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Bonjour '

  • : les z'élucubrations de la Brigade Geffroy
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 00:01

Tu vois, tu fais le choix d'habiter un immeuble pour être à l'abri des nuisances et intrusions animalières coutumières des maisons seules, et putain, y faut que ratatouille s'invite quand même chez toi, ... au premier étage ! Oh !

 

ÔÔh, mais moi je suis atteint de raphobie aigue,  et même de souriphobie ou plus généralement de rongeurophobie maladive tendance psycrochepatte nécrosée ! Sauf pour les écureuils, que je respecte en tant qu'animal mais qui, par ces temps de crise, je néglige avec complaisance quand ils ont une cravate tant ils conservent encore quelques noisettes d'épargne dont je suis prisonnier.

On a par ce temps de crise, un plan marché noir pour s'approvisionner en patates charnues. De la bonne patate des Alpes encore pleine de terre. Des patates, plein champs, ramassées à la main par Raymonde et Germaine, dont on entend encore les échanges amusés :

- On dirait les couilles de Lucien !

- Aussi grosses ?

- Non, aussi sales !

 

Fraîchement livrées en milieu de semaine, le sac de 20 kg est resté tanqué là où il a été posé, le temps de faire beaucoup de place dans la zone de stockage. Entre temps, on en a pris 4 pour se les goûter. Et en ouvrant les volets, à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je constate que 3 des germes importés de Antoine-Augustin Parmentier avaient subi des dommages collatéraux. Des impacts de morsures. On n'a pas de chat, pas de chien. Les seuls animaux qu'on pourrait avoir sont des poux sur la tête d'Elise, mais en ce moment on est bons.

 

En y regardant bien je dois me rendre à l'évidence que les preuves relevées s'apparentent à des traces d'incisives affûtées. Du style gàri, tu vois ?

J'ai placé l'état d'alerte en phase 3. On ne laisse plus les portes-fenêtres ouvertes sans présence dans la pièce. Le soir, Karine lui prépare le souper, pendant que je monte la garde. De bonnes graines de blé diaboliques. Un puissant raticide canadien que j'avais acheté l'an passé lorsqu'un de ses congénères avait abusé illicitement de mon véhicule en ne s'acquittant pas du titre de transport.

 

On est à Marseille, ville propre par excellence s'il en est, où prolifèrent le rattus dévillus. Cette saloperie de bestiole était montée à bord, dans l'habitacle moteur, quand la voiture était garée dans la rue. Et le soir en allant ranger le carrosse au garage, j'ai innocemment accompagné la bête passer la nuit au chaud. Cet affamé a attaqué un pack de lait ½ écrémé, une bouteille d'eau minérale de Vals, et quelques papiers inconvenables à son goût, des rats-go [on se rendra compte le week-end suivant, en montant à Fontaine de Vaucluse qu'il nous avait aussi bouffé les Durit du circuit de refroidissement !]. Ni une, ni deux. A la vue des flaques de lait et d'eau minérale, l'opération nettoyage venait de commencer. Il avait dû sentir des gargouillis et avait dû venir se tapir dans mon bloc moteur. J'ai dû le perdre sur la route, car j'ai rien retrouvé. Il avait adoré mon repas canadien.

 

Comme le mariole qui nous hante le balcon. Lui aussi, il a tellement dû mal dormir qu'ils viennent à deux maintenant. La guerre bactériochimique est déclanchée à nouveau. Reste à dégommer les snipers, mais surtout repérer comment les monte-en-l'air réussissent à s'infiltrer jusque dans le caleçon de Lucien !

 

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Published by La Brigade Geffroy - dans 2009
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