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  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 21:37

Ce super week-end de 3 jours dans un gîte, à Brignoles haut lieu du haut Var, est le bien venu. Les filles sont contentes. Et bon, nous aussi. Ça s'annonce bien ...

Pense un peu, depuis la sortie de l'école, toutes s'affairent à ne rien oublier. Elles s'émoustillent de ces furtives vacances. Tout le monde est prêt, les maillots dans le sac (parait qu'y a une grande piscine), le sac dans la malle de la voiture, la voiture ronronne et les ceintures sont bouclées. T'y as remarqué le singulier à sac ? Y'en a qu'un, et encore il est pas plein ! Allez, roulez jeunesse.

19h00, on peut décarrer. Le Jarret est comme à son habitude, embouteillé. Je prends deux trois ruelles pour éviter le merdier et rattraper la passerelle de Plombières. L'A7 est, elle aussi bondée, alors on prend dessous pour aller récupérer l'A55 par derrière. Rond point d'Arenc, feu rouge, on passe sous l'A55, au pas, elle aussi. Le Cisco de 24h Chrono retenti. On a emmené la télé ? Non, c'est la sonnerie de mon portable. J'ai un message de Jack Bauer (pour ceux qui connaissent pas la série, c'est le héros de 24h Chrono) : il descend à la Joliette. Un coup de volant à droite dans le rond-point et on arrive aux portes du Port Autonome de Marseille (il a changé de nom, mais c'est toujours le Port de Marseille, pour l'autonomie, on verra plus tard !). Je signale à mon assistance que je dois déposer un colis à celui qui vient de m'appeler. Un coup d'œil dans mon rétro et je le vois 3 voitures derrière, dans son cabriolet, le coude à la portière. Lui, c'est Benoît, un collègue du boulot qui a décidé d'aller se faire une virée insulaire. Je dois montrer patte blanche à la guérite d'entrée. Je sors en catastrophe le sésame pour pénétrer sur la zone internationale du port. Plus un bruit dans la voiture ! Les filles scrutent les moindres détails, mes moindres gestes. Elles s'interrogent du regard, jusqu'au moment où je m'engage sous le panneau lumineux indiquant des destinations de vacances. Là, je ressens, dans la voiture, une incompréhension, une interrogation mêlée de surprise qui se transforme en une fraction de seconde en joie collective, convulsive, expansive, et communicative. On se faufile dans le dédale de conduits conduisant vers le Danielle Casanova, et je monte avec autorisation à bord de ce ferry. Je t'ai pas mis dans la confidence, mais tu l'as peut-être compris ? On va plus à Brignoles, on part en Corse ! À la paillote, notre petit gîte secondaire, insulaire, salutaire et pied à terre. Mon ami Ben s'est décidé dans l'aprèm et a convaincu ses complices d'aller passer quelques jours chez un ami, et on se retrouve sur le même bateau.

Cabine 7907, c'est au pont 7. On est garé au pont 3, ça c'est pour les repères pour demain matin au réveil en catastrophe quand ta bagnole gène toutes les autres ! Vite, on laisse les frusques dans la cabine pour assister à la levée de l'ancre. Bien sûr, on a embarqué quelques minutes avant le départ.
1, pour mieux sortir demain.
2, pour pas passer 2 plombes dans la file d'attente à l'embarquement.
3, pour l'effet de surprise aux minotes.
4, parce qu'on a envie !
Pont 10, au-dessus de la proue, vue imprenable sur le phare Sainte Marie, le Palais du Pharo en réfection de façades, et la Bonne Mère qui va nous assister techniquement à distance pendant cette traversée. Et sur notre archipel des îles d'If, Pomègue et Ratonneau. C'est parti. On contourne le fief de Fabio Montale à bâbord, qu'il fait déjà nuit. La mer est calme, la lune est pleine et éclaire l'horizon. Miam-miam, un tour du pont 9, dodo, et ... « bonjour, il est 6h30, la température extérieure est de 16°. Pour les amateurs de baignade l'eau est à 18°. Nous accosterons à Bastiha à 7h30. Pour les personnes désirant prendre un petit déjeuner, le restaurant Le Girolata vous servira ».

Débarquement à l'heure prévue. Notre position sur la grille de départ nous permet de sortir des stands dans les premiers. Les douaniers sont là. Benoit se fait pesquer. Normal, y débarque en Corse avec une bagnole immatriculée 33. Mèfi aux radars, direction Furiani pour prendre les miches de la boulangère, quelques croissants et le journal. Contour du Lido de la Marana, et après le second décroché, c'est à gauche, puis à droite. Voilà, maintenant tout le monde sait où c'est ! Soleil, grillades, plage, sieste, jeux sur la plage, baignades (l'eau est à 25°, faut que je le dise au commandant de bord pour pas qu'y dise de conneries au micro), coups de soleil, apéro, photos, miam-miam, limaces, fou rire, balade dans les dunes, achat de charcutaille locale, apéro, grillades, rien faire, entretien des coups de soleil, balade dans le maquis, farniente, plage, photos, ranger, fermer, rembarquer, se garer au pont 4, cabine 7903 toujours au pont 7 mais sur le Napoléon Bonaparte, un autre ferry reliant la Corse au continent. Départ, au revoir à la Corse, miam-miam, dodo, réveil, Marseille, débarquement, tournée des écoles, dépose du sac à la maison, retour au boulot, c'est lundi matin, on est plein d'entrain ...

 

Pace salute. (prononce pàtchéé sàloùté)

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2009
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