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  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
  • : Retrouve nos commentaires décalés mais sérieux sur les évènements du grand almanach, ... et un peu des nôtres, aussi.
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 20:30

Mardi Gras, c'est GRAS !
On baigne dans l'huile.

C'est pour s'en mettre plein la lampe, non ?

 

Pour moi, Mardi gras c'est d'abord le carnaval. Tututulu tututu tululu !

Et l'image instantanée que j'en ai, c'est Offenbach. Offenbach et ses Contes d'Hoffmann. Pourquoi, il y avait un carnaval dans les Contes d'Hoffmann ? Non, mais c'était à une époque où j'étais intermittent du pestacle. Je t'explique : quand j'étais petit, j'ai fait le gondolier à l'Opéra de Marseille. Eh vouais, déjà les prémices d'une grande carrière : je ramais ! Intermittent parce que je passais par intermittence sur la scène. Mais attention, pas d'amalgame ou de raccourci infondé : c'est pas parce que j'étais à l'Opéra que je faisais des entre-chats, hein ? J'étais pas une tapette ! Mèfi.
Pourtant y avait des souris, fan de chichourle !

Mais moi, j'étais avec mon école maternelle à moi, et on faisait un pestacle. Tu vois l'âge ! M'en demande pas plus, je me rappelle que de ça. Et depuis, Carnaval, c'est mon Opéra de Ma maternelle d'Hoffmann !

 

Par contre des carnavaux – 1er rappel scolaire : pluriel des mots en "al" : un carnaval, des carnavaux – donc, j'en ai vu en pagaille des carnavaux : à Bâle, par le petit trou, (là c'était une exception, y a un "e", sinon c'était aux Baux), sur des chars à Nice avec des jets d'oranges déshydratées, à Venise … Ah Venise ? Arlequin, Colombine, … Gondoliers, ... Sous la grisaille de Dunkerque, sous l'eau de Cologne, sous le soleil de Salvador de Bahia, sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, ...
Avec des guises, des pas déguisés du tout,
(vouais y en a, ça pendouille), des aiguisés bien affûtés, des drag-queens, des confettis, des grOs confettis, des fettis tout court, et des gros cons tout con. Enfin, on en voit de toutes les couleurs. Parce que quand on connaît un peu l'esprit du Carnaval, y s'en passe des choses, hein dans cette marée humaine … y s'en passe.

 

Carnaval c'est aussi Rondo Veneziano. Troupe organiste de vieillo-musicos-classico ritaux (rital – ritaux ! tu la sais toujours pas la leçon ?) rythmée à la batterie. Moi j'adore, c'est carnaval dans ma tête quand je les écoute …

 

Mais revenons à La Fête. Tu te souviens qu'à l'origine, cette fête était célébrée à la fin de la semaine des sept jours gras. On festoyait avec abondance avant le début du Carême, y'en avait de partout (on s'en mettait plein la lampe, quoi ! j'avais bon !) et de nombreux Carnavaux prenaient place le jour avant celui où on brûlait tout, le mercredi des Cendres, jour de privation et de pénitence dédié au souvenir d'Adam. Et depuis, il brosse, ... Adam ! (humm ! facile) Mais Adam, celui d'Ève ? Je comprends plus rien !

Ne pas confondre Carnavaux avec Carnivor. Quoique, on n'est pas loin quand même. Le mot de passe, c'est viande. Ça dérive du latin médiéval "carnelevare" : retirer la barbaque (je parle le latin médiéval couramment).

Mais comment on en arrive au déguisement, tu vas me dire ? Eh bien voilà, …

Chez les Egyptiens des pyramides pharaoniques, là d'où 40 siècles nous contemplent, on rendait un culte à Isis et Apis en permutant les rôles. Isis et Apis, c'était pas leur Astéris et Obélis chez Néfertitis, non non, c'était la reine et son taureau (?) mais n'aurait-il pas été plus simple de mettre son taureau dans l'arène ? Des fois, un peu de bon sens, ils y auraient pensé, ils auraient inventé la corrida...

Dans l'Antiquité, pendant les Bacchanales et les Saturnales, les maîtres en sandales devenaient esclaves en cavale, et vice-versa (ça devait pas être triste !). Ces traditions étaient l'occasion d'un grand melting-pot socialo-populaire et de festivités jubilatoires. Ça s'entremêlait là-dedans, je te dis pas. Dans le luxe et la luxure, dans le stupre et la fornication, dans la dépravation, quoi !

Mais avec la fable purificatrice de Jésus, ces fêtes vont disparaître, et ce n'est que bien plus tard, que l'Eglise autorisera le peuple à se laisser aller avant le Carême ...

Au Moyen-Age, lors de la fête des Fous (pas encore au mois de mars, mais on y reviendra …) on inversait les rôles, on disait par exemple la messe à l'envers. De quoi en perdre son latin, imagine-toi un peu la messe en latin (médiéval) à l'envers, en verlan (!), on n'arrête pas le progrès. Et bien sûr, les femmes étaient devenues folles de la messe.

Lors de la fête de l'Ane (pas celle d'Allauch) un de ces animaux montait sur l'Autel ! Et quand un âne monte à l'hôtel, …, et c'est comme ça que les jolies filles qui voulaient une robe couleur soleil devaient se travestir en ânesse. Le comte de Pet-Rôt (Arrrh le nom qu'il a lui !) en a même fée un film avec Catherine Peauneuve.

 

Bon, tout ça pour en revenir encore à manger. Ce jour là, on dévore les beignets de Carnaval, que nous connaissons mieux, nous prouvencaoù, sous le nom d'oreillettes, mais qu'on grignote par ailleurs en demandant des bugnes, bougnettes, roussettes, merveilles, cuisses de plâtre, faveroles, frivoles, tourtisseaux, corvechets, nouets, Schenkeles, ganses, ou autres beignets, chouquettes et gaufres …

 

Allez mange, parce qu'après c'est Carême.

Carême, c'est abstinence pour un jeûne pendant 40 jours.

 

Alimentaire l'abstinence, alimentaire.

 

On se retrouve à Pâques (c'est dans 40 jours)


 

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Published by La Compagnie Geffroy - dans 2007
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commentaires

ROBERTO 17/02/2007 19:37

Alors là mon ami ! tcha fait fort. Moi jeudi BRAVO à moins que je ne sois obligé de dire BRAVAL. Aprés tout pourquoi pas refaire cette règle des "AL et des AUX". Ce serait certainement beaucoup plus simple pour les générations à venir.
Rondo Veneziano deviendrait RONDAL VENEZI ANAL.
Dans la reine les TAUREAUX seraient rois ; mais que serait le TAURAL ? Je  laisse le soin à tous ceux qui auront la chance d'accéder aux Geffroy's zélucubrations de s'interresser de tres près à cette remise en cause.
Encore braval pour ce moment culturel.