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La phrase qui tue

"S'il fallait tolérer aux autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable." [Courteline]

Toi aussi, tu connais une brève de comptoir, une contrepèterie, une phrase bien délirante, ou une belle connerie à dire ou à penser, alors, dépose-la ici.
Viens voir, on en a plein ! 

 
 

CLINS D'OEIL
 
  



 

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Siégué lou ben vengu

 Ici, c'est pas comme ailleurs. On y retrouve nos humeurs décalées dans les évènements du grand almanach en versions originales sous-titrées, ... et un peu des nôtres, aussi.
 
Mercredi 11 novembre 2009
Souviens-toi de cette date. C'est encore plus facile, parce que y a dégun qui se lève pour aller bosser ses 8 ou 10 heures, ce matin. Le 11 c'est deux uns, et novembre c'est aussi le onzième mois de l'année, donc encore deux uns, ça en fait quatre. Et quatre uns, ça fait un carré. Un Carré d'as, pour les pokéristes ou les belotards. Un carré frais gerbé pour les affamés. Alors, souviens-toi !
 
Attention, peu le savent, mais il ne faut pas passer à côté de l'énorme découverte de Christophe Colomb en l'an de grâce 1502. Christopher Colombus est un modeste aventurier du XVIe siècle qui avait déjà découvert une anse verdoyante du territoire américain 8 ans plus tôt sur son bateau en bois d'arbres, qui avait fait le tour de tous les parcs d'attractions, traversé la Vallée de la mort, qui avait déjeuné à South Fork, qui avait dormi à la belle étoile avec Cochise, qui avait imaginé la plus grosse supercherie jamais réalisée dans les studios du Métro Goldwin Meilleur avec Luis Armstrong, un modeste acteur de films fantastiques pour l'heure habillé d'un scaphandre à paillettes et qui sautait sur un fond noir dans la poussière du décor lunaire du studio B9 … un grand pas pour la nulité. Mais si Christophe Colomb n'avait pas découvert l'Amérique, Obama n'aurait pas été élu Président des Etats Unis ! 
Recollons à ce jour de 1502. Afin de se préparer une digne retraite méritée, il vogue ce jour-là sur la mer des Caraïbes à la recherche de sensations reposantes, voit un diamant poindre à l'horizon, l'accoste sans crocodile, et y découvre … La Matinique.
Si c'est pas un évènement, ça !
Où on irait en vacances ?
Lui, y te découvre des endroits de folie aussi facilement que toi la meilleure file d'attente aux caisses de ton supermarché préféré. Y devait travailler pour un voyagiste, ma parole ! 
 
Le 11 novembre, c'est la saint Martin, patron des piétons. Mais aussi la fête cérémoniale et commémorative des Poilus de 14-18.
Respect.
Le 11 novembre, c'était un jour comme un autre (hormis pour nos amis des DOM) jusqu'à ce qu'un jour où on se noyait dans une guerre à rallonges. Nos généraux pensèrent qu'il fallait en finir avec cette mauvaise partie de Call of Duty III, et signer l'Armistice, sur le coin d'une table pas encore débarrassée, dans le wagon-restaurant, … d'un train !
Un train, ça fait un peu redondance. Remarque un wagon-restaurant sur un paquebot, dans un avion ou un sous-marin, on a du mal à se faire à l'idée. Mais c'est pas moi qui ait choisi de signer là-dedans, hein !!! Ceci dit, aux cagoinces, je te l'aurais signé, moi le papelard ! Aux cagoinces !
C'est ce jour, en tous cas, où on a coupé l'eau qui stagnait dans les tranchées ardennaises. C'est le jour où on a remis des bûches dans les cheminées. C'est le jour où on a redonné du pain, du café, des patates, de la farine, du soulagement à tout le monde. C'est le jour où le peuple est sorti du cauchemar. C'est le jour qui rappellera officiellement à Marcelle que son papa ne reviendra pas. Jusqu'à ce que ce même jour, bien plus tard, la rende grand-mère et apaise peut-être cette rancœur envers le devoir de mobilisation.
Le 11 novembre est devenu férié par loi française du 24 octobre 1922. Il aura quand même fallu attendre 4 ans !
Férié, ça veut dire, pas d'école, pas de boulot. Relâche, comme on dit au théâtre.
Alors, penses-y.
Respecte.
 
Eh oui, c'est aussi le jour où des illustres inconnus comme Luther, Danny de Vito, Demi Moore, Leonardo Di Carpaccio, Fédor Dostoïevski, Jack London, Maurice Leblanc, Louis Antoine de Bougainville, Franz Beckenbauer, Asafa Powell, ... ont décidé d'aller pousser l'expérience de la photosynthèse et de la mutation du têtard, à l'extérieur du monde aqueux coucou, à l'extérieur du monde aqueux de leur maman.
Allez, on va leur faire souffler les bougies, puis on les range. 
L'avantage d'avoir son z'anniversaire pendant un jour férié, c'est que tu mets pas la roteuse au frais au dernier moment, tu vois. La roteuse, si tu te souviens bien, on en avait retracé l'historique pour l'arrivée des Rois, rappelle-toi : " … pour mieux comprendre cette eau moite et sans don. L'eau de roteuse a été mise au point non pas par un pharmacien, ni un alchimiste comme on pourrait le croire mais bien par un moine bénédictin du monastère d'Épernay, dom Père Hinion, qui, en secret se tripoter l'élastique sous le charme d'une fille née Ponsardin. Possédé par sa jalousie, il a étranglé au champ Pagne avec un cordon rouge, Lucien Clicquot, le mari, qu'elle venait d'épousailler. Veuve, elle rebaptisa cette boisson : l'eau du champ Pagne, qui devint le Champagne tel qu'on se le siffle aujourd'hui. "
Je te parlerai de l'histoire des coupes un autre jour, si t'y es sage.
Un grand moment, tu verras !
 
Garde à vous, pour les couleurs !
 
Par La Brigade Geffroy - Publié dans : 2007
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Lundi 2 novembre 2009

On a voulu un dimanche revitalisant, vivifiant. Les enfants n'étant pas là, l'organisation et la mise en action s'en trouvaient grandement simplifiées. D'abord, on s'est arrêtés à l'Estaque pour faire le plein de panisses et de chichis frégis. On s'improvisait un pique-nique à la Calogéro. face à la mer.

 

On s'est donc garés sur l'ancienne route, tout là-bas derrière le tunnel du Rove. Tenue de baroudeurs et sac à dos sur le dos, le top est donné devant le panneau du Conservatoire du Littoral, histoire de partir par la garrigue vers La Vesse – Niolon par le sentier des douaniers. Ce qu'y a de bien dans ce genre de balades dans la cuvette marseillaise, c'est que de suite ça monte, histoire de te mettre bien en jambes. Une fois en haut, tu t'aperçois qu'il faut descendre dans le vallon pour remonter là-bas en face ! Parce que là, y a rien d'autre à faire. Bon bé nous, on va installer le camp de base près d'un éperon rocheux abrupt et à l'aplomb de la voie ferrée de la Côte Bleue, entre deux tunnels, sur ce sommet de la première colline. On était bien, un peu risqué mais là, au moins, on était tranquille pour se sustenter chichement les jambes dans le vide, entre les senteurs d'iode, de gros marins et de thymus vulgaris.

 

Putain, d'un coup on entend un brouhaha de minots. On se serait cru à la récré de la maternelle à l'heure du goûter ! On a des Visiteurs ! Nous, on s'était sagement assis, on demandait rien à personne, on s'envoyait des panisses dans le buffet, et surtout on n'avait pas les nôtres de minots, tu vois ! D'un coup, on se sentait donc moins enclin à supporter ceux des autres. Mais ils étaient sortis du sentier battu et s'avançaient vers nous, avec la ferme intention de se poser pour se ravitailler aussi. Tu sais, du style "jeunes cadres d'entreprises à l'accent pointu fraichement débarqués dans la région", avec toute leur marmaille, le guide des balades familiales du coin à la main, histoire de s'engager sur le bon chemin. Ça piaillait sans discontinuer. Plein d'aventuriers de 4 ans en conquête d'espace. Normal, ils doivent avoir faim, ces morveux. Leurs guides se mettent d'accord pour se ravitailler sur place. 3 ou 4 couples avec presque autant d'enfants chacun et un tir groupé sur l'âge!

 

Mortecouille, ne voilà t-il pas que Valérie Lemercier, toute ébouriffée, faisait également partie de l'équipe des Visiteurs ! Arsène par-ci, Gabin par-là, elle est sous tension, avec sa faconde inaltérable et son ton monocorde, la Béa de Montmirail. Un vrai moulin qui commence à nous les briser menues.

 

C'est là que tu te demandes ce que t'y es venu foutre ici, putain ! Pourquoi y aurait pas pu y avoir des places au Thalacap ? On aurait été bien aussi dans la boue d'algue !

 

Après délibération, ils s'installèrent un peu plus bas. Ouf ! On a encore un peu de bruit de fond, mais on n'est plus dans la récré. Frédégonde doit distribuer les sandwichs. J'ai pas vu beaucoup de sacs pour tout ce peuple ! 'vont pas manger bézef les minots !

Nous, ça nous a pas empêché de s'enfiler les 2 baguettes avec le plateau de charcutaille et le bloc de grouillère. Puis, place dessert : le chichi-frégi. On a les mains qui pèguent. Rinçouille et en route bonne troupe. On n'est pas encore arrivés ! Mais souviens-toi de ce proverbe chinois : "quand tu arrives au sommet de la colline, continue de grimper".  Médite un peu.

 

Nous nous apprêtâmes à descendre tout en bas du vallon pour remonter tout là-haut sur la colline. Une route plane à l'air de s'y dégager, elle devrait nous amener vers le Fort de Figuerolle. On se fait doubler en pleine ascension par une joggeuse des montagnes. Elle nous a laissés littéralement sur place !


Figuerolle, fort de son Fort, et encore un endroit où l'occupation teutonne nous laisse imaginer ce que pouvait être la vie pendant la guerre. 2 baraquements, 3 emplacements de grosse bertha. Tant c'est de là qu'ils ont dézingué le Lightning P38
parti de Borgo, celui de St-Ex. Une vue stratégique sur la baie de Marseille, face aux îles du Frioul. Quelle était la vie, ici ? Quelle était la vie dans tous ces blockhaus tout autour de la mer ? Humilité.

Puis, au détour des contours du contrefort, un flash, une image me revient dans la gueule. Je connais cet angle. Une ciste est cachée ici ! Je cherche au pied du mur à la recherche d'un indice de reconnaissance, et ça manque pas. Je soulève 3 caillasses et met au jour une ex-boîte de stéroïdes en plastique contenant un trésor. Je fais rapidement l'échange avec ce que j'ai sous la main, tiens une cartouche. Comme j'avais pas prévu, j'ai rien pris. Et je redépose la boîte de stimulants à sa place originelle. Encore une autre ciste découverte alors que je ne la cherchais pas !

 

Après avoir apprécié ce lieu, on décide de se remettre en retour, voire de rebrousser chemin. C'est-à-dire un peu de plat, une grande descente, une méchante montée, et la descente olympique vers le carrosse. A peine partis, on recroise la joggeuse ! Elle a cavalé pendant 2 plombes dans la colline, comme Manon ! Putain, elle est affutée la gazelle ! On n'a pas revu les Visiteurs ! Un peu trop ardu pour des enfants. C'était le style de cons à qui rien n'arrive et qui montent au Mont Blanc en tongs, ça !!

 

On s'est pris un bon coup de soleil plein badin, on a empli les poumons de bon air, et rempli le sac de gros marins et de thym pour la tisane salvatrice.

Par La Brigade Geffroy - Publié dans : 2009
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Vendredi 30 octobre 2009
Tout commence il y a un peu plus de 2500 ans …
Si t'y es pas un espert en Histoire, tu sais peut-être faire une soustraction ? Alors sans avoir bougé un poil d'un poil, revenons en 500 avant J-C.
 
Astérix et son petit monde d'irréductibles sont en visite bien méritée chez des amis Celtes à quatre feuilles. L'été a été beau et chaud* et se termine en cette nuit du 31 octobre par un feu de camp magistral, coutumes gauloises sans philtre, pour faire fuir les esprits diaboliques, et remercier le Bon Dieu du Soleil pour les bonnes récoltes, la mousson, et tout le bataclan. Les Celtes restèrent tellement cons devant tant de joie, d'allégresse et d'humanité, qu'ils z'adoptèrent aussi cette troisième mi-temps, et se la convertissirent en célébration de leur divinité Samhain. Ça prit rapidement de l'ampleur, bien plus que notre banquet gaulois, tout le monde voulait participer à cette festance.
 
En ces temps jadis et reculés, les Celtes comptaient les jours en nuit et non en jour, de sorte que leur célébration commençât le 31 octobre en nocturne. Leur rite voulait que Michael Jackson ressorte des ténèbres pour chanter son "thriller" en boucle toute la nuit. Avec ses co-concessionnaires perpétuels, ils en profitaient pour passer faire un coucou à la famille encore dans le monde des vivants, qui, apeurée, se déguisait et se grimait pour tenter de repousser les esprits maléfigues, mi raisin.
 
Pendant la nuit, nos Gaulois, eux, se rassemblaient en cercle. La Haute Confrérie des Duides, Canal Brocéliande Historique, étouffait cérémonieusement le feu, puis frottait des branches sèches du Grand Chêne Sacré pour faire naître un nouveau …
Un nouveau quoi d'ailleurs, hein ? Devine ?
Tu sais pas ?
Ohh ! Tu suis ou quoi ?
Un nouveau gland ?
Bourricot, va ! Un nouveau feu !
Les druides remettaient à chaque porteur-de-culottes-à-la-maison, de quoi rallumer le feu de la cheminée familiale jusqu'à l'automne suivant, afin de les protéger tout au long de l'année à venir. La fête de Samhain occupa les esprits pendant des lunes, avant qu'Odilon sorte la sienne de dessous sa soutane et la francise en "La Toussaint" au Moyen Âge. Halloween, c'est la contraction de "all hallows' eve" qui signifient littéralement : la vieille de La Toussaint, a pris son nouveau nom pour les Pays Celtes.
 
La grande famine de 1646 (à ne pas confondre avec la grande beuverie de 1664) déplaça Highlander et ses cousins vers le nouveau monde et Halloween devint, là-bas, la grande fête des enfants. Y font rien comme les autres, ceux là, faut toujours qu'y te chamboulent le storiborde. Alors, les minots déguisés en Michael Jackson, hantaient les ruelles des villes et les chemins des petites maisons dans la prairie à la nuit tombée pour réclamer des cakes, sucreries et autres bonbecs sous menace de mutinerie infantile ! Arrhh !
 
La coucourde est apparue bien plus tard. La citrouille est un fruit volumineux, de couleur orangé, appartenant à la famille des Cucurbitacées, appelé aussi courge ou potiron. Les véritables citrouilles sont des variétés de courge de taille respectable mais moins importante que les méga géantes courges américaines. Sous apparence humaine, on connait tous, aussi, des véritables courges ! Etymologiquement, "citrouille", vient du latin citreum : citron, par analogie de couleur. Ça tu pourras le replacer pendant un dîner. Et des citrons aussi, on en connait tous. Le mot est attesté en français depuis le XIIIe siècle.
 
Il se dit qu'à sa mort, un certain Jack, fermier paresseux très porté sur le Daniel's en fût de chêne, échoua lamentablement au concours d'entrée aux portes du paradis ... et même à celui des fourneaux du purgatoire. Il zona à la recherche d'un endroit où poser son âme, avec à la main une patate évidée dans laquelle brûlaient quelques braises de l'enfer. Il n'en fallait pas plus pour faire naître la légende de Jack O'Lantern. Quand les émigrés Irlandais découvrirent la citrouille, ils adaptèrent leur tradition et abandonnèrent les navets parias, pommes de terre, ou autres bêtes graves creusés qui leur avaient tant servi. Nous, comme on avait déjà choisi la mode chrétienne à la païenne, ou plutôt comme la mode chrétienne nous avait choisi, on préféra le chrysanthème à la citrouille. Halloween s'effaça tout seul à travers les siècles, jusqu'à ce que dans les années 90 de l'an de grâce dix neuf cent, les gros communicateurs, tels EuroDistrait, Mado, Cola-Cola, réimplantèrent ce qu'on avait inventé ! Itinéris (comme t'y as une cervelle de moinelle, ou un cerveau de moineau, je te rafraîchis : Itinéris, c'était le nom du premier opérateur téléphonique du réseau mobile de France Télécom, y a déjà dix ans !), Itinéris nous en asséna les esgourdes. Eh bé, ils avaient fait pousser sur le Champ de Mars de Lutèce, des centaines de cucurbitacés. Il n'en fallait pas plus pour que les médias relayent cet épiphénomène, et nous le montre dans les journaux télévisés. On y a rajouté une pincée de sorcières et un soupçon de toiles d'araignées, du noir et de l'orange sanguine, et on nous a servi ce cocktail pendant une paire d'années. Mais, l'amalgame ne prenait pas. Nous, on nous a lobotomisé à travers les âges pour honorer la Toussaint, et quand cette fête pseudo sataniste a débarqué, elle a fait se soulever la robe de bure de l'église conventionnelle.
 
Nous, notre vraie Toussaint à nous, c'est la fête de tous les autres saints qu'on n'a pas au calendrier des Postes de l'Almanach : les san Antonio, saint Glinglin, saint Frisquin, saint Emilion, sainte Gabelle, saint Traupet, sainte Nitouche, saint Gapour, saint Nomlabretelle, saint Faunie, saint Ptaume, saint Tespri, saint Sulté, saint Ture, saint Foi saint Vinxin, sainte Marydelammère, saint Jèr, saint Cyr, saint Piérémikelon, saint Petersebourre, saint Doidelamin, saint Dernièreminute, saint Colonalahune, saint Dical, saint Crusté, saint Patik, sainte Merlégliz, saint Taule, saint Taxéror, saint Serré, saint Tégrai, saint Plissité, saint Siliconé, saint Kanté-un et consorts ... On les a tous regroupés dans cette journée. Alors, quand tu souhaites les fêter et que tu passes chez ta fleuriste préférée, tu as le choix entre 256 couleurs de chrysanthèmes. Y a que ça en ce moment, ça, et des fleurs en plastique. Vouai, mais du beau plastique, pure imitation des vraies. Le chrysanthème, c'est la seule fleur naturelle de saison qui orne chacunes des constructions mortuaires de nos défunts morts disparus.
 
En tous cas, y en a qui on prit leur sacerdoce bien à cœur. Chaque 1er novembre, ils ont rencard au cimetière pour nettoyer la tombe et mettre le pot. D'un autre côté, y a du boulot ! Ils viennent qu'une fois par an ! Alors que normalement c'est le 2 qu'il faudrait qu'ils y briquent la pierre tombale. Ils dérogent à la règle. Mais tu sais ce que c'est dans les familles, les gens, y sont pas toujours d'accord. Alors plutôt que de rencontrer cette pauvre courge de Nicole, y z'y vont la veille. Comme ça, quand elle arrivera, le lendemain la Nicole, elle aura plus de place pour poser son pot. Et comme ça, elle le mettra dans le gravier, son pot, nah !
Dans le gravier !

 
*contrepèterie belge
Par La Brigade Geffroy - Publié dans : 2007
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Dimanche 25 octobre 2009
Tous les ans, c'est pareil.
Non, tous les 2 fois par an, c'est pareil. Et quand ça arrive, je sais jamais ce qu'il faut que je fasse de mes aiguilles.
 

Bon, je porte pas de tocante, c'est vrai, mais avec toutes les horloges, réveils, coucous et pendules que nous avons à la maison, avancer ou reculer les aiguilles fait partie du rituel bi-annuel ! Ça fait 30 ans qu'on se les tourne toujours pareil, et on sait jamais si on les avance ou si on les recule. Je dis on parce que toi aussi t'y en sais rien non plus. Heureusement, moi, j'ai un pense bête. J'ai encore un magnétoscope qui différencie l'heure d'été de l'heure d'hiver. Alors, je vais le voir, je tripote un peu son menu "heure", vire sur "heure d'hiver", et je regarde sa vive réaction. Sinon, y a une autre méthode qui va envoyer mon magnétoscope prendre une heureuse retraite bien méritée. C'est un moyen mamo-technique : octobre ça fini par RE et avril ça démarre par AV. RE pour recule, AV pour avance. Avec ça, on a tout dit. Je peux partir tranquille faire le tour des réajustements de la maisonnée : micro-ondes, four, horloge cuisine, réveil sdb, mobiles, réveil chambre, montre-réveil chambre, chaînes hi-fi chambres, pendules chambres, cardiotraining, compteur VTT, voiture … tamagoshi partout ! Le reste, c'est calé sur l'horlogerie automatisée ou l'informatique. En fait, y'a qu'aux cagoinces où y a pas encore de breloque ! Généralement, tu sais quand tu rentres, et encore mieux quand tu dois sortir !

 

Mais savais-tu qu'au Sénat (pas Ayrton ! le dortoir à députés bon pour services politiques rendus), au Sénat on a donc quelques grabataires qui se paluchent la cervelle sur le fait d'en finir ou pas avec l'heure d'été ! Quand tu sais de combien est l'indemnité parlementaire d'un sénateur, tu te demandes si ils ont pas d'autres sujets plus importants à s'entrechoquer fondamentalement les neurones actives qu'ils leur restent. Un sénateur c'est 6952,91 € par mois + 6278 € de frais remboursés quoi qu'il en soit et sans justificatif + 1330 € de subvention politique + des dizaines de dizaines d'autres réels avantages, encore plus avantageux, de tous ordres. Mais c'est un politique, et les politiques qui les élient ?
De quoi couper les nouilles au sécateur !!
Tu votes, toi ?

 

Mais, ne nous éloignons pas des prémices de notre nano phénomène ! Parce qu'en fait, tout ça, c'est à cause d'un british en kilt. Un scottish, quoi.

Nous, on avait notre heure bien française qui faisait de mal à personne, avec pour repère : le méridien de Paris, à l'accent pointu. Et lui, l'écossais (il avait un nom de paratonnerre, t'sais !), il a rien trouvé de mieux que de se caler sur le London-Greenwich pour homogénéiser les transports ferroviaires canadiens (en plus ! Comme si nous on réfléchissait aux trains québécois à l'époque ?). Eh ben, lui, il a segmenté la surface de la Terre en 24 tranches de longitudes identiques. Un peu comme quand ta maman t'épluchait une orange quand tu étais petit. Puis d'un coup, il a fallu qu'on se cale sur le méridien de Greenwich, con ! Dès lors, ils ont officiellement instauré les fuseaux horaires ! C'est là que ça a commencé. On y a perdu quelques heures. Notre méridien de Paris et ses marques ne servaient plus à rien, sinon à être visités. C'est encore grâce à lui qu'on a défini l'exacte longueur du mètre (pour ta gouverne : la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre. Parce qu'on n'a pas pris ça au hasard, qu'est-ce que tu crois !) et c'est La France, voui, qui l'a inventée et officialisée et étalonné, le mètre ! (et le british, y nous l'a mis). En tout cas, il se visite toujours (le mètre). D'ailleurs, si un jour tu te balades à Paris, va mirer l'heure de la Capitale au parc Montsouris, elle est classée !

 

En 1916, pour rattraper le décalage de la sorcière verte (Greenwich oh, ça va, hein !), on est passé pour la première fois à l'heure d'été, eh ben, depuis, on n'a toujours pas vu arriver son penchant d'heure d'hiver à celle-là ! Puis, on a remis le couvert sous Giscard (rappelle-toi, c'est lui qui avait ralenti "La Marseillaise" parce qu'il arrivait pas à la jouer à l'accordéon ! C'était un Président de notre République). En tous cas, on n'avait toujours pas ramené l'heure d'été de 1916, en heure d'hiver, qu'on a accentué encore une fois le compteur "heure d'été" ! C'est l'UTC+2 (Universal Time Coordinated ) et non GMT+2 que l'on utilise à tort.

Maintenant l'heure d'été et l'heure d'hiver sont fixées par une directive du Parlement Européen. Elles sont verrouillées pour l'uniformité de l'Europe !

 

- Mais en fait, quelle heure est-il ? Car c'est ça le plus important, non ?

- La réponse, tu la veux à l'heure solaire ou à l'heure méridienne ?

 

De toutes manières, toi, ça t'intéresse qu'il fasse jour plus tard, non ? Avoue. Je le savais. Tout le monde le savait. Toi, c'est l'heure d'hiver que t'y attends, mais celle-là on en reparlera quand l'Ordonnance Européenne nous y autorisera.

 

Plus sérieusement, selon l'Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (l'ADEME – t'en as entendu parler, au moins ?), "l'estimation des économies d'électricité s'élèverait à 1,3 milliard de KWh, soit 4% des consommations d'éclairage en France". On estime encore à +/- 250 000 tonnes d'équivalent pétrole, les économies d'énergie annuelles résultant de la mise en œuvre du régime au changement d'heure dans notre pays. On n'a presque plus de pétrole, mais on a toujours des idées. Bon, maintenant tu pourras répondre à ceux qui disent que ça sert à rien ce changement d'heure !

 

Donc, à l'heure où tous devons faire de sérieux efforts pour sauvegarder notre belle planète, posons-nous la question 2 fois par an pour savoir si on avance ou si on recule ?

Comment veux-tu que je te règle la pendule ?

 


Par La Compagnie Geffroy - Publié dans : 2007
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Lundi 21 septembre 2009

"Les sanglots longs des violons de l'automne,
Blessent mon cœur d'une langueur monotone.
Tout suffocant et blême,
Je m'en souviens quand même".
Tout le monde a appris cette récitation à l'école ?
Eh bien, vas-y récite, toi !

Dans notre pur calendrier républicain révolutionnaire, l'automne était la première des saisons. Tu sais, les vendémiaire, brumaire, frimaire, avanléspordivaire.

Les feuilles des arbres tournent au roux, les châtaignes sortent de leurs bogues, les champignons poussent aux pieds des chênes, mais l'inconvénient majeur c'est qu'y recommence à pleuvoir ! On sort d'un intermède de 3 mois et voilà que le parapluie va revenir se greffer à notre paluche, dès qu'on ira dehors. D'un autre coté, si tu veux des champignons, faut qu'y pleuve un peu quand même, non ?

Mais pas trop, hein !

Comme la vue, les jours baissent. Enfin, ils ont déjà bien commencé, hein ! On dirait que ça les démange d'arriver à l'heure d'hiver, qu'ils ont déjà pris leurs marques. Puis c'est le froid qui va venir se rappeler à toi, pasque l'automne ça va jusqu'au bout de décembre !

Au Canada, c'est leur plus belle des saisons. Pour nous itou. Propice aux randonnées. Pas trop chaud, pas encore froid, on est bien ! On prend à pleines narines les senteurs marines, on reçoit en pleine figure les odeurs de la nature. La terre humide, les feuilles sèches, la garrigue qui sort de son hibernation estivale avant de se figer.
C'est ça, l'été indien !

Fragonard s'est senti de faire un sent-bon. Verlaine, Apollinaire, Lamartine ont écrit ce qu'ils n'arrivaient pas à dire. Vivaldi l'a notée aussi, celle-là et Arcimboldo a confectionné un tableau avec les fruits qu'y pouvait plus manger, et vouai, tu l'as déjà vu, un mec de profil gauche. La Poste l'a timbré à l'envers, sur son profil droit !!!

Des pommes, des poires et des courges. Des colchiques dans les près aussi, puis des chrysanthèmes. Si t'y as un verger, tu peux tailler tes arbres, c'est le moment. Si t'y en as pas, tant pis pour toi. Laisse les autres s'emmerder à le faire !

Et les vendanges, tu sais ce que sais, toi ? Tu passes des journées de 10 heures à quatre pattes dans la terre des vignes, souvent boueuses, à te cacher derrière les grappes de raisin. Le soir, t'y es épuisé, d'avoir bouffer du raisin, que tu te douches, t'y avales ta soupe avec un quignon de pain sec, un bout de fromage rance, un canon de l'exédente cuvée précédente, et hop, comme c'est diurétique, tu vas un peu occuper l'âtre émaillé, puis éreinté tu vas au pieu. Le lendemain, tout content, tu te relèves pour recouper du raisin  ... Tu te rééégales. Tu t'en souviens toute ta vie de cette ambiance vinicole.

Puis t'y as les minots qui vont commencer à te dresser discrètement leurs idées pour Noël. Comme si on les voyait pas venir, avec leurs bottes !

Par La Brigade Geffroy - Publié dans : 2008
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Vendredi 14 août 2009
Depuis que suis été minot, c'est le jour où c'est que c'est que j'ai vu l'Ascension d'un bœuf dans le ciel. Un bœuf, un toro, quoi ! Une vache sans mamelle mais avec des cornes, tu vois ? Oh, faut le vivre ça, oh ! Non, j'avais rien mangé d'halogène. Je parle d'un temps que les moins de 2 x 20 (petit devoir de vacances, faut garder le niveau) donc, que les moins de 2 x 20 ans ne peuvent pas connaître, ça m'émeuuuh.
Il était une fois, dans une haute cité médiévale bien avancée de l'arrière pays gardois, que du haut de sa tour citadellée, hé bé, la bête à corne prenait son traditionnel envol. Le volo-bioù de Saint-Ambroix. Vouaï, sur la Cèze. Pas l'autoroute, ni la nationale, non, à la frontière cévenno-vivaroise. La Cèze, c'est la rivière où on se trempe les pieds, tu peux également te tremper le popotin, si tu te trouves une belle beaume.
Mais n'y va pas pour le voir, y saute plus le bioù ! Y l'ont transféré pendant le mercato, dans le club du feu d'artifice. Maintenant tu le sais ; si t'y es dans les parages l'année prochaine vient faire un tour au pied de la citadelle.
 
Mais y a bien plus grave.
Quoi ? Ne me dis pas que t'y es pas au courant ? Le 15 août, c'est ce jour où c'est qu'on fête, qu'on célèbre, qu'on commémore, enfin, qu'on s'en souvient quoi, l'anniversaire du rapt de Marie, par des z'estraterresses. Non, elle avait bien fini sa soupe aux choux, et là, on touche à la religion, c'est du sérieux.
Je crois que, depuis, sa famille s'est fait une raison. Y parait que ça s'est passé dans la maison de Atchoum (mais non, pas l'enrhumé de Blanche–Neige), dans sa demeure du Cap Ferrat, Saint Jean ! Putain, dans cette famille y z'ont pas de chance, hein ?
Déjà, son niston, elle l'avait mis bas sous la table, dans la crèche, entre un bourricot et le volo-bioù, devant les flashs de tous les papas rasés des magasins pipoles, sous les yeux du père adoptif charpentier, ou en revenant je sais plus. Après une jeunesse pissainlauve, y parait que le minot, y voulait pas traverserdans les clous, pas conventionnel quoi. Il voulait que les gens le regardent, et régalait son public en montant des spectacles de tours de magie ! Et à l'époque, faire apparaître des pains au chocolat à la cantine, ou marcher sur l'eau à la piscine, c'était pas très bien vu. Tu parles d'un garnement. Il a été mis aux arrêts.
Sa mère avait alors était recueillie par Atchoum, tu te rappelles, un collègue de travail. Un hurluberlu qui prédicatait avec lui pour sa communauté espirituelle. Et c'est là, qu'elle a été enlevée. Tu vois un peu le destin ! Je sais même pas si y a eu une demande de rançon, mais ça ressemble à un coup des palestiniens, ça, non ? Pourtant le monde occiental avait dépéché ses meilleurs limiers. Hercule Poirot, Sherlock Holmes, Starsky et Hutch, même Navarro ont promené leur loupe sur place, et force est de constater qu'ils ont tous fait choux blanc. Quoiqu'elle Éphèse, ça a été confirmé par Éole en soufflant dans l'évent Gilles.
Je m'interroge : il était où le charpentier, là, hein ? 'tain, cui-là, jamais là quand y faut ! Devait être encore en train de se bombarder à la cervoise.
La Papouasie en a quand même fait une légende. On parle de Marie, tu suis ? Mais c'est Maurice, Mauriiice Bénichou, empereur de Constantinople, qui a senti le bon filon. Il a ordonné cette journée comme étant la fête de la Dormition. Ah ! Lui, il était pas endormi, con. Il a pensé à ça, 6 siècles plus tard ! La télé n'existait pas, on n'avait pas encore inventé radio Londres, et Gutenberg n'était pas sous rotatives, juste à cause que des petits malins colportaient des blagues dans les villages de Judée, Idumée, Galilée, Assouafé, Atésoué (tu vois qu'on s'enrhume ici !), et yavée des ahuris qui les croivaient.
Ça sent la légende du téléphone arabe, ça …
non ?
 
En tous cas, c'est une date mondialement épinglée … Roland est anéanti par les Vascons de leurs cornes, sur le col de Roncevaux-le-viconte, en attendant de voir passer la caravane du Tour de France.
Le sacre de Louis 11, ailier gauche et "buteur" de l'équipe de France de 58, a été arrosé au Champagne.
Napoléon, le vrai, le soldat de plomb, décréta pasqu'y naquit sous ce jour, la saint Napoléon. Simplement pour qu'on se souvienne de lui. Quelle humilité.
Tous les acadiens, toutes les acadiennes en feront leur fête nationale, la faute à qui donc, la faute à ... Napoléon.
Et nous, nous en férièreront la journée. C'est aussi pendant ce jour qu'on a inauguré Canal+ à Panama. Que le Général DeLattreDeTassiny laisse son nom au stade, lorsqu'il débarque pour une revue de paquetage au 1erRégiment de la Légion Etrangère à Aubagne–en-Provence. Puis, un tsunami d'indépendance-days, de l'Indonésie au Pakistan, en passant par l'Inde ou le Congo moins belge, du coup.
Sébastian Coe recorde le monde et Lindford Christie le championne, ... so british.
Max, Raoulet Vincent se sont eux, déroutés plus récemment pour retrouver leurs gonzesses, lasses, à La Baule.
 
Quelle comédie !
 
Par La Brigade Geffroy - Publié dans : 2007
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Dimanche 26 juillet 2009
Allez, mets ta ceinture, on y va. T'y as bien mis les bières au frais, dans la glacière ?
 
C'est les vacances. Et c'est tellement les vacances qu'on y est en plein milieu.
D'un côté t'y as les juilletristes, déjà tous bronzés, tout bronzé en entier, détendus, un brin angoissés de devoir se remettre à l'ouvrage pour gagner les 2 jours et demi par mois, nécessaire pour revivre les vacances de la saison nouvelle, mais toutefois narquois avec le bras à la portière de l'automobile, pour montrer que ça fait pas Galak. De l'autre côté t'y as les aoûriens, encore tout blancassou, stressés, qui ont la bave d'impatience de venir profiter des eaux encore pisseusement chaudes laissées par leurs antagonistes, et chaud-bouillant de consommer leur points-vacances. Quand ça se croise sur l'autoroute, je te dis pas le merdier sur l'A7. C'est simple, quand tu vois les images aux infos à la télé, prise par hélicoptères made in France, n°1 mondial d'hélicoptères civils et militaires, on dirait le tapis de jeu d'un minot qui a abandonné toutes ses voitures pour aller goûter. Hé bé, non ! Eux y z'attendent, en vrai, d'arriver à la barrière ! Dès fois, y sont même partis à 2 ou 3 heures du matin, pour mieux être dans la pagaille. C'est comme quand tu vas à un concert, t'as toujours des zigotos qui sont là depuis la veille pour être au premier rang, pas devant l'artiste, non, devant les usines à décibels ! Ceci dit, y'en a 2 qui sont contents, c'est P. Aje et R. Dotorout. Eux, y se remplissent l'escarcelle pendant 2 mois.
 
Euh, pour le soleil, on est en train de réfléchir à une taxe solaire locale. Y'a pas de raison. Nous, on est là toute l'année, et quand on veut aller manger des frites avec du sable, y a autant de monde qu'un soir de match aux abords du Vélodrome, en moins bruyant, c'est vrai, mais quand même ! On peut même plus se garer en double file, y seraient capable de faire pareil, après !
Tous les ans c'est la même ritournelle. Chacun se dispute sa meilleure période de congés d'été, et y z'en démordent pas ! Heureusement, y se rencontrent pas. Enfin, sauf si y t-ont pas planté un resto commun, ceux où y a la passerelle au dessus de l'autoroute et où tu craches quand tu passes, et que tes mômes jettent leurs chewing-gum ou des cacahuettes sur la voie inverse à la tienne. On t'as vu.
Pour rien au monde, tu feras mouvoir le juilletriste en aoûrien et l'aoûrien en juilletriste. C'est comme une religion, c'est ancré dans leurs habitudes de rien faire. Pareil que si on te change ton emplacement au camping, celui-là même que tu as depuis 15 ans.
 
T'y as pas remarqué, l'été, le nombre de supporters de l'OM qu'y a ? Sur toutes les voitures immatriculées en dehors du département, t'y as un autocollant de l'OM, les gamins s'agitent dedans avec le maillot blanc. C'est pas innocent, ça ! Au départ, c'est une ruse d'intégration. Y se disent que si ils ne montrent pas d'hostilité à la notre de religion, y se feront pas démonter la bagnole. Bon, t'y a toujours un couillon qui vient avec son chasuble couleur CRS avec une traînée de ketchup, lui vouai, il a des chances de se faire désintégrer. En plus, il est vulgaire, il nous provoque avec son "nique" sur la poitrine, qui plus est avec une faute d'orthographe, ce bourricot a mis un "k". Lui, c'est un intégriste. Quand t'y as compris ça, t'y as tout compris. Ce qui a de bien, c'est que l'intégrant, lui, quand il rentre au bercail, il a compris le message, et souvent, il prêche la bonne parole auprès de ceux qui sont pas partis. Pasqu'on aura fait un grand travail de propagande, gentiment arrosé de Ricard toute la journée et de rosé bien frais, pendant les repas. Et comme y sont quand même pas trop cons, nos contemporains, qu'y z'ont pas du crottin, de la bouse, de la fiente, du purin, du guano, du lisier, de la fumure, de la merde, des fèces sur les yeux, y a pas besoin de leur monter la mayonnaise.
 
Tiens, un épisode aussi, qu'il est bien, regarde : y a des estrangers qui descendent à Marseille pour venir boire un coup, à la terrasse du bar du mistral !
Attends, je vais rigoler un coup, je reviens dans 2 minutes.
Tu sais, le bar où l'eau qu'y te mettent dans le flaï (je l'ai écrit comme ça, pasque si t'y as la main un peu trop lourde, en servant la tienne, le "ï" se transforme plus facilement en "n") donc, l'eau, elle est tellement fraîche, que t'y as même pas besoin de glaçons ! Eh vouaï, tsé, le bar qui te rend plus belle la vie ! Le seul bar de toute la côte méditerranéenne où c'est qu'y a pas un semblant d'accent du midi ! Un peu comme si tu cherchais le bar Mitza ailleurs qu'à Jérusalem ou le bar Touze ailleurs que dans les milieux autorisés. Même dans tous les bars du cours Mirabeau, à Aix-en-Provence, où on parle la bouche en cul-de-poule ou au bar de l'aéroport international, à Marignane, t'y entends les cigales quand tu commandes un Ricard, un 51, un Casa, un Orangina, un Perrier, un Monaco, une mauresque ou un mandarin citron !
Ah putain ! Ça vaut pas notre bar de la marine, hein …
 
Ou alors, t'y a des truffes, aussi, qui z'ont pas froid aux yeux. Y'en a qui veulent visiter la Grotte Cosquer ! Là, je demande une mi-temps pour aller rigoler, et j'en profiterai pour délester un peu pour l'atterrissage, ou plutôt la mise à l'eau, mais c'est la seule occasion.
T'y en as en quête de sensations fortes, qui z'ont envie de se retrouver face au bourru Marcel de Néandertal et sa massue en cuissot de mammouth véritable avec un peu de thym dans un pagne en pure peau de bisons de Phocée. Ceux-là, y z'ont vu l'odyssée de l'espèce à la télé, et croient que c'est comme à Lascaux. Ça commence mal. Oh ! Fadoli, c'est pas Jurassic-Parc, ici. Nous, ça serait plutôt Provensic-Parc ! Y connaissent même pas leur géographie. Le mieux, c'est de les envoyer renifler l'iode hissée de l'Estaque, c'est càfi de peintures rupestres, dans le quartier. Et si y z'en redemandent, te Braque pas, envoie-les vadrouiller sur la route des grands peintres, Cézanne, Marquet, Derain, Dufy, Momo, …
 
Comme toujours, quand t'y en as un qui pleurniche de s'être pris l'anticyclone des Açores et sa canicule en juillet, à coup sûr, l'autre y va se prendre la dépression du golfe de Gênes et ses orages sur le grand coin sud-est de la figure, mais qu'à partir de la mi-août. Et ça, ça le met en dépression pour de bon. Euh, j'en profite un instant pour faire une petite mise au point qui a son importance, au nom de tous les miens, une bonne fois pour toutes, pasque j'entends beaucoup de conneries : la canicule c'est pas à partir de 30° pendant 3 jours d'affilés, même en Fahrenheit et en maillot de bain ! Et si tu t'es fait piéger, tu te retrouves plus mouillé que le maire de Marseille à la grande époque de l'affaire des cliniques ou que si tu étais tombé du Pitalugue en revenant du Frioul. Y nous on mit une embarcation nantaise pour faire la traversée. Un tabur à fond plat, le Seznec, qui servait à faire visiter les champs d'huîtres dans les eaux vaseuses et les sables mouvants de l'estuaire de la Loire, qui comme chacun le sait, et c'est pour ça que je le répète, prend sa source au mont Gerbier de Jonc (07).
Pour aller au château d'If, Seznec, ça fait un peu galère, non ?
Y nous en manquait des noms locaux ? Le Magnuson, le Skoblar, le Carnus, le Raymond la Science, le Francis le Belge, le chinois, le JPP, le coup de Boli, le Barthez, … et encore je vais pas chercher dans la culture, la médecine, ou bien loin.
 
Nous on est excessif, on offre ce qu'on a de meilleur, et même là, y dénigrent, y sont jamais contents. Un qui pleurniche qu'il a trop chaud, et l'autre qui retrouve la pluie même en vacances. Vouai, mais c'est pas la même tchavanne. Quand ça tombe, ici, ça mouille ! Ça pète, ça colore le ciel, et derrière, le soleil, il est jaune. Jaune comme celui des teletubies !
 
- Bon, la barrière vient de s'ouvrir, lâche la bière et roule …
 
Envoie-nous une carte postale, ça fait toujours plaisir !

Vive les vacances ...
Par La Brigade Geffroy - Publié dans : 2007
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Mardi 14 juillet 2009
¯ Allons z'enfants de la patrie, hi, heu, le jour de gloiré état rivé, …
Repos.
Mais, au fait, tu sais ce qu'on célèbre le 14 juillet ?
La fête des pétards ?
Vouai, mais encore, en ce jour férié, moyennement respecté comme la moitié caduque des jours fériés de notre valeureux calendrier ?
Un jour, à force de faire travailler la moitié des gens, on va récolter une raffarineuse idée pour aider [c'est pas le bon mot !] pour aider à la dépollution, ou pour contribuer à la construction de prisons, voire rembourser le gouffre sécuritaire social.
 
Le 14 juillet, mais qui s'en souvient comme étant le jour de naissance de Lino Ventura, ou de la disparition de Luis Mariano ? Dégun, hein ? Je m'en doutais.

Bon, y a controverse, mais, moi ça m'arrange, alors, la première ascension, en 1786 du Mont Maudit, 2450 toises sous la toise, plus connu depuis sous le nom de Mont-Blanc, par la crème des piolets alpins de l'époque, Jacques Balmat et Michel Paccard. Mais ça, on le sait peu, c'est sûr !
 
On se souvient pas mieux, non plus, de la proclamation au titre de général de la nation Corse, en 1755, de Pasquale Paoli, dit "le babu" [prononce bââbou]. Il donna à la Corse, une république, la paix civile, un état souverain, une armée, une économie, une autonomie. Ses troupes feront reculer celles du Roi de France lors de la bataille de Borgo, mais il fut déchu 6 mois plus tard, par les même troupes du Roi qui, renforcées, n'ont pas lâché le morceau. Contraint à l'exil, à Londres, il choisit un autre 14 juillet, 35 ans plus tard, pour son retour à Maccinaggio. Mais çui-là non plus, dégun s'en rappelle.
 
Mais enfin, de quoi se rappelle-t-on ? Retour en arrière.
 
Le peuple a faim. Ça gronde dans nos campagnes. Un petit comploteur de la rue Thubaneau, a décidé d'aller casser les couilles au Roi alors que celui-ci s'affaire à tripoter une serrure. Pas le Roi de pique, ni le Roi de trèfle, non, non, le Roi de La France, le vrai, avec sa perruque et son mobilier. Celui-là même qui a fait virer le babu [t'as bien prononcé ?]
Notre comploteur convainc quelques acolytes anonymes, de nécessité la ce déplacement à l'extérieur. Et les voilà en marche vers le Parc des Princes, pour la séance des tirs au but. Oh putain, ça va barder pour la croupe de France ! Les supporters sont déchaînés.
¯ Un kilomètre à pied, ça use, ça use, un kilomètre à pied, ça use les souliers ...
Vouaï sauf que là, y en avait 800 à se farcir, hein, et pas en TGV ! Imagine un peu : les chemins caillouteux, la poussière, la chaleur, la faim, la soif, la fatigue, … décidément on a toujours été de solides rebelles. Déjà que l'autre Roi d'avant, celui qui était resté un peu trop longtemps au Soleil, avait fait bâtir les 2 forts autour du port de Marseille pour surveiller non pas l'arrivée des envahisseurs mais maîtriser la vindicte de la population marseillaise ! Ça nous était resté en travers, ça ! Mais rien ne suffit à décourager nos braves [et pas d'interprétation sur notre sens du mot braves, hein ! On connait !].
En route, nos grandonneurs en convertissent d'autres qui viennent grossir le rang pour descendre triomphants les Champs-Elysées.
Le peuple rallié à cette juste cause, s'en donnât à cœur joie, et cognât fermement sur l'autorité. Un gros mai 68 avant l'heure, et en plus eunuques (sanglants, oh ça va !).
 
Commémorateur de la journée insurrectionnelle, Benjamin Raspail a gagné sa station de métro. Grâce à sa loi, la fête nationale française, instituée en souvenir de la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, jour où le roi de France, contraint, prêta serment devant la constitution : l'ancien régime et la monarchie absolue étaient abolis. La France devenait un régime parlementaire, avec l'abolition des privilèges et la déclaration des droits de l'homme, proclamée l'année précédente par René Cassin, le frère de Marc, Marc Cassin, grand éleveur de sangliers en forêt de Fontainebleau (marcassin ! Hi hi, quelle truffe !) ...
 
Question (vouaï, même pendant les vacances !) : Quels sont les autres emblèmes nationaux officiels ?
 
Ahrrrrrrrrrrrrrr ! Tu les connais pas ?
Ahrrrrrrrrrrrrrr !
Y en a six autres !

Je te les donne, c'est mon jour de grâce. Comme toujours, tu pourras les replacer discrétos dans des discussions qui n'ont rien à voir :
- la devise "liberté, égalité, fraternité",
- le drapé tricolore,
- l'hymne,
- Marie-Anne (en ces temps là, la contraction n'était pas encore de mise) et son benêt frigide,
- le sceau,
- et, le coq.

Répète !
 
 
Nous fêtons aujourd'hui les Camille, saint patron des infirmiers et des infirmières.
 
Maintenant, tu peux faire péter les pétards de Maître Ruggieri.
Ooooooooh, la belle bleue ...
 
Par La Brigade Geffroy - Publié dans : 2007
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Jeudi 25 juin 2009

C'est ENCORE les soldes.

ENCORE ?

Vouai, mais là, c'est pour dégager les stocks des frusques d'été. Tu remarqueras que l'été y vient à peine de commencer, hein ! Que c'est maintenant qu'ils les vendent les débardeurs, pantacourts, sandales et autres chapeaux. Et bien, pour le plus grand bonheur de notre porte-monnaie, la donne a encore changé. Maintenant il y a les soldes d'hiver au milieu de l'hiver, les soldes d'été en tout début d'été, + 2 semaines joker que le marchand peut utiliser à son bon vouloir n'importe quand dans l'année. Bon, maintenant sur internet, t'y en as toute l'année des soldes. Alors d'été ou d'hiver, on sent bien l'exercice de déstockage des commerçants physiques, mais joker ça sert à déstocker quoi ? On va pas philosopher sur les soldes à proprement parler, mais à part savoir exactement ce qu'on veut, on aime bien voir, fouiller, toucher, sentir, payer.

Y a un truc que je saisis pas bien : Si toi tu avais une boutique, oui toi, les affaires d'été, tu commencerais quand à les vendre un peu moins chères quand, fin juin ?

Non, en septembre comme moi ! Ah, tu me rassures. Mais alors qu'est-ce y nous emboucanes avec les soldes d'été à peine après la fin du printemps ?

 

Moi, j'ai besoin de rien. De toute façon j'ai plus de ronds. Je me suis tellement fait plumer sur l'internet avec les ventes privées exprès pour moi et 60 millions d'autres couillons privilégiés !

Bon. On sait jamais. Une bonne affaire, une opportunité, je réfléchirais peut-être. Mais une trrès bonne affaire, alors. Sinon R-I-E-N, hein ! D'ailleurs, ça se banalise. Y a moins de demeurés qui dorment depuis la veille au soir devant le rideau des boutiques visées pour être les premiers à chopper les bonnes affaires immanquables.

 

On est trop sollicités et la plupart du temps pour pas grand chose. Y en a de partout des pubs commerciales. Sur la mess@gerie, tu reçois 30 merdes publicitaires par jour, spam ou pas spam. Dans la boite-aux-lettres, le facteur y peut plus te mettre le courrier timbré, tellement elle est bourrée d'offres avantageuses. À la radio tu peux plus rien écouté sans la coupure publicitaire, même France Inter s'y est mis. À la télé n'en parlons pas, cette putain de réclame te fais durer les émissions 2 fois plus longtemps, maintenant, ils ont droit à 2 coupures pub ! Y a qu'au cinéma où t'y es content d'avoir les pubs, parce que ça rallonge ton crédit temps dans la salle froidement climatisée, et en plus tu peux te manger un pivolo, un chocolat glacé, un polo, un mégagnum aux écailles de pépites de vrais morceaux des amandes sur le chocolat froid aux 3 chocolats. Une bonne glace, quoi ! Mais ça c'est jamais en solde ! Même quand ça fond, c'est plein pot !

Allez, fais de bonnes affaires ...

Par La Brigade Geffroy - Publié dans : 2009
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Dimanche 21 juin 2009

Mais non pas le film ! Le jour le plus long, c'est aussi la nuit la plus courte, non ? Normal, t'as vu à quelle heure tu te couches ? C'est bien beau d'aller à la fête de la musique ! Faut te climatiser un peu le neurone, là-haut ! C'est aussi et surtout le jour de l'été. ¯Voilà l'été, voilà l'été, voilà l'été, hé hé ... tout le monde a entendu au moins une fois dans sa courte existence cette chanson des "Négresses Vertes"... La saison d'Antonio Vivaldi¯ ... Après, qu'il soit en pente douce ou meurtrier, ¯l'été s'ra chaud, l'été s'ra chaud, dans les tee-shirts dans les maillots ... celle là, est tellement plus rustique, que seuls les moins de trente ans ne peuvent pas (re)connaître, puisque depuis que Stone roule seule, et il cultive les chardons ! ¯ je te parle même pas de Donna Summer, ni de summer time, à cause que tu parles pas bien l'anglais, mais ça transpire pas mal.

En tous cas, c'est aujourd'hui que le soleil a choisi, pour atteindre sa position la plus méridionale par rapport au plan de l'équateur céleste. A une époque où l'on vivait avec les saisons, il n'est pas surprenant que les anciens aient donc voulu célébrer ce jour de l'année bien particulier. Le solstice (de "sol stare" pour l'arrêt du soleil) d'été, c'est le jour de l'année où le soleil se trouve se trouve en concert au zénith et où il est visible le plus longtemps, dans notre hémisphère en tous cas. Ce solstice dans les prés, fleurisse, fleurisse ... ce solstice d'été est fêté en allumant de grands feux. Et comme c'est le moment où la Terre, la Lune et le Soleil se croisent, on les a appelé les feux de croisements (!) Euh, non ! C'est parce qu'un jour, une embarcation d'envahisseurs en provenance de Sardaigne, "la sarde hina" qui devait venir prendre d'assaut le Port de Marseille, à pris feu à l'entrée du Vieux Port devant le Fort Saint-Jean. Il n'en fallait pas plus pour faire naître les feux de la Saint-Jean, dans la redoutable et invincible cité phocéenne. Le feu est de tous temps, le symbole purificateur du soleil. Le rite du feu de joie a été christianisé au Ve siècle. On y a associé le cousin de Jésus, celui qui avait perdu ses pantoufles, celui qui a reconnu en lui le Messie, mais non ! Mais si : Saint-Jean bat Tiste 3 à 0 ... c'était en plain est qui noxe rien, n'a rien. Sans rentrer dans la polémique de l'arbitrage maison, Saint Jean-Baptiste est avec le petit Jésus et Marie la Vierge, un des rares élus dont on fête la naissance. Mais qui a voté pour eux ?

Ceci dit, moi j'en connais un qui chaque année, rajoute une bougie ! Hein, Jack Lang ! C'est lui qui nous a inventé la fête de la musique. Ça existait pas avant ! Et maintenant, tous les bourrins Européens, nous l'on copiée. Quelle idée il a eu là, ce Jack ! Quand tu penses qu'au cercle polaire, la fête est tellement énOrme, que le soleil ne se couche pas pendant plusieurs jours !

C'est aussi là que les étudiants vont bien souvent prendre la première mesure de ce qui les attendra plus tard : le job d'été. Pendant que d'autres se font rôtir sur les plages. On se met en vacances de l'école, et là, y a le premier combat : les juilletistes contre les aoûtiens, arbitrés par quelques septimbrés. Y'a les parents qui z'ont choisi leur meilleure période et remplissent la bagnole puis avalent des kilomètres de routes et d'autoroutes dans une torpeur moite, pour se retrouver "Au Camping du Bord de Mer" avec tous les Amis qui y reviennent depuis vingt ans. L'été, y fait chaud, on transpire, y fait même très chaud, on transpire même beaucoup, on mange des glaces, des yétis, on se met du Piz Buin écran total, on cherche l'ombre, on est en tongs, on boit du rosé, on dit des conneries, on mange des grillades, on joue aux boules, on écoute les cigales, ..., et à la nuit tombée, elles laissent place aux grillons, alors on lève la tête à la recherche d'une étoile filante, on fait vite un vœu et on se fait bouffer par les moustiques.

Cette nuit vaut bien un songe !

 

Par La Brigade Geffroy - Publié dans : 2007
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