envie de lui répondre : « je commence quand ? ». Mais de savoir que je pourrai travailler avec un flan pareil, je me ravise, et lui lance, que je suis à l’aise in any part of purchasing, et je confirme, any !
J'ai dû tellement le persuader qu'il se repousse de sa chaise, se lève, remet sa veste et m’apprend que c’est terminé. Quoi ? ça fait même pas 25 minutes qu’on est rentré !!! Et il me dégage ! Pendant ce bref entretien, je t’ai dit que j'ai souvent pensé à l’entretien de mercredi dernier. Là, j’avais trouvé l’atmosphère détendue, un interlocuteur curieux, presque enclin à plaisanter. Rien à voir, mais alors absolument rien à voir avec aujourd’hui. Et dire que j’étais là à 8h15 ce matin pour un rencard à 9 ! Y avait dégun pour sortir de Marseille, j'ai écouté les conseils de ma sœur qui utilise tous les jours cet échappatoire, remonter la Blancarde, descendre Libération, prendre Gambetta, et remonter à la Gare pour choper le tunnel, et zou, direct sur la route à radars. Je me sentais bien, comme mercredi. Mieux même, mercredi m’avait boosté. 8h15 Pour ça !!
Bon on se lève tous pour … la sortie. Couloir, il ferme son bunker, on sort de l’Algeco, et retour à l’entrée par les mêmes ruelles qu'à l'aller, les mêmes petits pas et le même silence. Arrivés au sas "patte blanche", il me dit un au revoir que je traduis en adieu, sans lui demandé s’il me rappellera, quand il me rappellera, ou taratata.
Lui, faut l’empailler, l'analyser, sinon l'humanité toute entière va perdre l'identité de cette espèce humaine à sa disparition, ou le bromurer justement pour pas qu'il féconde.
 
Enfin, en fin d'aprèm de cette même journée, après une mini semaine de réflexion et de comparaison sur toutes les nouvelles têtes testées, la Direction de les Ressources très Humaines a compris que j'en avais sérieusement marre de cette longue traversée d'inaction tout à fait improductive, et totalement éloigné du monde de ceux qui se lèvent tôt. Elle a appliqué les nouvelles directives présidentielles officiellement officielles et a décidé, sans que je les force, de me confier un petit bout du gâteau, en pleine confiance. Ils me l'ont bien dit, "on te promettra pas les toujours du grand soir, mais juste pour l'été, à manger et à boire, à tous les recalés de l'âge et du chômage, les privés du gâteau, les exclus du partage, si nous pensons à vous, c'est en fait égoïste, demain, nos noms, peut-être grossiront la liste " Ce à quoi je leur rétorquais "aujourd'hui, on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir soif." Et ils me disent que "j'ai pas de solution pour te changer la vie, mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y, y'a bien d'autres misères, trop pour un inventaire, mais ça se passe ici, ici et aujourd'hui."2
 
J'ai trois enfantes en bas âge, c'est des filles, c'est pour ça qu'il y a un "e". Ma femme ne reprendra pas son emploi, pour plein de raisons dont celle, noble et principale, de veiller à l'éducation de nos enfants. Nous avons une bonne morale, nous n'allons pas à la messe, certes, et nous souhaiterions transmettre nos valeurs à nos fifilles, attachantes et si délicates. Pour ça, elle a à sa disposition un cahier des charges en béton, avec moult contraintes parentales. Aussi, notre situation nous poussera à passer, dès le mois de juillet, l'été dans un mobil home immobile ensablé sur un bout de terrain sablonneux infesté de moustiques. Cette petite aide est la bien venue.
 
Mon manège enchanté décollera dès le 4 juin, chez le fabricant n°1 mondial d'hélicoptère civil et militaire, filiale du grand groupe de la déesse. Ils ont été gentils avec moi, ils ne m'ont pas proposé de faire la plonge du self, je l'ai déjà fait en son temps, en grandes pompes en Grande-Bretagne, ni de recréer une série à la française de Supercopter, mais bien de mettre mes capacités, à faire (ce qu'entre autre je sais un peu faire), je veux parler de mes compétences dans la fonction Achats. Je vais occuper les modestes fonctions de Manager du service Appros mécaniques. Team Leader y z'appellent.
Va falloir tenir la rampe et faire la bonne soudure !
 
Aussi, lorsque je vois qu'une boîte comme ça, reconnaît mon potentiel dans cette fonction, je suis gêné, et presque amer en pensant à tous ceux avec qui j'ai correspondu depuis maintenant 2 ans, et qui n'ont pas cru en moi. Leur boule de cristal est à remiser. Qu'ils se rassurent, tout ce qui m'a été proposé était nettement inférieur à ce que je vais vivre. Tant mieux, car je n'osais espérer pouvoir approcher ce type de poste dans ce type de boîte.
I-nes-pé-ré.
 
Dois-je signaler l'état de grâce dans lequel je me trouve sans outrepasser mon humilité ?
Dois-je exprimer l'état de relâche cérébrale dans lequel notre Brigade se sent soulagée ?
Non ? Bon, tant mieux, aujourd'hui c'était ma fête !
 
What else ?
 
1 Contrepèterie
2 Sans porter atteinte aux Restos du Cœur, c'est plus un hommage qu'une piètre moquerie. Tout ça pour végéter dans du 2d degré.
Respect.
 

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2007
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commentaires

tonton Ro 25/05/2007 16:46

Si ça marche tout est bonus:grande boite,produits en devenir,pas loin de la maison;on croise les doigts...SUCCES;

le flic honnête entre parenthÚses 23/05/2007 22:31

Oui, avec le champagne à l'apéro, on se charge du cotes de Provence rosé pour les grillades.
FELLICITATIONS (Eurocopter, ca valait le coup d'attendre)

lalaurenquestion 23/05/2007 22:21

ouais!!! GENIAL, quel bonheur pour votre famille !! tu commence quand ? 2 ans, putain, 2ans (toute ressemblance avec un ancien camenbert n'est pas fortuite ...), c'est vrai qu'on voyait arriver l'échéance avec inquiétude... on compte sur vous le 9 juin avec le CHAMPAGNE (si tu ne bosse pas déja ??!!) FELICITATIONS !!